JE SUIS DEUX

967 Words
J’avais eu à passer de très beaux jours jusqu’ici, c’était totalement grâce à lui. C’était certes celui qui m’avait fait le plus souffrir, mais c’était également celui qui me procurait le plus de joie, c’était la seule personne avec qui j’étais vraiment à l’aise. On était deux tordus incompris par les autres. Aux environs de 8heures, Rosine passa me donner mon bain. Ensuite j’allai dans la chambre afin que l’on m’habille et me maquille. Mais, juste après que l’on ait fini de m’habiller, pendant qu’elle me maquillait, je m’évanouis. Apeurée, Rosine appela le médecin de maison. Il arriva très rapidement et me fit plusieurs examens. Je continuai de dormir pendant au moins deux heures de temps et à mon réveil, Rosine m’annonça que j’étais enceinte. C’était une sacrée nouvelle ça. J’y croyais pas, surtout je me demandais comment il réagirait. Rosine sortit, j’étais tellement perplexe que je ne vis même pas cet homme entrer dans ma chambre : Léonce cabrino. Il s’approcha de moi, ensuite un autre entra suivit de Mlle Annette. - C’est l’heure mademoiselle, tu vas payer très cher (en riant). Vous pouvez commencer et surtout ne lui faites pas de cadeau. Ensuite, elle s’en alla. Il me tira violemment le bras, tandis que l’autre me retirait mes vêtements. Ils abusèrent de moi, encore une fois on profitait de mon corps. A croire que je n’avais pas de chance, alors c’était ça sa vengeance ? Je pleurai toute la journée, pourquoi ça m’arrivait à moi, pourquoi ? A cet instant précis je compris que la vie normale dont je rêvais n’existait pas. Du moins, pas maintenant, pas avec tous ces monstres en vie. Alors désormais, je leur ferais payer cher, comme il se doit, sans pudeur. Je deviendrai cette diablesse qu’ils ont tant forgés en moi. Mickael rentra le soir, il ne tarda pas à l’apprendre. Rosine même si elle n’avait pas pu intervenir avait quand même pris le soin de dénoncer leurs méfaits. Alors il me fit appeler, et Rosine m’accompagna au salon. - Tu es libre de faire ce que tu veux d’eux, alors voudrais-tu qu’elle parte ? - Non, elle doit rester ici. Elle me le paiera au moment venu. Tous firent étonnés par ma réponse. Mais, pourquoi lui faire payer maintenant, j’ai tout mon temps. Toutefois, il envoya les deux autres gardes en toll et eux ne risqueraient plus d’en ressortir vivant. - Changeons de sujet. Je suis deux - Pardon ? - En fait… je suis enceinte Directement un silence de mort rempli le salon. Quel serait mon sort maintenant, me demandais-je. Je tremblais comme une feuille jusqu’au moment où il ajouta : - Intéressant. Alors je pourrai avoir un descendant. Je crains les enfants car aussi maléfique que je sois, mon enfant risquerait de me faire la peau. Mais, c’est tout de même une superbe nouvelle. Pendant près de trois mois, Mickael a passé son temps à me former en informatique. Selon lui c’était très nécessaire de nos jours. J’étais devenue une traqueuse professionnelle. Les codes n’avaient plus aucun secret pour moi, maintenant j’étais libre de devenir milliardaire. J’étais déjà à mon cinquième mois de grossesses. Mon enfant évoluait parfaitement et honnêtement j’avais tellement hâte qu’il naisse. Ce serait fabuleux de voir mon petit diable dans le rôle de papa. Aujourd’hui, c’était un jour de visite. Alors, le médecin vint s’assurer de la bonne évolution de ce petit être qui vivait en moi. Il finit de faire toutes les radios et ce qui va avec et ensuite, il me donna un verre de jus de fruits. C’était un remontant avait-il dit. Apparemment, je devais beaucoup en consommer avait-il dit. La visite c’était très bien passée, j’étais trop hyper impatiente de tout raconter à Mickael. A la nuit tombée, après qu’il ne soit rentré, il passa me retrouver dans ma chambre. Pas qu’on ne pouvait pas descendre, non, juste que l’on aimait s’y retrouver. C’était un peu comme notre coin secret. Je passai tout mon temps à lui parler de la visite, je le taquinais et lui restait la sagement à m’écouter. Fallait avouer que lorsqu’il était calme il était magnifiquement beau. Malheureusement, pendant que l’on riait, je commençai à avoir très mal au bas ventre. Mickael prit très peur, il s’inquiétait vraiment et c’était vraiment réconfortant. Mais au-delà de cela, les douleurs s’amplifièrent et il appela Rosine et lui demanda d’appeler le médecin. Mais, tandis qu’elle voulut sortir, les douleurs s’estompèrent et là, du sang se mit à couvrir mon lit : je ne venais de perdre mon enfant. Je n’arrivais pas à y croire, pourquoi toute cette malchance, pourquoi moi ? j’attendais cet enfant avec impatience. Je me mis à pleurer, c’était impossible, ça ne pouvait pas être vrai, non pas du tout. A ce moment Mickael me regardait le regard bien triste, ne sachant pas quoi faire. - Tu as dit que le médecin t’a donné un jus de fruit ? - Oui (j’arrivais à peine à répondre) Directement, il demanda à Rosine de laisser tomber l’appel. Rosine me regardait avec pitié, elle qui m’aimait bien. Elle avait déjà imaginé toutes les aventures avec cet enfant, cet enfant que j’aurais dû avoir, mais il venait de finir la, a l’instant. - Pourquoi ça m’arrive à moi ? - T’inquiets ça ira. Je pourrai t’en donner d’autre (essayant de me faire sourire) - Non, pour qu’ils finissent aussi ainsi ? - C’est juste un malentendu - Dehors (calmement) - Tu… - Dehorrrrrrrrrrrrs J’avais crié de toutes mes forces, les larmes coulant sur mon visage. Il essaya un peu de me faire changer d’avis, mais Il n’y avait rien à faire et là, il finit par sortir. Je passai cette nuit, pleurant encore et encore, résolut à rester dans ce sang, ce sang qui aurait dû être ma chair.
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