Tessa feignit semblant de lire le journal qu’elle tenait dans ses mais alors qu’en réalité elle attendait patiemment la venue de Leonardo Borcelli. Sa mission en groupe au laboratoire de Gonzales a été un échec sur toute la ligne à cause de la traitrise d’Amanda par contre Éric n’avait pas voulu éliminer cette mission à las Vegas car selon lui rien ne pourra compromettre cette mission puisque personne n’était au courant, sous le nom de Naomi Megan jouant le rôle d’une séductrice acharnée pour la première fois de sa vie Tessa allait séduire un homme pour pouvoir lui voler sa nouvelle invention. Éric avait promis que c’était sa toute dernière mission, qu’elle allait retrouve sa vie normale en outre elle refusait de le croire. Des cries féminines retentissent a l’hôtel suivit des propos d’admiration mais aucune d’elle n’osait s’approchait de trop prêt. Tessa n’avait pas besoin de baisser son journal pour savoir de qui il s’agit, Leonardo Borcilli venait de faire son entrée spectaculaire. Il avait la réputation d’être un homme froid et arrogant, effrayant même selon les divers potins racontes à son sujet, il était classé dans le top des hommes milliardaire et célibataire le plus riches et le plus convoités des femmes, un véritable play-boy pensant Tessa en sentant une angoisse l’envahir peu à peu. Angoisse ou pas il fallait commencer sa mission en ce moment même Borcelli escorté par ses gardes du corps passa devant elle. Elle avala la pilule à l’effet de somnolence qu’elle avait du bout de ses lèvres. Cette pilule la permettra de tomber dans un sommeil seulement pendant une heure. Elle sortit de sa cachette une main sur sa poitrine en toussant. Elle arrive en direction de l’ascenseur mais fut bloqué par les gardes du corps de Borcelli.
-Mrs vous ne pouvez pas passer.
-je vous en prie j’ai oublié de prendre mes médicaments ce matin déclara-t-elle en feignit la respiration difficile. Ils sont dans ma chambre, laisser moi passer s’il vous plait.
-nous sommes désolé Mrs mais nous ne pouvons rien faire pour vous.
Elle ne ressentit plus ses jambes, elle tomba à genou sur le sol. La pilule commençait à faire son effet. En une fraction de seconde devant l’hôtel était remplit de paparazzis, des gens filmaient la scène depuis l’intérieur, ce qui alerta aussitôt Borcelli.
-c’est quoi ce bordel ? Demanda-t-il d’une voix glaciale à faire froid dans le dos.
-vos gardes près de la porte empêchent à une jeune femme de passer, elle a oublié ses médicaments dans sa chambre.
Contrarié il fit marcher arrière et la trouvait
agonisant sur le sol. Sa respiration devenait de plus en plus difficile. Au début il crut que c’était l’une de ses admiratrice en quête de faveurs mais lorsqu’il vit ses paupière se refermés il comprit que ses jugements étaient infondés. Il eut le reflex de l’attraper à temps pour l’éviter une chute.
-Dios mio, cette femme est sur le point de mourir par votre faute.
-mais vous avez dit que…
-je sais ce que j’ai dit mais pas au point de laisser une femme mourir. On l’emmène a l’hôpital dit-il après avoir vérifié son pouls.
Il passa un bras derrière son dos l’autre sous ses genoux, il se dirige vers sa limousine avec la jeune inconnu ignorant les flash qui fusait de tout part.
Quelque minute les traits légèrement crispé Leo observait la jeune ferme dont il tenait la main. Sa beauté était en a couper le souffle, son joli visage en forme de cœur, son nez droit, des lèvres légèrement incurvés, sa peau noire au teint aussi douce que celui d’un bébé, ses cheveux noir lisses d’une longueur inimaginable un peu comme si elle ne les avait pas coupé depuis longtemps. Tout chez cette jeune femme l’attirait, sa main bougea dans la sienne signe que la belle au bois dormant allait se réveiller. Tessa ouvrit lestement les yeux, elle cilla plusieurs fois comme pour se débarrasser de son coma artificiel et observait avec une crainte non dissimulé cet homme qu’elle avait vu en photo et qui était beaucoup trop proche d’elle. Borcelli le remarqua car il retira vivement sa main dans la sienne.
-vous êtes enfin réveiller commenta-t-il, je peux dormir le cœur léger ce soir en sachant que vous n’êtes pas morte.
-mais quel culot vous avez Mr, vous prévoyez déjà ma mort s’offusqua-t-elle les yeux écarquillés de stupeur.
-vous mourez maintenant je n’ai absolument rien à faire.
Son téléphone sonne il réfugia dans un coin pour répondre, Tessa sous l’identité de Naomi écoutait attentivement la conversation et compris qu’il parlait a une femme, elle profita du moment d’inattention de sa part pour fixer sa cible à sa guise. Il était effectivement comme dans la photo, cheveux châtaigne et yeux bleu dont le visage carré était typique à celui d’un mannequin sans oublier sa carrure imposante sous son costume de trois pièces. Elle se surprit même à l’imaginer torse nu.
