Voren n’avait qu’une envie : tourner définitivement le dos à Ravyn. Si tout cela n’avait concerné que Séraphine, il aurait tranché sans hésiter, coupé net, comme il savait le faire avec les affaires devenues toxiques. Mais Ravyn n’était pas un simple partenaire. C’était son meilleur ami. Et face à lui, maintenant, Voren le voyait clairement. Ravyn avait l’air vidé. Des cernes rouges soulignaient ses yeux, son visage semblait creusé par la fatigue, et ses épaules, habituellement droites, s’étaient affaissées. Il n’avait clairement pas dormi. Son costume lui tombait mal, comme s’il ne lui appartenait plus. Sa mâchoire serrée trahissait une lutte intérieure permanente, comme s’il tenait encore debout uniquement par réflexe. Voren comprit une chose simple : quoi qu’il vive lui-même, Ravyn

