Chapitre 05 :

2703 Words
J'accouru au plus vite à sa hauteur. Ce qui me choqua le plus c'est que ma belle-mère était sagement assis sur le canapé en face de lui les yeux posés sur la télé. -Tata qu'est-ce que tu fais assis ? Mon père va mal tu ne l'as pas vu ? Demandais je paniquée. -Moh ton père est un soulard, tu vas finir par t'y habituer. Moi je suis mon émission. Dit elle tranquille. Je ne répondis pas et me contentais d'appeler un ambulance au plus vite. Mon père a été retenu à l'hôpital car il avait fait une arrêt cardiaque pendant qu'il s'amusait à boire. J'ai donc du donc changer les horaires de travail. De 08heures à 18heures j'allais travailler et à partir de 19heures je re rester chevet de mon père. Toutefois je devais rentrer chaque jour chez moi à 6heures pour mes affaires et la routine du matin. Pourtant pas une fois j'ai croisée ma tante à l'hôpital ni à la maison d'ailleurs et mon père aussi n'a jamais demandé après elle. C'est vraiment bizarre ça. Demain je commencerais mes horaires normaux chez la famille Mbengue. Vu que mon père est rentré aujourd'hui et que je n'ai plus besoin d'aller à constamment à l'hôpital. J'espère sincèrement que cet incident lui servira de leçon. J'étais allongé sur mon lit lorsque mon père me cria de le rejoindre au salon. Je me demandais pourquoi il m'appelle qu'au salon. Tout ceci est louche. -Oui papa ? -Assieds-toi ! -Pardon ? -J'ai dit assieds-toi j'arrive ! Redit il en se levant. Ensuite il cria à ma belle-mère que c'était bon. Je ne comprenais rien à rien mais pour ma peau je m'assis sur le canapé attendant ce qu'il avait à me dire. -Pap... Je n'eus pas le temps de terminer ma phrase que ma belle-mère mis sa main sur ma bouche et m'injecta une piqûre. Je voulu prononcer quelques mots mais rien, j'essayais aussi de bouger mes bras mais rien non plus on dirait que mon cerveau n'opérait pas. Je ne pouvais bouger que mes paupières et rien de plus. Mon père m'allongea sur le canapé et ma belle-mère fit entrer deux hommes cagoulés. Je ne comprenais pas grand chose jusqu'à ce que l'un des hommes offrit à mon père une enveloppe avant que celui-ci ne sorte avec ma belle-mère à ses côtés ensuite je vis les 2 hommes en question se déshabillaient. Les larmes commencèrent à perler le long de mes joues. L'un des gars avait la voix plus rauque et l'autre était beaucoup plus claire de peau. Cependant leur regard ne les trahissaient pas: ils avaient l'intention de me v****r. L'un me déshabillait pendant que l'autre m'embrassait et me caressait. Ce fut l'inverse des rôles au bout de 5 minutes.  Il n'en fallut pas beaucoup pour que je me retrouvais nue devant eux. Je ne me suis jamais sentie aussi honteuse et humilié, c'était la première fois que je me mis à nue devant un homme. Leurs paroles étaient tellement salaces que je ne pourrais le rapporter en ce moment précis. C'est ainsi qu'ils ont abusés de moi à 2 et à plusieurs reprises. Ils ont pris ma virginité, ma valeur et mon principe. J'étais une petite poupée immobile et ils ont profités de moi à tour de rôle. J'essayais de détecter une quelconque pitié à leur égard tout d'un coup, mes paupières devenaient plus lourdes au fur et à mesure jusqu'à ce qu'ils se ferment complètement. À mon réveil, je ne trouvais personne. En parcourant la pièce du coin de l'œil, j'étais bien évidemment donc à l'hôpital. -Mademoiselle vous êtes enfin réveillez ! Vous vous êtes endormis parce qu'on vous a injecter plusieurs doses de piqûre et seringues différentes. Cela vous a hotté la parole et a stoppé vos mouvements. Votre mère est effondrée, vous avez une chance incroyable de l'avoir mais malheureusement votre père a souhaité garder votre histoire de viol en tant que dossier privé et dossier personnel