Chapitre 22 Toni Marvot, le photographe, vautré sur son canapé, sirote un whisky. La sonnerie de la porte d'entrée le fait sursauter. — Allo ? lance-t-il dans l'interphone. — Monsieur Toni ? — C‘est ça ! — On aimerait voir des films. — Faut aller au cinéma, alors... — Ou des photos. — Comment ? — Celles qu'on vous a amenées pour agrandir. — Montez ! bougonne le photographe, persuadé d'avoir affaire à des petits affamés de films pornographiques ayant obtenu son adresse et les mots de recommandation par d'autres habitués. L'Insecte ne peut distinguer, par l'espion, ces clients se tenant hors du champ de vision ; certainement de grands timides. L'Affreux ouvre ; c'est alors qu'il a une première surprise : un pied s'intercale vivement entre le seuil et la porte. — Mais, qu'est-ce