-admirer moi autant que vous voulez d’ailleurs c’est le rêve de toutes les femmes.
Prise en flagrance dans la contemplation de cet homme, Tessa détourna vivement la tête pour cacher la rougeur de ses joues, un geste qui la rendait encore plus belle pensa Leo en contemplant ses yeux gris.
-peut-être mais ce n’est pas mon cas.
-quel genre de femme êtes-vous alors ?
-le genre qui ne se pliera jamais à votre volonté comme un petit toutou marmonna-t-elle entre les dents.
-vous avez dit quoi ?
-je voulais simplement vous remercier éluda-t-elle esquissant des mouvements pour sortir du lit mais Borcelli lui obstrua le passage les battements du cœur de Tessa redoublèrent d’intensité, elle parvient à enlever sa tunique d’hôpital et de se préparera pour son départ tandis observait ses faits et geste à la dérober sans rien dire. A la sortit de sa chambre d’hôpital, elle vit du coin d’œil Borcelli demander à ses gardes du corps de lui obstruer le passage.
-je ne peux pas vous laisser sortir Mlle s’opposa-t-il.
-vraiment ? Mais pourquoi ?
-à votre place je regarderai par la fenêtre.
Tessa ne savait pas exactement où Borcelli voulait en venir avec cette phrase, elle écarta les rideaux peut se pencha vers la fenêtre. Elle hoqueta de surprise en constatant que le tour de l’immeuble était de paparazzis.
-qui êtes-vous demanda-t-elle en feignit l’incompréhension.
Il ne répondit pas et éluda le sujet en ordonnant,
-suivez-moi je vous dépose à l’hôtel en hélicoptère.
-je refuse de monter en hélicoptère avec un inconnu qui en plus se fait poursuivre par des paparazzis.
-vous n’avez pas le choix, vous voulez dormir dans cet hôpital oui ou non ?
Son cœur prit un rythme irrégulier suite au changement de sa voix où l’on percevait une légère note rauque due à la détermination. Tessa le suivit tout en priant intérieurement pour combattre sa phobie pour la première fois de sa vie il faillait qu’elle affronte ses peurs.
Leo contempla l’inconnu assit en face de lui d’un air distrait en plein réflexion. Pendant l’ensemble de leur conversation, la voix de la jeune femme lui fit l’effet d’une douce mélodie qu’il avait entendu quelque part mais dont sa mémoire lui faisait faux bond. Sa respiration se soulevait de manière irrégulière si elle avait peur de quelque chose ou de quelqu’un, il s’était attendrit durant leur trajet devant la timidité de cette femme car malgré tous ses efforts pour le cacher il pressentait qu’elle avait peur de lui. Elle ne posait pas ses yeux sur lui plus d’une minute sans les détourne essayant vainement de masquer le tremblement de ses jambes et de sa mains.
-vous avez peur.
Tessa ne s’attendait pas du tout à ça elle balbutia avec embarras :
-non, bien sûr que non. J’ai tout simplement froid.
Piètre menteuse aurait voulu proférer Borcelli tout en songeant à l’approcher afin de la taquiner mais vu sa posture qui semblait près à ouvrir les portes de l’hélico pour sauter en plein vol il s’abstient.
-vous ne savez vraiment pas qui je suis demanda-t-il au bout d’un instant.
-non.
Il lui tendit un magazine dont sa photo était en première page de couverture, Tessa feuilleta rapidement les pages.
-Leonardo Borcelli le milliardaire le plus convoite de toutes les femmes et coureurs de jupons hors pair. Je descends tout de suite de cet hélicoptère.
Un rire admiratif s’échappa de sa gorge ce qu’il s’était interdit depuis tant d’années. Il se pencha vers elle ne voulant pas l’effrayer davantage.
-carino, convoité de toutes les femmes et coureurs de jupons hors pair c’est tout ce dont vous retenez ?
Leur soudaine proximité mettait Tessa dans état seconde, elle fit un effort pour ne pas reculer lorsqu’elle sentit son souffle chaud lui fouetter le visage. Sa main se posa sur la sienne promptement les mains ainsi que les jambes de Tessa arrêtaient de trembler alors qu’un léger frison lui parcouru la peau. C’était comme si cet homme exerçait un pouvoir d’envoutement sur sa pauvre personne la faisant oublié sa phobie. Le charme fut rompu par le bruit de la porte de l’hélico ouvert par l’un de ses gardes du corps ce qui l’obligea à se redresser et Tessa profita de ce moment pour s’éclipser tout en le remerciant. En l’observant s’enfuir dans une démarche majestueuse. Leo était persuadé que leur chemin se croisera à nouveau.