Nous roulons pendant un petit moment avant que la voiture tourne dans un petit chemin. La verdure nous entoure de toute part, ce qui ne me dérange aucunement. Au bout de quelques minutes, nous nous trouvons devant un grand portail blanc. Des hommes sont postés devant le portail, il nous ouvre immédiatement. Le chauffeur roule doucement, il fait le tour d'une fontaine et s'arrête devant une villa, ou du moins quelque chose comme cela, car cette maison est gigantesque. Je ne comptais pas montrer que les lieux me plaisent, mais devant toute cette beauté, je ne peux empêcher ma bouche de s'ouvrir en grand et dire :
-Waouh!!!!
-Ça te plaît ?
-Elle est magnifique.
Je me tourne vers lui, il me regarde nonchalamment, avec un petit sourire ce qui me surprends. Mais je ne fais comme si je n'avais rien vus.
-Tu l'as depuis longtemps ?
-Oui, je l'ai acheté il y a quelques années.
Je hoche la tête, faute de ne pas savoir quoi dire. Un homme vient m'ouvrir la portière donc je m'empresse de sortir de la voiture à cause de la tension qui s'y accumulé. L'été à Florence est comme je l'avais imaginée, il fait quand même chaud pour une nuit. La fontaine qui est derrière la voiture est splendide, de l'eau jaillit d'un vase qu'une femme sculptée tient.
Je retourne le regard pour le posé sur la demeure. Tout de cette maison dégage un bien être apaisant. Mes pieds avancent de même jusqu'à la porte d'entrée en bois, la porte s'ouvre sur une femme qui doit avoir la cinquantaine. Elle me sourit affectueusement et me regarde avec curiosité.
-Voici Livia, la gouvernante, elle s'occupe de la maison et si tu as besoin de quoique ce soit, va la voir directement.
Je ne sais pas d'où sort Alessio, ou je l'ai juste peut être oublié grâce à ma contemplation de chez lui.
-D'accord.
-Avez-vous besoin de quelques choses ?
-Non ça ira, Livia.
Elle hoche la tête puis s'en va. J'aimerais lui demander de rester pour que je puisse lui parler, mais je ne connais pas assez Alessio pour savoir comment il réagirait.
-Viens, je vais te montrer ta chambre.
Il commence à monter des escaliers donc je le suis, après avoir monté un étage, nous continuons dans un couloir puis sur la droite, il s'arrête devant une porte. Il ne perd pas de temps et ouvre la porte. Je m'avance et découvre ma future chambre. Elle est simple avec un lit, une table de chevet, une coiffeuse, tout ce qu'il me faut pour survivre pendant toutes ces prochaines années. J'ai ma propre salle de bain, avec une baignoire, une douche et j'en passe. Une autre porte me conduit à mon dressing, chose que je ne pensais pas pouvoir avoir. Une troisième porte me fait de l'œil donc je décide de voir ce qu'elle dissimule, mais impossible de l'ouvrir. Je me tourne donc vers Alessio et lève un sourcil en signe de questionnement.
Il me sourit simplement avant de me répondre :
-Cette porte est reliée à ma chambre.
-Pourquoi?
-On ne sait jamais et comme je t'ai dit, je préfère prévenir que guérir.
-C'est n'importe quoi, tu n'as pas besoin d'avoir accès à ma chambre !
-Ne t'inquiète pas, je n'en profiterais pas.
Il se retourne et sors de ma chambre en fermant la porte derrière lui. Cet homme va me rendre folle!! Comment il peut se permettre de pouvoir avoir accès à ma chambre?! Il doit avoir un verrou de son côté donc il peut a tout moment verrouiller ou déverrouiller comme il le veut. Je prends une chaise qui est devant ma nouvelle coiffeuse et la coince contre la poignée pour bloquer la porte.
Je souris fièrement devant mon œuvre de rébellion. Mon frère serait fier de moi à ce moment même. Ce qui me fait penser que je dois l'appeler pour pouvoir prendre de ses nouvelles et le rassurer sur ma situation.
