Le trajet vers la ville se fit dans un silence presque apaisant. Le moteur régulier de la voiture donnait à Séraphine un rare moment de répit, et elle en profita pour organiser ses pensées. À travers la vitre, les nuages s’étendaient comme une mer immobile, mais son esprit, lui, restait en mouvement constant. Elle passa en revue ce qu’elle devait faire en premier, les personnes fiables, les démarches urgentes, et surtout la manière de reconstruire une vie qu’on lui avait arrachée avant même qu’elle puisse la consolider. À l’arrivée, l’aéroport était bruyant et saturé d’activité. Les annonces se mélangeaient aux bruits de pas, aux roues des bagages et aux conversations pressées. Corvine la guida à travers la foule jusqu’à un couple âgé qui les attendait près de la sortie. Desmond se ten