pour ne pas gâcher la réputation familiale. Il dit qu'il s'en chargera lui même de cette affaire. -Je veux de l'eau ! -Ah oui désolé. Tenez. -Mademoiselle si vous n'êtes pas quelqu'un d'imposant et de forte, vous ne pourrez pas passez au dessus de cette étape. -Je ne p... pourrais pas... Je veux parler à Amina. J'ai besoin d'elle. Avouais je en refoulant mes larmes. -C'est qui Amina ? -Ma meilleure amie. -Vous voulez que je l'appelle ? -Non, vous ne pouvez pas. Je n'ai pas son contact. Qu'est-ce que je vais dire ? Je vais tomber enceinte n'est ce pas ? -Vos parents m'ont dit de ne rien dire à ce sujet. Je suis désolé. -Meme à moi la concerné dans l'histoire ? -Oui. -Je suppose que c'est oui donc je vais tomber enceinte. Il haussa les épaules puis s'en alla. Une fois je me réfugie dans un torrent de larmes. * Je suis sortie de l'hôpital le jour même sous l'insistance de mon père ils ont fini par me laisser rentrer sûrement parce qu'il avait peur que je dévoile tout sauf qu'il savait au fond de lui que j'en étais incapable. Je pouvais à peine marcher mais comme je suis une battante, j'y suis arrivée. -Ndoumbé ton père et moi allons en France pour 4 mois. On te laisse la maison mais cependant tâche bien d'en prendre soin. Et surtout ne t'aventures même pas à aller raconter ce qui s'est passé car je te je jure qu'avant d'aller en prison toi tu finiras sous le sable. Est ce que tu m'as bien comprise ? -Tanta lanela def ? Lane mo takh ga bagn meu ? Lane mo leu diaral gua yakh sama adouneu nii ? Ayy tanta khana amo khôl, mane xalei la. Tanta wakh foumeu dieum ? (Tata qu'est-ce que je t'ai fait ? Pourquoi tu me détestes ? Pourquoi as tu détruite ma vie de la pire des manières qu'il soit ? Tata je suis une petite fille, n'as tu donc pas de cœur ? Pleurais je à ses pieds. -*rire* Rien ne me fait plus plaisir que de voir la fille de ma coepouse souffrir autant pendant que la mienne est à l'école. Rigole t'elle. -Tanta beugou meu eumbeu dom djou lawoul. Lane la wara def ? Ak djeumi Yallah Sounou Borom diapaler meu guir Yallah. (Tata je veux pas tomber enceinte hors mariage, qu'est-ce que je dois faire ? Dis le moi Au Nom Du Tout Puissant s'il te plaît) Sanglotais je toujours. -Oh mais ne t'en fais pas pour ça, il n'y a pas de risque ma chèrie. Ton père et moi avions déjà tout régler. On refuse catégoriquement que tu tombes enceinte. Bon j'y vais, ton père m'attend et on va aller s'amuser avec l'argent avec laquelle on a vendu ton corps. Lance t'elle fière. Un torrent de larmes m'envahirent à nouveau. C'est décidé, cette histoire est beaucoup trop honteuse pour que je la partage avec qui que ce soit. Je garderais ça pour moi seule et j'en souffrirais discrètement. Non mais il est vraiment hors de question que je dise ils ont vendus ma virginité à deux inconnus pour aller voyager pendant 4 mois. C'est sale de dire ces choses. Bref heureusement qu'ils m'ont épargné de la possibilité de tomber enceinte donc il sera pas nécessaire d'en parler vu qu'il y aura pas de faille. * 4 mois se sont passés et si tout se passe bien mon père et ma belle-mère reviendront après demain. Pendant ces derniers mois, il n'y avait pas ne serait ce une seule nuit sans que je ne pleure sur mon oreiller, je les revoyais chaque jour profitant de moi, me caressant et me disant toute ces choses salaces. Les matins ça aller, j'essayais de faire comme si de rien était sauf avec la présence de Rachid. Il savait que j'allais pas bien, il m'a plusieurs fois forcé à lui dire mais chaque fois que je prenais l'initiative de lui en parler, mes larmes m'en empêcher. J'en souffrais terriblement de plus que depuis qu'Amina est partie, elle n'a pas fait signe de vie. Toutefois Rachid trouvais toujours un moyen de me faire