CHAPITRE 6 : Jackson

1303 Words
Nous sommes en pleine réunion dans la cellule de crise, le capitaine fait un rappel pour les petits nouveaux, car tout le poste est sur le coup. Capitaine : Normalement, dans 90% des cas, un enlèvement est suivi d'une demande de rançon. Ensuite, on obtient la libération des prisonniers. Dans les 10% restant, le kidnapping est réalisé sans perspective de libérer la victime, souvent pour des abus sexuels, le trafic d’humains ou de drogues. L’enlèvement a eu lieu il y a trois jours et nous n’avons toujours pas reçu de demande de rançon. Évidemment, plus le temps passe, plus les chances de retrouver les victimes diminuent. Les criminels ont une méthode particulière pour rendre les femmes plus dociles et les transformer en esclaves. Ils confisquent leurs papiers, les violentent à multiples reprises, les séquestrent dans des lieux sombres et les affament. Plus je l’entends parler, plus mon cœur se serre en imaginant que tout cela pourrait arriver à Chloé. Officier (frappe et entre dans la salle) : Capitaine, il y a un appel pour vous. Capitaine : Fisher, Porter, finissez le briefing. (sort de la salle) Jackson : Où en étions-nous ? Jeune : Le capitaine nous expliquait le traitement des criminels à l’encontre de leurs victimes. Jackson : Quel est votre nom, recrue ? Officier Vans : Officier Vans, monsieur. Jackson : Merci. Heureusement pour vous que l’officier Vans est là pour vous rappeler ce qui vient d’être dit. Fisher : Leurs méthodes permettent aux criminels d’avoir une emprise sur leurs victimes par la contrainte et la violence. En plus de toutes ces méthodes, les trafiquants utilisent parfois la torture ou les menaces envers les familles des victimes. Jackson : Après tous ces moyens de soumission et de torture, les trafiquants vendent ces femmes à d’autres personnes pour qu’elles deviennent des esclaves sexuelles. Fisher : C’est par ce marché que les trafiquants font beaucoup d’argent. Pour vous faire une idée, une femme peut se vendre entre 500 et quelques milliers d’euros. Les trafiquants sont nombreux dans le monde et la traite des femmes est très répandue. Chaque année, un à deux millions de femmes sont vendues et deviennent des objets sexuels pour la prostitution. Jackson : Maintenant, on va vous faire les dossiers mis à jour. Épluchez-les, jour et nuit. Toutes vos pistes seront les bienvenues. Capitaine (revient) : C'est tout pour aujourd’hui. Tout le monde retourne à son poste et retrouvez-moi cette fille. Fisher, Jackson, on vous attend sur une nouvelle scène de crime place Brassens. Allez-y tout de suite et prenez une recrue avec vous aujourd’hui. Jackson : Vans, c’est votre jour de chance. Vous venez avec nous. Quand nous arrivons sur les lieux, je rappelle à la recrue de faire attention où il met les pieds pour éviter de détruire d'éventuelles preuves. Je me souviens d’une recrue qui, en voyant du sang, a tourné de l’œil et trébuché sur le corps avant de s’évanouir dans la mare de sang à côté. Depuis ce jour, on limite la venue des recrues sur le terrain, même si pour leur apprentissage, on est obligé de les emmener de temps à autre. Sur la place, heureusement que le périmètre de sécurité est déjà délimité, car les scènes de crime attirent toujours du monde. En s'approchant du médecin légiste, nous sommes confrontés à une vision d'horreur : cinq petits corps d’enfants inertes et maculés de sang. Marie : Ils sont tous morts d’un projectile dans le corps. Fisher : Comment peut-on tuer autant de gamins ? Jackson : C’est répugnant. Fisher : Pourquoi on nous a envoyé ici ? Marie : C’est vous qu’on a envoyé, car il se pourrait que ces meurtres soient liés à votre affaire. Jackson : Comment ça ? Marie : Il faut que je les analyse au labo, mais je pense que les balles seront du même calibre et du même type d’arme que celles retrouvées près du club. Fisher : Alors en plus du meurtre et de