2 jours plus tard j'avais une preuve marquée à l'encre indélébile que j'étais enceinte, je me suis littéralement effondrée sur Rachid parce qu'au fond de moi j'espèrais secrètement que tout cela ne soit qu'une illusion et que c'était juste dû à un problème de menstruation mais hélas !
Rachid m'a pendant ce temps conseillé que prier était la première chose à faire. Il m'a appris les bases et désormais je ne ratais pas les 5 prières.
Les jours passérent super vite et j'en étais à mon 6eme mois de grossesse, mon ventre se faisait plus gros mais ne semblait pas être si voyant que ça parce que je ne portais que de grand t-shirt qui m'arrivais aux hanches. J'avais carrément perdu le sens de l'habillement, limite je m'en fichais royalement. J'avais tellement de chagrin à accepter que moi, Ndoumbé je me suis retrouvée enceinte à 15ans que parfois je me croyais dans un rêve cauchemardesque.
J'étais vraiment affreuse et très fatiguée. J'avais tous le temps des cernes, les yeux rouges et la mine dégoutée. Même pour un sourire, j'avais de la peine à le faire sauf bien sûr si j'étais avec Rachid. Ah Rachid cet homme m'est vraiment d'une très grande aide.
-Rachid tu es bien silencieux ce soir !
-....
-Qu'est ce qu'il y a ? Parle moi s'il te plaît.
-Ndoumbé je dois aller en voyage en france pour compléter une petite formation.
-....
-Dis quelque chose Ndoumbé.
-Qu'est ce que tu veux que je te dise. C'est ton avenir. Va le construire.
-Mais ne parles pas comme ça alors.
-Rachid tu y vas pour combien de temps ?
-5 mois.
-Ou ça ?
-En France !
-Quand ?
-Dans 3 heures !
-Waouw ! Alors ça y est. Toi aussi tu y vas. Souris je faussement.
-Je vais revenir, ce n'est que pour un temps.
-Tu me le dit que maintenant ?
-Ndoumbé j'avais postulé depuis longtemps et c'est que hier que l'on m'as mis au courant de mon voyage pour la formation. Il faut que j'y aille pour débuter ma carrière professionnelle.
-D'accord. Je te comprends mais qu'est ce que je vais faire sans toi ?
-Viens on va commencé par t'acheter un téléphone et une carte sim.
On alla acheter un téléphone Itel S32 et une carte sim qu'il m'offrit avant d'enregistrer mon numéro dans son portable. Je lui murmure un petit merci.
-Ne sois pas triste. Je reviens dans pas longtemps. Je ne serais pas là pour ton accouchement mais.....
Il arrêta de parler lorsqu'il vit mes larmes coulaient.
-Bon puisque tu es une petite fragile je vais pas faire de discours mais je dois y aller. Mon vol est dans une heure et demi.
-Je t'accompagne si tu veux.
-Non ne te fatigue pas. Ça va aller d'accord ?
-Non ça ira pas !
-Tu es sûr que tu n'es pas amoureuse de moi par hasard ? Blagua t'il.
-Bien sur que non espèce d'idiot. Souris je.
-Tu me fait un câlin ?
Pour toute réponse je le pris dans mes bras et ce fut un long câlin. Je me sens tellement en sécurité à ses côtés.
Comme je m'y attendais, il prit un taxi et s'en va.
*
Le lendemain j'étais en retard au travail, j'y suis arrivée à 11heures et comme c'était un dimanche. Je trouvais toute la famille réunit au salon.
-Bonjour. Lançais je avec une génuflexion.
-Ndoumbé, on a à te parler. Assis toi. Dis froidement ma tante Penda.
Je m'assis sur le premier fauteuil à ma disposition.
-Oui ?
-Écoute, on en a marre de tes mensonges et prétextes. Qu'est-ce qui ne va pas ? Demande mon oncle Moussa.
-Mais....je...
-Arrêtes de bégayer et dis nous correctement ce que tu as. Tu sais bien que tu es comme notre propre fille alors sache que si tu te comportes soudainement comme ça, ça me fait mal. Dit tristement ma tante.
-Tata tout d'abord je tenais à m'excuser de mon comportement ces derniers jours. Mais il s'avère que je suis....suis enceinte.
-Soubkhanallah. Fit mon oncle
-Allahou Akbar. Compléte ma tante.
-Ndoumbé qu'est-ce que tu nous racontes comme ça ? Questionne Marem.
