CCCLXXXIIe nuit Sire, cet échange parut véritablement royal à toute la cour de Perse ; mais il était fort au-dessous de ce que l’Indien s’était proposé : il avait porté ses vues à quelque chose de beaucoup plus élevé. Il répondit au roi : « Sire, je suis infiniment obligé à votre majesté de l’offre qu’elle me fait, et je ne puis assez la remercier de sa générosité ; je la supplie, néanmoins, de ne pas s’offenser si je prends la hardiesse de lui témoigner que je ne puis mettre mon cheval en sa possession qu’en recevant de sa main la princesse, sa fille, pour épouse : je suis résolu de n’en perdre la propriété qu’à ce prix. » Les courtisans, qui environnaient le roi de Perse, ne purent s’empêcher de faire un grand éclat de rire à la demande extravagante de l’Indien ; mais le prince Firouz

