Marie resta immobile sur le trottoir brûlant de l'aéroport, les yeux fixés sur la berline noire qui s'éloignait. La fumée des pots d'échappement semblait symboliser ses rêves : une trace grise qui se dissipait dans l'air. Elle sentait encore le froid du regard de Monsieur Belmont et, surtout, la morsure de la trahison d'Alexandra. Pensées de Marie : « Elle m'a reniée. Devant lui, devant cette femme... elle a fait de moi une déséquilibrée, une simple "amie d'université" trop collante. Est-ce que tout ce qu'on a vécu à Paris n'était qu'un mensonge ? Non. J'ai vu ses yeux. Elle criait à l'aide derrière son sourire forcé. Claudine ne l'aime pas, elle la brise. Et je ne partirai pas d'ici avant d'avoir récupéré ce qui m'appartient. » Marie traîna sa valise vers un banc à l'écart. Elle se sent