-C'est pas vrai, c'est impossible et c'est insensé. Tu es beaucoup trop intelligente pour ça ! Répète Malick ahuri.
-Si, je suis bien enceinte.
-Comment ça ? Mais explique nous au moins que l'on puisse comprendre.
Je me mis donc à leur narrait l'histoire de mon viol en omettant bien-sûr mon père et ma belle-mère dans l'histoire. J'ai aussi menti sur le lieux de viol.
Je ne pouvais pas leur dire la vérité, ça serait trop.
À la fin de mon récit, Marem se jetta sur moi en pleurant de compassion.
-Tu ne le mérites pas, non pas toi, c'est tellement injuste ! Répéta t'elle.
-Tu vas avorter ! Parle ma tante.
-Quoi ?
-Elle se fera avorter j'ai dit. Elle est trop petite pour....
-Je suis désolée maman mais elle ne le feras pas. C'est un être qui a le droit de vivre. Me défend Malick.
-Maman c'est toi qui disait qu'en Islam il faut toujours croire en Allah et assumer son destin aussi dur que celà puisse être. Renchérit Marem dans un sanglot.
Moi je ne pleurais même pas, je crois que j'ai épuisée mon stock de larmes pendant la nuit.
-Oui mais pas dans ce cas. Elle est trop jeune.
-Tata pardonne moi mais je n'avorterais pas.
-Pardon ?
-Je n'avorterais pas. Je suis en sixième mois de grossesse et l'avortement pourra m'être fatale. De plus je ne pourrais pas hoter la vie d'un être qui loge dans mon ventre. Je....je me suis déjà habituer !
-Sixième mois tu dis ?
-Oui ! Sixième mois !.
-Et toi jamais tu n'as juger cela nécessaire de nous en parler.
-Laissez là tranquille. Ce n'est pas un sujet facile. Intervient mon oncle.
-Je suis dans la cuisine si vous avez besoin de quelque chose ! Avouais je en me levant du salon.
Le reste de la soirée se passa normalement et même s'ils me traitaient comme une princesse je n'avais pas le cœur jovial jusqu'à ce que je reçois un appel de Rachid me disant qu'il est bien arrivé et que je lui manqué déjà. On a parler au moins 30 minutes avant de raccrocher. Son appel m'apporta un peu de baume au cœur.
À 21heures je pris congé pour 2 jours et le chauffeur me déposa comme à son habitude chez moi.
À mon plus grand bonheur, la maison était vide. Je fis à manger puis alla me coucher pour me réveiller qu'au petit matin.
-Ndoumbé descend tout de suite ! Cria mon père d'en bas.
-Oui papa ?
-T'en es à ton sixième mois de grossesse n'est ce pas ?
-Bien sur que oui chéri ! C'est évident. Ajoute ma tante en entrant dans la pièce.
-Bon ton papa et moi avons jugé nécessaire qu'il serait mieux que tu quittes la maison.
-Papa c'est vrai ? Demandais je.
-....
-Papa répond moi. Est-ce que c'est vrai ?
-Oui. C'est mieux comme ça.
-Wa papa mane lanela leu def ? Lane mo takh mouy soubeu mouy guone domeu may diam. Lane mo waral nakar biga may teikk chaque jour. Leipp lo xalat si lo Bone wakh gamako tei def gamako. Leigui amato dara louleu deisser loudoul dimeu gueiner si sa keur. Papa bo démé si Ya'Allah ba digeu kham lokoy wakh. Ya'Allah bouleu dinker dom daf laka djokh pour geukoy wane yonou l'islam ak yone wou bakh ni. Mane khalei la tei sokhnaleu sameu weitte, Mane bomeu bayei teiy ci kane lay fanane ? Yagu n'a gueine di guiss papa ak dom niouy wakhtane du retane meu beuss sama xol tokk si wayei xawmeu li kagn lay diekh. Amna loumeu metti torop nak, nakh khawmeu wone ni bimeu niakker sameu yaye, dama niakaler baye. Ioe mi darone done sama werouwaye si kaw souf yameu wara meuneu def li ? Joy n'a joy beu ama touma rangogne. Ni geu nareu deuker ak mane beu kerok may sanguer souf, tay lamay dogeu leirreu. Ya'Allah nak mouniou meuneu nioune nieup kone bayi naleu si lokho Ya'Allah kheuyneu ligeu mel ni tayouloko. Neigeu meu gueune seu keur, dinako def amoul beine problème. Deink n'a sama bopp Ya'Allah. Magui dem. (Papa qu'est-ce que je t'ai fait ? Pourquoi tu ne m'apportes la paix ni le matin ni la nuit ? Pourquoi tu t'amuses autant à me faire souffrir ? Tu as tout essayer avec moi et tu m'en as