VIIIl y avait grande chasse le lendemain, dans la forêt qui entourait Tholberg. Dès neuf heures, cavaliers, amazones quittaient le château à la suite du comte Guido et de sa femme. La comtesse Leonora, comme de coutume depuis qu’elle ne pouvait plus monter à cheval, se trouvait en voiture. Elle avait appris, la veille, la fuite et l’emprisonnement de sa fille, que la cour ignorait encore, en dehors des quelques personnes mises, de par leurs fonctions, dans la confidence. Mais elle n’en paraissait pas affectée, si l’on en jugeait par le soin apporté à sa toilette, par son animation un peu nerveuse. Freihild, vêtue de drap bleu, montait une jolie jument pommelée. Très gaie, les yeux brillants, elle faisait la coquette avec le prince Feldwich, frère de Gisèle. Mais de temps à autre, elle gli