rire ou sourire au milieu de mes sanglots. Je pleurais beaucoup trop quand j'étais avec lui et pourtant il ne s'est jamais plaint. Il m'apportait confort et réconfort dans les moments de détresses, c'est pour ça que je me débrouillais toujours de façon à le voir chaque soir. Dans mon lieu de travail, Malick et Marem avaient grave pris leur distance, ils me parlaient à peine parce qu'ils disaient que j'avais changée, que je suis devenue beaucoup trop froide et super insolente à leur égard. Toutefois j'essayais souvent de me faire pardonner en leur concoctant des mets succulents pour ensuite recommencer le lendemain. Moi même je n'arrivais pas à me comprendre. -Ndoumbé ! Me cria mon oncle. -Oui ? -Je peux savoir ce qui te prend ? Qu'est-ce qui ne va pas ? -Tu as changé autant physiquement qu'autre chose. Tu as pris beaucoup trop de poids, tu as des sautes d'humeur, tu ne cesse de manger pour après vomir. -Qu'est ce que tu veux dire tonton ? -Tu n'es pas malade ? -Non ! Pas à ce que je sache. -Penda (sa femme) va vraiment te tuer ! -Qu'est ce que j'ai fait ? -Si tu n'avais rien fait, tu allais pas tomber enceinte. -Je ne suis pas enceinte mon oncle. J'en suis sûr ! -Ok. En tout cas, on t'a tous à l'oeil. -D'accord. Dis je confiante Il avait pas tord sur ce coup là mais cette pensée était impossible. Ma belle-mère m'avait dit qu'ils s'en ont chargés ! C'est vraiment insensé que je tombe enceinte parce que mon père et ma belle-mère ne prendront pas ce risque pour ne pas que l'histoire éclate. Impossible ! -Ndoumbé, Tu m'écoutes ? -Euh...Non tu disais ? -Depuis quand tu n'as pas vu tes règles ? -4 ou 3 mois ! -Mais c'est horrible, il faut que tu ailles chez le gynécologue. C'est pas normal. -Je crois que c'est normal. Je suis trop naïve Rachid. -Qu'est ce que tu racontes ? -Rachid je suis peut....être... enceinte ! -C'est pas grave, on va trouver une solut....Attends quoi ? Tu as dit quoi là ? -Ce n'était pas voulu, je suis enceinte. Ce n'est pas grave si tu m'abandonnes, je t'en voudrais pas, tu as assez fait pour moi.et.... -Mais tais toi et arrêtes tes bêtises. Je ne vais pas t'abandonner. Mais comment as tu fait pour tomber enceinte ? Racontes moi ! Je lui narrais alors toute l'histoire et il m'écouta sans m'interrompre. -Putaiiiiiin..dit il les poings fermés. -Rachid calme toi. -Me calmer tu dis ? Non c'est trop, ces gens là ne sont pas humains. C'est abusé. Je sais que ce sont tes tuteurs mais tu as vu ce qu'ils t'ont fait ? Tu es peut-être enceinte à 15 ans Ndoumbé p****n 15ans. Pourquoi tu m'as rien dit depuis tout ce temps ? Hein ? Si tu me l'avais dit tu n'en serais pas là, on aurait trouvé une solution. -Parce qu'ils m'ont dit de ne rien dire et que je 'e tomberais pas enceinte. -Et toi comme tu es intelligente tu y a cru ? -Je n'avais pas le choix, je pens.... -Arrêtes de penser que toutes les personnes sont généreux. Et puis toi tu vis avec eux, t'aurais du savoir à quoi t'attendre mais jamais tu n'as pensé qu'ils pouvaient faire le contraire ? Il est où ton cerveau ? -Je me disais qu'il n'y gagnait rien en faisant ça sinon l'histoire éclatera. -Ndoumbé, ouvre un peu les yeux. Ils savent à quel point tu es faible et vulnérable. La preuve, ils ne se sont jamais inquiété sur le fait que t'allais rien savoir. -..... -Pourquoi tu n'as jamais été à l'hôpital pour y avoir du clair ? -....... -Répond moi ! -Rachid je n'ai que 15 ans, je ne sais pas comment se déroule ces choses là. -Et moi alors ? J'étais la pour toi, tu auras pu m'en parler. -Je suis tellement désolée. Pleurais je encore. -Tu as de quoi l'être en tout cas. -Mais pourquoi ils m'ont laissés pendant 4 mois ? -Parce qu'au delà de 4 mois de grossesse, l'avortement devient risqué et fatale si ce n'est pas pour