fait voir de toutes les couleurs et maintenant tu me demandes de quitter la maison ? Saurais tu quoi dire et quel prétexte utiliser le jour du jugement dernier ? Si Ya'Allah t'a confié une fille tu crois que c'est pour que pour la faire chagriner ? Non si Ya'Allah t'a confié une fille c'est sûrement pour que tu lui enseigne les valeurs de la religion islamique et lui montrer le droit chemin. Dis moi si tu me tournes le dos vers qui vais je devoir me retourner ? Ça me fait tellement mal quand je vois un papa et sa fille main dans la main entrain de rigoler et de parler de tout et de rien. Tu sais je ne savais pas qu'en perdant maman je t'avais perdu aussi. Non je m'en doutais vraiment pas. Je croyais que c'est juste dû au choque de don décès que tu réagissais comme ça mais là ça dure depuis trop longtemps et s'en est trop. J'ai tellement pleurer que je n'ai plus de larmes finalement. C'est comme ça que tu comptes te comporter avec moi jusqu'à ma mort, je viens d'en être persuader aujourd'hui même. Tu as atteint le sommet, toi qui devrait être mon protecteur, tu n'es en fait que le principal source de toutes mes souillures. Je ne sais plus quoi dire à part te laisser dans les mains Du Tout Puissant. LUI qui est le plus fort que tout. Tu me demandes de quitter ta maison papa ? Rassure toi ! Je m'en vais, je confie ma personne à Ya'Allah. Au-revoir ! ) Terminais je sous le regard ahuri de mes 2 tuteurs.
Je montais directement à ma chambre et pris tout ce j'avais ensuite je me mis à remplir les 5 grandes valises qui étaient de ma mère. Je suis tellement sidérée que je n'arrive plus à verser de larmes. J'ai les mains qui tremblent de colère.
Bref je me changeais puis descendis les valises au seuil de la porte un à un sans leur jetter un seul regard.
J'arrêtais directement un taxi après avoir repris la totalité de la somme que j'avais confié à l'amie de ma mère. Elle a tenté de me faire un questionnaire que j'esquivais en lui disant que j'allais repasser pour lui parler.
Le taxi me déposa chez l'unique lieu que je connaissais en dehors de ma maison.
-Ndoumbé que fais tu ici, tu es en congé et je te l'ai dit hier. Pourquoi tu es avec des valises en plus ?
-Je...euh...je me demandais si tu pouvais m'heberger pendant un temps. Je n'ai nulle part où aller.
-Oui bien sûr que oui. Viens rentre ! Malick se chargera de ta valise, tu dormiras dans 'a chambre de Marem.
*
Les mois étaient passés avec une telle rapidité que je me retrouvais aujourd'hui dans la salle d'accouchement. J'étais tellement faible face à cette douleur que je dû accoucher par césarienne. Je ne savais pas le sexe du bébé car je voulais conserver la surprise.
Je ne tenais plus tellement la douleur était atroce, je commençais à perdre toute ma force, j'étais épuisée, je transpirais, je pleurais, je grimacais et j'avais de la peine à reprendre mon souffle tandis que tata Penda était près de moi en larmes et me tenait la main droite en récitant des sourates de tout genre.
Mes paupières commencèrent à devenir de plus en plus lourde au fil des secondes qui me paraissaient être une éternité.
Je ne voulais pas sombrer car je savais qu'une femme sur 3 mourrait lors de l'accouchement. Et c'est ce qui risquait de m'arriver si je fermais les yeux. Pourtant sans que je ne m'y prépare mes paupières se fermerent soudainement.
Ça ne devrait pas se terminer comme ça pour moi. Je ne pouvais pas mourir ainsi. Ça ne serait pas juste. Pensais je.
-Non mademoiselle. Ne fermez pas les yeux. Vous allez vous en sortir. Me cria presque une sage femme.
-Ndoumbé ouvre les yeux s'il te plaît ! Me supplia ma tante. Je suis là. Ajoute t'elle.
J'essayais de réouvrir les yeux mais en vain je n'y arrivais.
-Son cœur est entrain de lâcher ! Renchérit la voix d'une infirmière.
Et les cris de bébé était le dernier son que j'eus entendu avant de sombrer dans un profond sommeil.