Le bracelet

1683 Words
Chapitre 7 : Le bracelet Après mon départ, un ami de Vernon va à sa rencontre - Alors mon ami, une rencontre intéressante on dirait ! - Oui, une femme d'une beauté à couper le souffle. Brune aux cheveux magnifiques, yeux bleu océan perçant et un charme à couper le souffle. Le genre de femme qui pourrait te briser le cœur tu vois ! - Elle te plaît on dirait ! - Elle est incroyablement belle, elle a du caractère, vraiment le genre de femme que j'apprécie, je lui aurais bien fait la coure, crois-moi, mais malheureusement elle n'est pas pour moi ! - Mais pourquoi ? Elle est mariée ? - Pire, c'est la Reine de Badelvie ! - Quoi ! Donna de Badelvie ! Tu es sérieux ! - Oui ! - Ben ça alors ! La Reine Donna a accepté de boire un verre avec toi ? Espèce de veinard ! - Je pense qu'elle l'a fait par politesse. Mais c'est dommage pour moi, elle me plaît vraiment ! Mais je pense que c'est une femme qui aime le pouvoir ! Sinon pourquoi se marier avec un vieillard comme le roi !? - Oh ! On dirait que tu as eu le coup de foudre toi ! - C'est rien de le dire ! En tout cas, c'est la première fois que ça me fait cet effet-là ! Mais je dois vite me la sortir de la tête ! De toute façon, je ne la verrais plus ! - Je suis désolé ! Après tu sais, si elle est mariée avec ce roi, c'est peut-être parce qu'on l'a obligé ! On sait comment ça se passe dans les familles royales ! - Puis une femme n'apprécierait pas mon mode de vie. Je suis un voyou et si je savais qui elle était, c'est parce que j'ai de nombreuse fois espionné les convois royaux dans le but de voler quelque chose. - Oui, tu as raison ! Allez vient boire un coup ! - Je vais plutôt rentrer ! - D'accord ! En sortant, Vernon sort le bracelet de sa poche et l'admire. Il se dit à ce moment-là qu'il serait incapable de s'en séparer, que s'il ne peut pas avoir cette femme alors ça serait une manière de garder un souvenir d'elle. Je rentre au château en essayant de ne pas me faire surprendre. Je réalise que j'ai de la chance que Beverly ne ce soit pas réveillé et qu'elle n'a pas remarqué ma fuite. Je rejoins ma chambre, je me mets en tenue de nuit et retire mes bijoux pour me coucher quand je me rends compte que mon bracelet auquel je tiens a disparu. - Oh non ! Un voleur en plus ! Il va me le payer ! (agacée) Je me souviens à ce moment-là que ce fameux Vernon m'a attrapé par le poignet pour m'aider à se relever. Les jours passent, mais je n'ai de pensé que pour ce fameux Vernon. Bien-sûr, je lui en veux pour le bracelet, mais je sais aussi que c'est la première fois que mon cœur s'emballe depuis Billy. J'attends un jour où le roi et Beverly partent en balade pour me rendre au bar j'espère le retrouver. J'y vais vêtu d'un châle que je relève sur ma tête ainsi qu'une robe passe-partout. J'entre dans le bar, mais ne le vois pas. - Vous cherchez quelque chose ma chère dame ! (demande le serveur) - Oui, quelqu'un plutôt ! Un homme qui s'appelle Vernon. Il est brun, taille normale, des beaux yeux bleus et une petite barbe. Il porte un pendentif en forme d'arbre. - Oui, je vois de qui vous voulez parler, mais il n'est pas là ! Il est parti il y a un moment déjà ! - Vous savez où il vit ? - Je ne sais pas si je dois le dire ! A qui ais-je à faire. - Je l'ai rencontré l'autre jour et j'aimerais beaucoup le revoir pour le remercier. - Les informations ne sont pas gratuites par ici ! - Je vois ! Je pose deux billets de vingt dollars Badelvien sur le comptoir. Le serveur les attrapes. - ça devrait aller ! - Il vit dans la forêt, vers le sud, prêt des rochers du lac. - Je vois ! - Il vit dans un chalet, vous ne pouvez pas le rater. - Merci à vous. - Si j'étais vous, je ne m'aventurerais pas seule en pleine forêt ! ça peut être dangereux pour une femme comme vous. - ça, c'est à moi d'en juger ! Occupez-vous plutôt de vos verres et de soudoyer l'argent de vos clients. (agacée) Je prends mon cheval et me dirige vers la forêt, bravant l'interdiction de quitter le palais du roi. J'arrive et le trouve en train de s'occuper du bois pour sa cheminée. Je descends de mon cheval et Vernon se retourne. - Votre majesté ! J'avoue que je n'espérais pas vous revoir ! (stupéfait) - Je veux juste récupérer ce que vous m'avez volé ! - Mais je ne vous ai rien volé ! Je ne me