CCCLXVIIe nuit

906 Words

CCCLXVIIe nuit Sire, poursuivit la sultane des Indes, le lendemain, la même Morgiane vient chez le même apothicaire, et demande, les larmes aux yeux, d’une essence dont on avait coutume de ne faire prendre aux malades qu’à la dernière extrémité : on n’espérait rien de leur vie, si cette essence ne les faisait revivre. « Hélas ! dit-elle avec une grande affliction, en la recevant des mains de l’apothicaire, je crains fort que ce remède ne fasse pas plus d’effet que les tablettes. Ah ! que je perds un bon maître ! » D’un autre côté, comme on vit toute la journée Ali Baba et sa femme, d’un air triste, faire plusieurs allées et venues chez Cassim, on ne fut pas étonné sur le soir d’entendre des cris lamentables de la femme de Cassim, et surtout de Morgiane, qui annonçaient que Cassim était

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