CHAPITRE 6 : L'insouciante

1048 Words
Le lendemain, je me réveille doucement. Je regarde Iblis qui est encore endormi à mes côtés. Il est sur le dos, une main derrière la tête et l’autre poser sur son ventre. Il est si paisible quand il dort et tellement beau. Jamais je ne m’étais retrouvée en compagnie d’un homme aussi bien dessiner et surtout aussi ténébreux. Je me lève doucement pour ne pas le réveiller. Dehors, il fait toujours sombre. À croire qu’il ne fait jamais jours ici-bas. Je m’apprête à descendre du lit, mais il m’attrape le poignet sans même avoir bougé d’un pouce, ni ouvert les yeux. — Tu vas où ? Souffla-t-il. Je me retourne pour le regarder. Il ouvre les yeux, puis me fixe en tenant toujours fermement mon bras. — J’aimerais aller aux toilettes. C’est possible ? Demandé-je avec angoisse. Il me lâche puis se redresse pour s’asseoir dans le lit. Il se frotte les yeux en soupirant. — Oui, c’est possible. Elles sont dans le couloir, 4ème porte à droite. Tu y vas, tu ne parles à personne et tu reviens ici. M’avertit-il, glacialement. Est-ce que tu as compris ? — Oui. Lui répondis-je en secoue la tête et en m’avançant vers la sortie. Je sors de la chambre puis referme doucement la porte derrière moi. Je décide de visiter un peu les lieux. Peut-être retrouverais-je Anna ou Nathi. Puis, je trouverais une solution pour nous sortir de là. Je commence par descendre le grand escalier, trouvant cela mieux de commencer par le rez-de-chaussée. Je regarde partout pour faire attention à ne croiser personne. J’aperçois une gigantesque porte double. Je décide de jeter un œil, mais quand je commence à l’ouvrir, elle se met à grincer. Merde ! — Je ne ferais pas ça si j’étais toi, ma poupée ! Je sursaute, puis me retourne doucement. Asmodée, la luxure, le frère sadique d’Iblis s’approche de moi, un sourire pervers aux lèvres. — Tu sais ce que l’on réserve aux fouineuses ici ma jolie ?! Dit-il en me plaque violemment contre la porte de tout son poids. Il dégage ensuite les cheveux de mon cou, pour venir me susurrer dans le creux de l’oreille. Je suis tétanisée par la peur. — On les châtie. Me souffle-t-il d’une voix ardente. Et je suis très doué dans ce domaine. Mais moi, j’aime donne du plaisir à mes victimes avant de les torturer. Il glisse sa main entre mes cuisses pour me caresser l’entre jambe, tout en léchant et mordillant mon cou. Je me mets à crier. Mais cela l’encourage encore plus. — Oh oui, vas-y crie! Dit-il, en continuant de me toucher impunément. J’adore ça ! Tu peux crier petite sal(o)pe, ici personne ne viendra à ton secours. Je commence à sangloter, il sort son sexe et me retourne pour me plaquer brutalement face contre la porte. Il remonte ma chemise, puis descend ma culotte jusqu’à mes genoux. Il va me vi(o)ler, c’est inévitable. — Je vous en prie, par pitié, ne faites pas ça. Le suppliè-je, d’une voix terrifiée. — T'es-tu déjà fait sod(o)miser ? Me demande-t-il, en souriant sadiquement. Je suis sûr que non ! Autant te dire que là tout de suite, tu ne vas pas du tout aimer. Il commence à introduire sa queue dans mon anus. Je crie de douleur, le sentant me déchirer les entailles. Il me donne brutalement plusieurs coups de reins en gémissant de plaisir comme un porc. Mes pleures se mélange à ma souffrance. Mais alors que je crois que tout est perdu et qu’il n’y plus aucun espoir, Iblis sort de nulle part et projette violemment son frère contre un mur, qui se fissure sous l’impact d’une puissance démesurée. Les yeux du prince sont noircis de colère. Asmodée se relève difficilement du choc. — De quel droit tu touches à ce qui m’appartient ! Grogne-t-il, le visage déformer de haine. Asmodée s’avance vers lui l’air étonné. — Et toi ! Lui demande-t-il. Depuis quand tu t’attaques à ton propre frère pour protéger une vulgaire put(a)in ? Une aura de fumée noire émane du corps d’Iblis. Il se rapproche dangereusement de son frère et l’attrape par la gorge. Asmodée saisi son poignet avec ses mains pour tenter de se dégager, mais l’emprise du prince est bien trop puissante. — Touche-la encore une fois Luxure ! Lui dit-il d’un ton menaçant. Et je m’engage à t’arrachait le cœur de mes propres mains. Est-ce que c’est bien clair, mon frère ? Il secoue la tête pour acquiescer. Iblis le relâche et Asmodée part en baissant les yeux. Je pleure toutes les larmes de mon corps tellement la douleur est insupportable. Iblis me relève pour me porter dans ses bras. Ma petite culotte glisse et tombe au sol. Il se penche pour la ramasser et monte les marches pour se rendre dans sa chambre. Je le serre fort en continuant de pleurer, la tête enfouie dans son cou. Il entre et me dépose doucement au sol. Il tourne ensuite autour de moi, visiblement énervé. Il me crie dessus sans retenue. — Je t’avais dit de revenir ici ! Me hurle-t-il, le regard toujours noir de colère. Pourquoi tu ne m’as pas écouté !? Je baisse les yeux en sursautant devant ses vociférations. Il frappe du poing dans la porte. Je crois que j’ai fait une terrible bêtise de lui désobéir. Pourtant, il m’a sauvé et je ne sais pas pourquoi ? *** Je m’assois sur le bord du lit pour me calmer. Cette gamine ne m’écoutera donc jamais ! Elle est têtue, insouciante, fragile et naïve. Tout ce que je déteste ! Pourtant, je n’ai pas hésité une seconde à me jeter sur mon propre frère pour la protéger. Qu’est-ce qui m’arrive bordel ? Tout cet étalage de sentiments ne me ressemble pas. Je pose les yeux sur elle. Elle est toujours debout, les bras pendant de chaque côté de son corps, la tête baissée, ses cheveux formant un rideau devant son doux visage. J’aperçois ses larmes tombées au sol et inonder le plancher de bois. Je ne ressens rien. Aucunes émotions. Jusqu’à ce que je baisse mon regard vers le bas de son corps et que je remarque une goutte de sang couler le long de sa cuisse. Sans pouvoir l’expliquer… Mon cœur saute un battement.
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