l’enlèvement, des enfants sont en jeu. Merci Marie. Jackson : (attrape la recrue Vans et le retourne) Vans : (vomit) Fisher : À chaque fois, c’est pareil. Les nouvelles recrues ne tiennent pas la route. Deux heures après être rentrés au bureau, on reçoit le rapport de Marie. La conclusion est la même pour les cinq corps, un projectile dans le thorax a perforé leur poumon. Les projectiles sont effectivement du même calibre que ceux utilisés pour le meurtre de Michelle Martin, du 9mm souvent utilisé avec des pistolets type Beretta. Diverses traces de sang sur leurs vêtements correspondent aux victimes. Plusieurs empreintes inconnues ont été trouvées, ainsi que des traces de copeaux de bois d’Érable Noir, un arbre très rare en France. Maintenant que nous avons le rapport, il nous reste à identifier les empreintes et localiser l’Érable Noir. Les enfants étaient très amaigris et déshydratés. Je prie pour que Chloé ne soit pas dans le même état. Nous devons travailler plus vite et mieux pour la retrouver. J'ai besoin de ça pour sortir la tête hors de l'eau. Alors que la journée touche à sa fin, une information cruciale nous parvient : une planque suspecte à la périphérie de la ville. C’est peut-être là qu’ils retiennent Chloé et les autres. Capitaine : Soyez prêts. On part en intervention ce soir. On ne peut pas se permettre d’attendre plus longtemps. Nous nous préparons pour l’assaut. Les visages des enfants et de Chloé hantent mes pensées. Je me fais la promesse intérieure de les sortir de là sains et saufs. Cette nuit pourrait être décisive. Pour eux, pour Chloé, et pour moi. Juste avant de partir, le capitaine fait le point. Capitaine (pointant la carte) : L’assaut aura lieu à 03h00. Nous avons des équipes positionnées ici, ici, et ici. La priorité est de sécuriser les otages. Officier Smith (notant les positions) : Quelles sont les chances qu’ils aient des armes lourdes ? Capitaine (soupirant) : Élevées. Soyez prêts à tout. Nous avons des tireurs d'élite en position pour couvrir chaque entrée. Fisher (regardant ses collègues) : On sait ce qu'on risque. Mais ces enfants comptent sur nous. Ne les laissons pas tomber. Jackson (ajustant son équipement) : On fait ça pour eux. Pas de place pour les erreurs. Capitaine (ferme) : En route. Bonne chance à tous. Les agents montent dans les véhicules, le silence pesant soulignant la gravité de l'instant. Chacun perdu dans ses pensées, anticipant les dangers à venir. Les véhicules roulèrent en formation serrée, les lumières de la ville défilant dans la nuit. Officier Smith (à voix basse) : Quoi qu'il arrive, on fait ça ensemble. Officier Vans (serrant son arme) : Ensemble. Nous arrivons à la planque suspecte, les nerfs à vif, prêts à intervenir. Les minutes s'égrènent, chaque seconde semble une éternité. Mais malgré notre vigilance et notre préparation, la planque est vide. Pas de Chloé, pas d'enfants, rien que des traces de vie récente, des restes d'activités qui prouvent que nous sommes arrivés trop tard. Capitaine (visiblement frustré) : Merde. Ils nous ont échappé. Jackson (serrant les poings) : Ils savaient qu'on viendrait. Quelqu'un a dû les prévenir. Fisher : On ne peut pas les laisser filer. Ils sont forcément encore dans les parages. Le capitaine regarde autour de lui, la mâchoire serrée. La tension est palpable, chacun ressentant l'énorme pression de retrouver les enfants et Chloé. Capitaine (prenant une profonde inspiration) : On ne lâche rien. On continue les recherches. Ils ne peuvent pas être loin. Jackson (regardant les traces laissées derrière) : On les aura, capitaine. Je vous le promets. Alors que nous remontons dans les véhicules, la détermination renouvelée, une pensée ne quitte pas mon esprit : Chloé est toujours là dehors, et je ferai tout pour la ramener. La chasse continue, et cette fois, nous ne raterons pas notre cible.
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