CHAPITRE 2 : Bienvenue en enfer

1191 Words
Les garçons que les filles avaient repérés s’approchent de nous. Le blond se colle à Nathi et le brun chuchote à l’oreille d’Anna. Elles dansent avec eux et rigolent, je suis gêné alors, je sors de la foule pour me diriger vers le bord de plage. Je marche un peu pour m’éloigner un maximum des gens et du bruit. Arrivé juste au bord de l’eau, je lève la tête pour contempler les vagues et le reflet de la lune sur le vaste océan. Je remarque un homme non loin de moi. Son verre à la main, il admire la vue tout comme moi. Il ne me faut pas longtemps pour comprendre que c’est l’homme avec qui Nathi et Anna voulait me caser, il n’y a pas vingt minutes. Il tourne légèrement la tête pour me regarder discrètement. Son visage et ses yeux sont remplis de colères, mais aussi de tristesses. Son regard sur moi me donne un léger frisson, une sensation étrange que je n’avais jamais ressentie auparavant. Je détourne les yeux en rougissant légèrement puis me reconcentre sur l’horizon. Cela fait du bien, ici c’est plus calme. Je penche la tête en arrière pour respirer la brise marine qui souffle sur mon visage. Puis j’entends des rires et j’aperçois Anna et Nathi au loin. Les deux hommes avec qui elles dansaient les tiennent par les hanches et ils se dirigent vers le bord de la plage. L’homme qui me tenait compagnie jusqu’à maintenant, passe derrière moi en se plaignant. — Enfin ! Soupira-t-il avec soulagement. Il marche d’un pas décidé vers ces deux acolytes, laissant flotter derrière lui son long manteau noir. J’aperçois une espèce de tourbillon de poussière noir se former devant les deux hommes. Ils jettent Anna et Nathi dedans, puis entrent à leurs tours. Ma respiration s’accélère, ils viennent d’enlever mes amies sous mes yeux. Qu’est-ce qui se passe ? Où sont t’elles passer ? Je regarde l’homme au manteau noir se diriger à son tour vers le vortex. Je décide de le suivre, je cours derrière lui. Arriver à hauteur du tourbillon, il s’arrête. Je suis juste derrière lui. Il tourne légèrement la tête pour me regarder du coin de l’œil. — Va-t’en ! Me dit-il froidement. Il est hors de question que je laisse les filles aux mains de ces hommes, je ne comprends même pas ce qui se passe. — Non ! Dis-je, d'une voix légèrement tremblante. Où sont mes amies ? Qu’est-ce que vous voulez ? Il me répond s’en même prendre la peine de se retourner. — Considère que tes amies sont déjà mortes. Suis-moi et tu mourras aussi. Dit-il du ton glaciale. Des larmes coulent sur mes joues et la peur m’envahit. Cet homme est vraiment cruel de me dire cela. Il s’avance pour entrer dans le tourbillon. Je ne peux pas y croire, je ne peux pas me résoudre à les laisser. J’attrape la manche de son manteau au dernier moment puis traverse le vortex sombre avec lui. Je me retrouve dans le grand hall de ce qui me semblerait être un gigantesque château. — Idiote ! Grogne-t-il. Les deux autres hommes me regardent et se tournent vers celui que j’ai suivi. Le petit brun lui sourit. — Oh ! S'exclame t-il. Je vois que tu as décidé de t’amuser un peu tout compte fait. L’homme au long manteau me regarde avec mépris pendant que les deux autres me tournent autour en me reluquant de la tête au pied. — C’est qu’elle n’est pas si mal la petite poupée ! Dit le blond. Je croise les bras pour cacher le décolleté de ma robe à fleurs que les filles m'ont demandé de porter pour la soirée. Bien trop plongeant à mon goût. Leurs regards me glacent le sang et leurs façons de me reluquer en dit long sur ce qu’ils pensent. — Je n’ai rien décidé ! Dit l’homme au manteau noir. Cette petite chipie m’a suivi jusqu’ici à cause de vos conneries de vouloirs des humaines pour satisfaire vos besoins pervers ! Je décide d’ouvrir la bouche. Je n’ai pas encore vu Anna ou Nathi et cela m’inquiète. — Où sommes-nous et où sont mes amies !? Les questionnés-je. Le petit brun s’approche de moi. — Bienvenue en enfers ! Dit-il, en envrant grand ses bras. Là où tes deux copines et toi vont passer les pires moments de votre vie et n’en ressortiraient jamais. Le grand blond me caresse la joue. Je ne comprends rien à ce qu’ils me disent. — Vois-tu ma jolie. Ajoute-t-il. Tes copines sont déjà dans nos quartiers, enchainer comme des chiennes en attendant que l’on vienne s’en occuper. Ils rient sarcastiquement. Je commence à pleurer. Je ne sais pas où je suis vraiment et ces hommes sont horribles. Toutes ces choses qu’ils disent sont atroces et me font craindre le pire autant pour moi que pour les filles. — Arrêter ! Qu’est-ce que je vais faire d’elle maintenant ? Dit l’homme que j'ai suivi, d'un air désemparé. Oh je vous conjure que si vous n’étiez pas mes frères, je vous aurais déjà balancés dans les limbes ! Les deux hommes s’arrêtent de rire devant le mécontentement de l’homme au long manteau, puis me regarde avec envie. — Eh bien, je ne sais pas moi ! Dit le brun en me regardant avec insistance. Tu pourrais la b****r brutalement jusqu’à la briser la petite poupée. — Ou tu pourrais la torturer, broyer chacun de ses os les uns après les autres ! Retorque le blond. Je tremble de plus en plus. Leurs visages vicieux et ces choses horribles qu’ils ont suggérées me terrifie. — Hors de question ! Répondit l’homme avec agacement. J’ai bien assez de démones pour me satisfaire. Je n’ai que faire d’une petite humaine stupide et fragile. — Très bien ! Dit le brun en haussant les épaules. Alors, je peux bien en avoir une autre, cela ne sera que plus de plaisirs. Il m’attrape par le bras et commence à me faire monter un grand escalier de pierres trônant en plein milieu du hall. Je me débats. — Non ! Exclamé-je avec panique. Lâchez-moi ! Lâchez-moi espèce de malade ! — Laisse la ! Ordonne le plus âgé. Je vais m’en occuper. Je soupir de soulagement. Cet homme me fait beaucoup moins peur que les deux autres. Je préfère mille fois le suivre que de me retrouver seule avec un de ces deux-là. — Très bien. Dit le petit brun en me relâchant. L'homme que j'ai suivi jusque ici passe devant moi et monte les marches. — Viens. M’ordonne t’il. Je le suis puis regarde autour de moi. Les marches de pierres sont recouvertes d’un tapis rouge, les murs de l’édifice sont en pierre également et affichent de vieux tableaux très effrayants. Des statuts franchement morbides trônent un peu partout. La hauteur des plafonds voutés sont vertigineux et un gigantesque lustre de cristal illumine le grand hall qui reste sombre malgré tout. On arrive devant une grande porte en bois. Il l’ouvre et me regarde sévèrement en la tenant ouverte pour que je puise passer. — Entre. Me dit-il froidement.
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