6. Alessio

1275 Words
Dès que nous sommes à table, je demande une bouteille de vin et renvoie la femme qui nous a accueillis. Giulia lance un regard noir a l'hôtesse ce qui me fait sourire donc elle a bien vus le petit manège de cette femme. -Un problème ? -Pas du tout, pourquoi ? -Je pense que tu as très bien remarqué le manège de cette femme et que ça ne te plaît pas. Elle fronce les sourcils et va pour répondre, mais une serveuse vient nous servir deux verres de vin. Personne ne parle pendant ce temps, je me contente de fixer Giulia du regard et elle, de même. Dès que la femme s'en va, en nous laissant le menu, elle attaque. -Je me fous complètement de que tu fais, mais ce que je ne trouve pas respectable, c'est le fais qu'elle fasse cela devant moi. Alors qu'elle voit très bien que tu es marié. Je me mets à sourire encore plus, cette femme est un phénomène, elle toute seule. -Donc si je viendrais à coucher avec elle, cela ne te ferait rien ? Giulia plonge son regard dur dans le mien. -Non je m'en contre fou. -Très bien, alors. Tu choisis, quoi ? Elle souffle et ouvre son menu et le parcours avant de me répondre. -Toi, tu prends quoi ? -Des pâtes au pesto. Une moue de dégoût se forme sur son visage. -Comment tu peux arriver à manger ça ?! -C'est très bon. -Non, c'est dégueulasse. Elle hausse un sourcil en l'air comme pour dire, « essaye de me contredire ». Malheureusement, elle mal tombé avec moi. Je ne me plie pas, ce sont les gens qui se plient à moi. -Tu en as déjà mangé ? -Non mais ça ne m'inspire pas confiance la couleur. -Alors tu ne peux pas dire que c'est dégueulasse sans y avoir goutté, donc j'en prendrais. C'est le meilleur restaurant pour ces pâtes au pesto. Elle regarde le menu dubitatif. -Ça ne m'inspire pas du tout. -Tant pis pour toi, tu ne sais pas ce que tu rates. Giulia replonge sa tête dans le menu et ne m'accorde plus aucun regard jusqu'à ce que la serveuse revienne pour prendre notre commande. -Que désirez-vous prendre ? -Je vais prendre les pâtes au pesto et ma femme prendra... Je la regarde puis elle souffle. -Je prendrai la même chose, mais est-ce possible de ne pas mettre beaucoup de pesto ? -Bien sûr. La serveuse reprend les cartes et s'en va. Je me tourne vers Giulia et essaye de ne pas sourire, mais c'est une chose difficile en voyant sa mine renfrognée. -Tu as fait le bon choix, je te l'assure. -Si tu le dis, et de toute façon, si je suis malade, ça sera ta faute. Je lève les yeux au ciel, mais n'ajoute rien, car je suis sûr qu'elle va aimer. -Contente pour ton magasin ? Elle sourit enfin, alléluia. -Oui, très! C'est mon rêve depuis tellement longtemps que de me dire que je vais pouvoir le réaliser c'est extraordinaire. -Je comprends, il te reste quoi à acheter ? Ses doigts se mettent à tapoter en concert sur la table. -La décoration, mais j'ai déjà une idée de ce que je veux puis le matériel. -Tu as ton budget? Elle fronce les sourcils puis me répond. -Oui, j'ai économisé et les sommes de mon père sont très généreuse donc je vais pouvoir monter mon affaire sans problème. J'étais sûr d'entendre cette réponse, mais je voulais avoir une certitude. -C'est bien, tu veux aller acheter ça quand ? -Dès que je le peux, le matériel est déjà commandé, il faut juste que je donne une adresse puis c'est fait. Mais je vais d'abord attendre d'avoir mis en place la décoration. -Bon choix. Après tu voudrais changer quelque chose dans l'agencement de la boutique ? Son sourire qui naît sur ses lèvres et tout bonnement magnifique. Il éblouit toute la pièce. C'est fou comme cette femme peut distraire n'importe qui, n'importe quand. La preuve j'en oublie l'endroit où l'on se trouve, je ne pense plus à regarder a droite et à gauche. C'est tellement bouleversant. J'avais oublié comment c'était de ne pas avoir à regarder derrière soit, d'avoir l'impression d'être libre. -Non, je la trouve parfaite comme elle est. Et je pense laisser les murs blancs, je mettrai juste de la décoration. -Tu préfères aller acheter ta décoration en magasin ou par internet ? Si elle doit sortir, je vais devoir préparer tout ça. -Je vais acheter tout ce que je peux en magasin puis s'il me manque des choses, je le prendrai sur internet. -D'accord. Nos plats servis nous attaquons directement. Giulia prend sa fourchette et entoure des spaghettis autour de celle ci. Elle regarde les pâtes avec méfiance avant d'en enfourner une petite bouchée. Après avoir avalé sa première bouchée, elle se remet à en prendre d'autres. Je commence à manger mon plat de mon côté, content de lui avoir fait un nouveau plat, mais aussi d'avoir gagné une mini-bataille. Giulia finis son plat avant moi et prends du pain pour ne rien laisser dans son assiette. Ce qui me fait sourire, ce qu'elle ne manque pas de relever. -Pourquoi tu souris ? -Alors c'était bon ? Elle se mord la lèvre comme si ça lui faisait chier de confirmer que j'avais raison. -Oui, je pense que j'en reprendrais à chaque fois que je viendrais ici. -Bien, tu pourras revenir autant que tu veux. De plus c'est à côté de ta boutique. -Oui, c'est vrai. Je ne me mets pas à la taquiner sur le sujet de j'ai raison et toi tu as tors. Ça pourrait gâcher l'ambiance puis nous passons une bonne soirée. La serveuse revient et nous débarrasse de nos assiettes, en même temps elle nous donne la carte pour les desserts que je refuse poliment. -Tu n'as plus faim? -Non, et je ne suis pas trop dessert. -Hum. Giulia regarde la carte et finis par choisir une coupe de glace à la vanille. -Commet fais-tu pour ne pas aimer le sucre ? -Je n'ai jamais dit que je n'aimai pas ça, c'est juste que je ne suis pas trop dessert. Elle plisse les yeux et place une main sur son cœur. -C'est un crime contre l'humanité. As-tu déjà mangé de bon dessert ? De la bonne pâtisserie ? Je fais une grimace en repensant aux gâteaux de ma mère. Même la nourriture pendant le repas, elle était mauvaise, mais elle ne pouvait pas apprendre à faire de la bonne cuisine et en même temps se droguer. -A vrai dire non. Maintenant elle me regarde comme si une deuxième tête m'était poussé subitement. -Dis-moi que c'est une blague ? Ta mère ne t'a jamais fait de gâteaux ou même acheter un bon gâteau à une pâtisserie ? -Non, ma mère cuisiner très mal et elle savait faire peu de chose puis cela ne m'a jamais attiré. Son visage passe de l'indignation de savoir que je ne suis pas gâteau, à de la tristesse. -Je suis vraiment désolé, ma mère cuisine très bien et c'est elle qui m'a donné le goût de la pâtisserie. -Tu n'as pas à t'excuser c'est la vie. Tu veux que l'on rentre, si tu as finie ta coupe? Pendant que l'ont parlé, la serveuse avait ramené la coupe de glace et Giulia, c'était empresser de la déguster. -Deux minutes et j'ai finis. -D'accord, je vais demander la note. Une serveuse m'apporte la note que je règle en liquide et lui laisse un généreux pourboire. Dès que Giulia a finis, nous sortons et montons directement dans la voiture qui nous ramène à la maison.
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