« Qu’est-ce qu’il a répondu ? » demanda Ravyn, la voix suspendue entre l’espoir et la peur, les yeux rivés sur Voren comme s’il attendait une bouée dans une mer en train de le noyer. Voren, lui, ne répondit pas tout de suite. Il resta immobile, le visage fermé, la mâchoire crispée. Ses épaules semblaient porter un poids invisible, comme si ce qu’il s’apprêtait à dire lui coûtait bien plus qu’il ne voulait l’admettre. Après un court silence, il finit par parler, lentement, avec une distance volontaire. « Ravyn… il vaut mieux qu’on distingue clairement nos affaires professionnelles de tes problèmes personnels. » Les mots tombèrent sans agressivité, mais leur effet fut immédiat. Ravyn comprit instantanément que quelque chose venait de se rompre entre eux. Tout avait commencé à déraper le