Je sors mon téléphone et l'appelle.
-Allo?
-C'est moi, Giulia.
-Comment vas-tu? Il te traite bien ?
-Tout va bien, il m'a installé dans une chambre qui est très bien, à mon goût et sa propriété à l'air d'être magnifique.
Je passe sous silence le fait, qu'il ait accès à ma chambre, car ça pourrait très bien énerver Giulian.
-Et toi?
-Ça va, Rosalia est de plus en plus fatigué, mais à part ça rien d'autre.
-Je suis contente, tu m'enverras une photo de l'échographie du bébé ?
Normalement dans la semaine, il devrait savoir le sexe du bébé et je suis sûr que ce sera un petit mec.
-Bien sûr, tu es sûr que ça va ?
-Oui, je t'appellerai s'il y a quelque chose qui ne va pas.
-Pourquoi j'ai le sentiment que tu me mens?
-Ne t'inquiètes pas, Giulian.
-Je ne peux pas ne pas m'inquiéter, tu es ma sœur.
-La discussion ne déboucheras sur rien d'autre mis à part la promesse que je t'ai faite donc s'il te plait crois-moi.
Il souffle bruyamment, mais ne fait pas de commentaire.
-Il faut que je te laisse, je vais aller dormir.
-D'accord, à plu tard.
-Bisous.
Je raccroche et pose mon téléphone sur mon lit, le soleil se lève, mais je suis encore fatigué donc je vais me mettre en pyjamas et dormir.
Je mets un moment avant de m'endormir, trop de questions qui se bousculent dans ma tête, trop de réflexions. Je pense que je me suis endormie de fatigue et ça m'a fait du bien. Ma chambre baigne dans la lumière, j'ai dû oublier de fermer les volets ce matin. Je m'étire puis me lève de mon lit, le parquet est froid sous mes pieds donc j'enfile vite des chaussures.
Je me change et mets une robe, car la température à vachement grimpé depuis cette nuit. Quand je sors du dressing, Livia est dans ma chambre. Elle me sourit gentiment quand elle me voit.
-Bonjour, comment allez-vous ?
-Bien, mais dite moi tu, s'il vous plaît.
-D'accord mais à une condition.
-Oui?
-Ne me vouvoyait pas, je suis encore jeune.
Livia me décroche un clin d'œil rieur, ce qui me fait rire. Je sens que je vais bien m'entendre avec elle.
-Tu as faim?
-Oui beaucoup.
-Viens, je vais te faire quelque chose à manger.
Je la suis jusqu'à la cuisine, elle met un tablier.
-Tu veux quelque chose en particulier ?
-Euh... des tartines au chocolat?
-Si tu veux.
Pendant qu'elle me cuisine mes tartines au chocolat, elle me fait chocolat chaud, j'ai bien essayée de lui donner un coup de main, mais elle a refusé catégoriquement.
-Alessio te feras visiter après, la propriété est vaste.
-A ce point?
-Oui, Alessio est tombé sous le charme de cette maison il y a quelques années.
-Le peut que j'ai vu est déjà splendide.
-Et tu n'as encore rien vus !
Elle me sert mon petit déjeuner malgré qu'il soit plus de midi, mais je m'en fiche complètement, le sucre, c'est la vie !
Je finis à peine de manger, qu'Alessio rentre dans la cuisine, il est habillé d'un costume tout noir. Son regard se pose sur moi, mais rien ne transparaît.
-Bonjour.
-Bonjour, me dit-il.
Je me lève et pose mes affaires sale dans le lave-vaisselle pour que Livia n'est pas à le faire.
-Tu es prête?
-Pour visiter la propriété ?
-Oui.
-D'accord, je range ça et c'est bon.
Il hoche la tête, mais ne bouge pas, il continue de me fixer sans rien dire ce qui m'énerve fortement. En plus il faut que je lui parle de ma boutique, car je veux vraiment l'ouvrir au plus tôt. Et pouvoir vivre ma vie que j'ai tant voulue, d'une certaine façon.