PDV de Léo L’air est lourd, saturé d’une odeur métallique qui me prend à la gorge. Mes yeux se figent sur le lit, les draps ont été retirés, mais le matelas porte encore la marque écarlate de ce qui s’est passé. Une large tache sombre s’étend au centre, comme une blessure béante. Sur le sol, à côté du pied du lit, gît un morceau de verre brisé, maculé de rouge. Je n’ai pas besoin qu’on me fasse un dessin pour comprendre comment CJ s’est infligé cette plaie. Je détourne les yeux, le cœur battant, et c’est là que je vois, posés bien pliés sur une chaise, les draps tachés de sang. Le contraste du pliage soigné et de la souillure rouge me donne envie de vomir. Juste à côté, un préservatif usagé, abandonné comme une preuve froide et crue de ce que Dante a osé faire. Mon estomac se noue, ma re

