Chapitre 9 Berthe Rosaz déguste un chocolat assorti de quelques pâtisseries sur la terrasse ensoleillée du Café Rapp. Une inconnue prend place à sa table, se met à feuilleter le livre Les Recettes de Mère-grand. Devant un café et des petits fours, la discussion ne tarde pas à s’orienter vers Hubert. — Je le trouve génial ; j'ai lu tous ses livres, continue la jeune femme aux yeux bleus lumineux. C'est un grand écrivain que… j'aime ! « Voilà l’épouse qu’il aurait fallu à mon cher petit Hubert », pense Berthe Rosaz. L’inconnue se met à critiquer Ginette. — Le plus beau, assène l’admiratrice d’Hubert, c’est que j’ai vu madame Nimmard s’embrasser à pleine bouche avec un mec à la tronche de souteneur. Le sang de Berthe Rosaz ne fait qu’un tour. — Comment ? Je m’en suis également doutée.

