IILa maison de Peter Lowter, à Londres, était un véritable palais. Le rez-de-chaussée entier était occupé par de vastes bureaux décorés avec un luxe sévère et peuplé d’une armée d’employés de tous âges. Au premier étage se trouvait le cabinet de M. Lowter, dont Stevenson nous a fait la description. Ce cabinet donnait d’un côté sur les bureaux des chefs ; de l’autre, il touchait à l’ancien appartement de mistress Lowter, occupé maintenant par M. Thomas Bage. Mistress Lowter s’était retirée au second étage avec sa famille. Quelques jours après la scène que nous venons de raconter, la femme du banquier, malade, était à demi-couchée sur une chaise longue ; près d’elle Anna feuilletait avec distraction un keepsake. L’ameublement du petit salon où elles se trouvaient outrepassait les limites l

