IEn l’année 1824, le matin d’un jour d’été, un homme était couché sur son lit, dans une chambre de l’hôtel Meurice, à Paris. Il dormait ; sa respiration égale et tranquille témoignait de la parfaite quiétude de son sommeil. Ses traits, d’une régularité pleine de délicatesse, offraient le type de la beauté britannique, qui serait la perfection, si la perfection n’était inséparable de la grâce. Sa chevelure blonde, où quelques poils gris paraissaient çà et là, se cintrait en rouleau pommadé au-dessus de son front lisse et reluisant comme le marbre ; une barbe incolore encadrait de ses deux flocons symétriques l’ovale irréprochable de son visage. C’était, à coup sûr, un Anglais ou la statue d’un Anglais : entre ces deux choses seulement le doute pouvait être permis. Mais c’était bien un Angl

