XI. Dans la nuit des âges Chaque jour, au déclin, les Oulhamr attendaient avec angoisse le départ du soleil. Quand les étoiles seules demeuraient au firmament ou que la lune s’ensevelissait dans les nuages, ils se sentaient étrangement débiles et misérables. Tassés dans l’ombre d’une caverne ou sous le surplomb d’un roc, devant le froid et les ténèbres, ils songeaient au Feu qui les nourrissait de sa chaleur et chassait les bêtes redoutables. Les veilleurs ne cessaient de tenir leurs armes prêtes ; l’attention et la crainte harassaient leurs têtes et leurs membres : ils savaient qu’ils pouvaient être saisis à l’improviste, avant d’avoir frappé. L’ours avait dévoré un guerrier et deux femmes ; les loups et les léopards s’étaient enfuis avec des enfants ; beaucoup d’hommes portaient les cic
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