XIIC’est trois jours après, tout juste, c’est-à-dire le 30 août, que des petites filles, qui avaient été cueillir des mûres au-dessus du village, sont rentrées en disant qu’elles l’avaient vu. – Qui ça ? – Farinet. – Où ça ? – En bas des pierres. Il y a, entre l’endroit où les rochers prennent fin et celui où les prés commencent, une étroite zone d’éboulis occupée par des pins et à sa lisière par des ronces ; c’est là, disaient-elles, qu’il s’était montré tout à coup. – Vous êtes bien sûres que c’était lui ? – Oh ! oui. Le trente du mois d’août (qui a trente et un jours). – Il ne vous a rien dit ? – Non. – Et alors ? – Oh ! on n’a pas osé rester. Voilà ce que les petites filles ont dit en redescendant au village vers les cinq heures et leurs bidons n’étaient qu’à moitié pleins