dire impossible. -Meme si c'était qu'à un mois de grossesse et que l'avortement était la seule chose envisageable, je ne le ferais pour rien au monde. Je n'ai jamais voulu tombé enceinte en hors mariage mais je n'attenterais jamais la vie d'une personne. -Alhamdoulilah. C'est une sage décision. -Rachid ? -Oui ! -Ne me laisses pas ! -Si ta sœur était là, elle t'aurais abandonnée ?? Non alors moi jamais je ne le ferais aussi. Compte sur moi. Rachid était le genre de mec qui pouvait être là à n'importe quel moment. Il a tout ce qu'il faut pour faire sentir à qui le souhaite le joie de vivre. Par contre quand il s'agit de lui c'est carrément la grande muraille. Tous les portes sont fermées, on peut voir que ce qu'il veut que l'on voit sinon c'est un homme casi indéchiffrable. Il m'aborde avec une spontanéité vraiment surprenante quand je vais mal. Son franc parler et son débit rapide me laisse aussi bouche bée. Il semble souvent avoir ce petit côté nerveux cependant il est incapable de maîtriser le surplus d’énergie qui le caractérise. Homme entreprenant, il passe instantanément de la délicatesse qui me rassure à un homme sérieux. Blagueur, fantaisiste, drôle, intelligent, charismatique, jovial, audacieux, téméraire, humouristique, extraverti, pieu..... Nombreux sont les qualités qu'il détient mais pourtant mystérieux était le seul mot dans le dictionnaire qui pouvait le décrire. Il me donnait souvent cette envie de plus le connaître comme quand on lit un livre et qu'on a hâte de connaître la suite du suspense. Il m'amuse autant qu'il m'attendrit. Il m'apporte tellement d'aide qu'à la fin j'ai l'impression de profiter de lui. -Bon il faut que j'y aille, ils doivent rentrés dans pas longtemps. -D'accord. Tiens moi au courant. On se dit un câlin et puis chacun pris sa route. Ce rond point était notre point de rencontre chaque soir de à partir de 20 heures. Bref lorsque je rentrais à la maison, je m'installe directement au salon attendant leur retour de pied ferme. -Bonsoir, oh mais dis donc tu as vraiment grossis toi. Vocifèra ma belle-mère. -Ah mais c'est bien normal, t'inquiètes pas. Je suis enceinte, vous pouvez également être content de votre travail. Dis je dégoûtée. -ON N'A RÉUSSI CHÉRI, ON À RÉUSSI. Crie t'elle en sautillant auprès de mon père. Non mais dites moi que je rêve ?! -Papa j'espère que tu es fière de moi, tu as vu je suis tombé enceinte à seulement 15 ans à cause de ton complot. Souris je hypocritement. -..... -Heureusement que tu n'as plus les mots, je vais prendre ça pour un oui. -Ca suffit Ndoumbé, je ne suis pas ton égale, ne me manques pas de respect.. Dit mon père soudainement. -Te manquer de respect ? Non je ne le ferais jamais même si je le veux je ne pourrai pas. Tu sais pourquoi ? Parce qu'il y a un lien entre nous qui m'en empêche. Je me dois de ne pas te décevoir et faire ce que tu désires cependant ton rôle à toi n'était il pas de me protéger ? Je me pose encore cette question à l'heure d'aujourd'hui. La seule chose qui me fait le plus de mal c'est que moi je ne cesse de te trouver des prétextes et arguments pour comprendre tes gestes. Même après m'avoir forcer un être dans mon ventre, moi je trouve toujours un moyen de t'appeler papa et de continuer à t'aimer. Lançais je avant de prendre les escaliers. -CE N'EST QUE LE LANCEMENT MA PUCE, LE DÉBUT COMMENCE DEMAIN INCH'ALLAH. Cria ma tante avec la voie joviale. Si tomber enceinte n'est que le lancement je me demande ce que serait la fin. Et cette nuit je ne sais pas pourquoi mais l'absence de Amina fut beaucoup plus pesant que d'habitude. Ah Amina j'aimerais tellement savoir ce que tu m'aurais exactement conseiller en ce moment. Sanglotais je.
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