permettrais pas de.... - Arrêtez vos balivernes ! Rendez-moi ce bracelet et on n'en parle plus ! - Ecoutez.... - Non vous écoutez-moi ! C'est ma grand-mère qui me l'a offert et c'est la personne que j'aimais le plus au monde. J'y tiens énormément. Je vous l'échange contre une dizaine de pièces d'or et ce collier de perle ! - Sans me faire arrêter par vos gardes ? - Personne n'est au courant de ça ! Je n'avais même pas le droit de quitter le château ! Donc, personne ne vous arrêtera dans mon intérêt et le vôtre aussi. - Êtes-vous consciente que ce bracelet de perle et cet or vaux bien plus que ce petit bracelet !? - Je le sais, mais j'y tiens ! Ma grand-mère le portait le jour de son mariage ! Vernon soupire et sort le bracelet de la poche dont il n'a pas réussi à se séparer. - Vous l'aviez encore sur vous ? - Ecoutez, je vous présente toutes mes excuses votre majesté ! Si j'avais su que vous étiez la reine, je n'aurais jamais osé m'aventurer à vous voler. Puis je n'avais pas prévu de vous inviter à boire un verre après ! Ça aurait été de mauvais goût ! - Et pourquoi l'avez-vous fait ? Pourquoi m'avez-vous invité sachant que vous veniez de me voler ? - Ça, ça me concerne ! - Je suis autant concerné à ce que je sache ! - Très bien ! Quand j'ai vu votre regard et votre joli visage, j'ai eu envie de vous connaître. Je dirais même que je suis tombé sous votre charme ! Votre majesté ! Je ne savais pas que vous étiez la reine, sinon je ne me serais jamais permis de vous inviter. Je ne peux m'empêcher de faire un discret sourire. - Je ne sais pas quoi dire ! Me voilà flatté ! Vernon prend ma main et me redonne mon bracelet. Je sens la chaleur de sa main sur la mienne et ça me donne un léger frisson. - Je vous le rends et je m'excuse encore ! - N'en parlons plus ! Voilà l'or que je vous ai promis. - Non, je n'en veux pas ! Je ne veux rien en retour, le sourire que vous venez de m'adresser me suffit. Le regard sincère de Vernon me suffit pour faire palpiter mon cœur et sentir des papillons dans mon bas ventre. Je ne me souviens pas avoir déjà vécu de telles sensations y compris avec l'amour de ma vie Billy. Je me sens totalement déstabilisé quand je me rends compte que pour la première fois de ma vie j'ai envie d'offrir mon corps à un homme. - Très bien ! Je n'insiste pas ! Je dois à présent rentrer avant que le roi revienne ! - Vous n'arrivez même pas à dire que c'est votre mari ! - Vous n'allez pas recommencer ! - Je suis désolé ! C'est plus fort que moi ! Je regrette juste de voir un tel gachi. Une femme comme vous mérite vraiment d'être heureuse. - Comment pouvez-vous savoir ce que je mérite ou non ? - Je vois en vous une femme avec beaucoup d'amour à offrir, mais qui malheureusement est contrainte de les enfuir dans son cœur. Une femme aussi qui a de la colère et de l'amertume en elle et qui mérite de trouver l'apaisement. - La devineresse est venue vous voir, je n'y crois pas ! - Je ne vois pas de quoi vous voulez parler ! - Ne mentez pas ! - Je vous jure que je ne mens pas ! Je ne la connais pas ! - Alors comment vous savez ! Comment vous..... Peu importe ! - Vous savez, je ne devrais pas vous dire ça car je m'adresse à la reine, mais un homme dont le cœur s'est emballé au premier regard, saura cerner une femme. (dit Vernon avec les larmes aux yeux) - Ecoutez, je dois m'en aller ! - La situation me désole car malgré notre échange un peu houleux, j'ai perçu une alchimie entre nous. - La vie est parfois injuste. - Je vous souhaite d'être heureuse ! Très sincèrement. Je me rends compte à ce moment-là que la devineresse avait peut-être raison et que cet homme est peut-être celui qu'elle prétend. - Merci ! Au revoir. - Au revoir ! Je me dirige vers mon cheval, remonte et le fait partir au galop. Je m'éloigne, mais me rend compte à ce moment-là que je tourne probablement le dos au bonheur et que je le regretterai peut-être pour le reste de ma vie. Les larmes roulent le long de mes joues. Je les essuie et de manière impulsive, je dirige mon cheval pour qu'il fasse demi-tour. Je reviens vers Vernon qui s'est assis sur un tronc d'arbre, les yeux baignant dans les larmes qu'il retient. Je m'approche et attends qu'il se retourne ce qui le surprend. A suivre
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