— À croire que tu m’inspires vraiment ! Le téléphone interrompit son récital privé qui ne recueillit aucun applaudissement, pas même ceux de Julius, tant il avait le sentiment d’une usurpation de sa propre identité. Philippine profitait de la pause d’après déjeuner pour prendre de ses nouvelles. Elle était heureuse de l’entendre, heureuse de partager avec lui quelques moments intimes avant de retrouver ses élèves. — Ah bon ! C’est génial ça ! Deux portraits déjà. Tu dois être content ! J’ai hâte de les voir ! — Oui, j’en suis content, vraiment. Mais y’a des trucs qui m’intriguent. — Quoi donc ? — Je veux dire, dans ma vie, enfin… je t’expliquerai. — Ça va ? Je te sens inquiet. — Non, non ! Rassure-toi, ça va bien, je me pose simplement des questions. — Sur notre relation ? — Ah no

