CHAPITRE 5 : Petite effrontée

1016 Words
Je me dépêche d’enfiler la chemise et de la boutonner. J’ai bien cru qu’il allait me sauter dessus. Mais il ne l’a pas fait et je suis soulagée sur le moment. Ce Iblis est étrange, mais je sens quelque chose de différent en lui. Pas comme ces frères qui eux, sont complétement cinglés. Il a décidé de fuir plutôt que de succombé à ses pulsions et je l’en remercie. Même si je suis pour la plupart du temps terrifiée par sa présence. Je m’allonge sur le canapé, je pense aux filles et je prie dieu pour qu’elles aillent bien. Je dois faire profil bas pour l’instant. Je dois absolument essayer d’attendrir le prince des enfers pour le persuader de sauver mes amies. Je tourne dans tous les sens sur le canapé qui est décidément très inconfortable pour dormir. Je me relève, mes yeux se posent avec envie sur le grand lit à baldaquin. Je vais juste mi allonger un peu, puis quand il reviendra, je retournerai sur le canapé. Je me dirige vers le lit, je soulève le drap de soie noir et je me glisse dessous jusqu’à la taille, tournant le dos à la porte. Je pose ma tête sur l’oreiller. C’est beaucoup mieux. J’essaie de dormir mais je n’y parviens pas. L’odeur boisée et virile de cet homme est imprégnée partout. Je dois avouer que son parfum et terriblement enivrant. La porte s’ouvre, quelqu’un entre. Je ferme les yeux pour faire semblant de dormir. Pourquoi j’ai fait ça moi ? *** J’ouvre la porte et entre. Je referme derrière moi, puis reste stupéfié devant l’image qui se trouve devant mes yeux. Cette petite peste humaine est allongée dans mon lit, de dos, confortablement installée sous mes draps. Soit, elle a complétement perdu la tête, ce que je peux comprendre étant donné la situation. Soit, elle est bien plus insouciante que ce qu’il n’y parait. Quel culot ! Je m’approche puis retire mon jeans noir. Je fais le tour du lit pour la regarder. Elle a les yeux fermés et semble dormir. J’enlève ensuite mon boxer. Je dors toujours nue et cela ne va pas changer parce que cette petite imprudente à décider de tenter le diable. Je m’allonge à côtés d’elle sur le dos, puis je remonte le drap jusqu’à ma taille et place mes mains derrière ma tête. Au début, je regarde devant moi, puis je tourne la tête pour regarder son visage. J’admire ses traits fins, ses grands cils, sa bouche pulpeuse et sa peau de porcelaine. Qu’est-ce qui me prend bordel de merde !? Elle ouvre les paupières, puis pose ses grands yeux gris sur moi. J’avale ma salive, puis détourne le regard malgré moi. Elle se redresse et commence à partir. Je la retiens par le bras et la force à se rallonger à mes côtés. — Reste là ! Dis-je avec autorité. Elle me regarde avec peur. — Je ne veux pas vous déranger. S’inquiète-t-elle. Je suis désolée, je vais retourner sur le canapé. Je soupire d’agacement. — Et moi, je te demande de rester là ! Hurlé-je d’impatience. Elle se rallonge en me tournant le dos. Je souris fièrement. Elle obéit bien quand elle veut ! — Pourquoi tu portes cette petite culotte aussi ridicule ? Lui demandè-je avec amusement. J’ai besoin de comprendre quel genre de femme se trouve près de moi en ce moment et pourquoi le simple fait d’avoir croisé son regard à cette fête, a fait dessiner malgré moi un léger sourire sur mon visage. Qui es-tu Erza ? — Répond ! Dis-je, d’un ton plus sec. Elle me répond s’en même prendre la peine de se retourner. — Car, c’est confortable et ce n’est pas ridicule ! Dit-elle, d’une voix assurée. Je ris. Quel culot de me répondre aussi sérieusement ! — Confortable ! M’exclamé-je en riant. Ah ah ah ! Et tu en as d’autres avec différents motifs, je suppose ? Cette petite me fait rire, elle est culottée et j’adore ça. — Oui ! Avec des petits cœurs. Répondit-elle avec sérieux. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Je plonge ma tête dans l’oreiller et j’éclate de rire. Des petits cœurs ! C’est tellement hilarant. Elle se tourne vers moi, tellement vexée qu’elle me regarde méchamment. — Ce n’est pas ridicule ! Me balance-t-elle. Expliquez-moi alors, pourquoi ma culotte vous a fait fuir la queue entre les jambes comme un chien apeuré, il n’y a pas une heure !? Je serre les dents, la colère monte en moi. Jamais personne ne s’est permis de me parler comme ça. Je l’attrape par la mâchoire et plaque violemment sa tête contre l’oreiller. — Je t’interdis de me parler comme ça ! Petite idi(o)te ! Lui dis-je avec haine. Tu aurais préféré que je te b(a)ise comme une put(a)in, c’est ça ? Ça peut s’arranger si tu veux ! Des larmes coulent sur ses joues rosies. — Répond ! Elle me répond apeurée. — Non, soupire-t-elle, d’une voix tremblante. Et je vous remercie de ne pas l’avoir fait. Je la relâche brutalement et m’assois en prenant ma tête entre mes mains. — Ne me tient plus jamais tête comme ça ! Ordonné-je, en haletant. Tu n’imagines même pas à quel point c’est dur de me contrôler. Ta présence met à mal mes sept péchés, tu es une vraie torture. Elle pose sa main sur mon épaule. — Je suis désolée. Dit-elle, d’une vois apaisante. Je ris sarcastiquement en retirant sa sale patte de moi. — Qu’est-ce que tu crois faire là ? Demandé-je, avec sarcasme. Elle me regarde avec gêne. — Je voulais juste… Vous réconfortez. Répondit-elle tristement. Me réconforter !? Cette fille me déconcerte. — Le réconfort n’existe pas en enfer. Ni la pitié. Dis-je, en lui lançant un regard austère. Alors, garde tes gestes d’affection pour tes copines et maintenant dort ! Je me rallonge et elle aussi. Mon existence était tellement paisible avant elle. Et il a fallu que je suive mes deux conn(a)rds de frères pour que ma vie se transforme en cauchemar. Que vais-je faire d’elle ?
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