Pete réagit avant même d’avoir réfléchi. Il se précipita vers le téléphone qui venait d’être lancé, l’attrapant juste avant qu’il ne heurte le sol. Un soupir de soulagement lui échappa malgré lui. Avec Voren, les accès de colère finissaient rarement sans dégâts. Verres explosés, écrans fracassés, chaises renversées… tout ce qui se trouvait à portée de main pouvait y passer. C’était précisément pour cette raison que Pete avait pris l’habitude de faire renforcer les objets du bureau, surtout le téléphone de son patron. Ce n’était pas du luxe, seulement une manière d’éviter des dépenses inutiles. Quand il releva la tête, Voren avait déjà quitté son siège. — Je bouge, lâcha-t-il d’une voix dure. Son ton était calme, trop calme. Pete connaissait ce genre de silence chez lui. C’était toujou

