Pendant les 5 mois qui ont suivis. Mon père ne me calculait aucunement, il ne répondait même pas à mes salutations. Son quotidien se limitait à son travail et parfois à l'alcool. Ma belle mère, elle, me mettait toujours des bâtons dans les roues mais je passais au dessus de tout ça parce qu'il n'y avait pas ne serait ce qu'un jour sans qu'Amina ne me réconforte ou ne vienne pleurer avec moi. On reconnaît les vrais que lorsqu'on est dans des moments difficiles, il y en a qui préfère te conseiller simplement pendant que d'autres restent même si tu les demandes de partir, ils restent même si tu leur dit que tu vas le gérer seul et quand la situation devient beaucoup trop difficile ils se mettent à pleure parce qu'ils ont autant mal que toi. Ce sont pour ces rares personnes que nous devons nous battre. Si vous aviez auprès de vous ces genres de personnes, ne faîtes pas l'erreur de les laisser partir, faîtes de ces personnes l'une de vos priorités et non votre roue de secours. Sinon un jour ou l'autre vous le regretterez à force de crier sans aucun secours.
Du côté de mon travail tout se passe à merveille, ils m'ont mis en confiance et m'ont intégrés dans leur famille. Ils acceptent tous que je veuille garder ma vie privée à l'écart mais n'empêche que Marem et Malick sont devenus de vrais amis pour moi. Grâce à eux tout s'est passé comme promis: je suis des cours sur internet et je reçois des exercices imprimer ou écrit par des profs en plus des exercices d'Amina. On a aussi un répétiteur qui vient parfaire nos lacunes de 16h à 18h chaque lundi et mercredi. Et pour la première fois que j'ai touchée mon salaire, mon père et ma belle mère m'ont fait comprendre de m'en servir pour moi même et que désormais ça sera à partir de cet argent que je vivrais parce qu'eux me donneront plus rien. Je crois vraiment qu'ils ont complotés ça parce qu'ils ne savaient pas que je touchais 200.000f chaque mois. Pour eux c'était plus tôt aux alentours de 30 ou 40.000f mais je me garderais bien de leur dire la somme. Il y a que Amina qui sait que je m'en sortirais à la mesure où je lui ai expliqué mon salaire de chaque mois, elle s'est mis à sourire me disant que je le méritais bien. Ce qui fait que chaque mois, je garde soigneusement les 170.000f à la gérante d'une cosmétique et d'une boutique qui était une bonne amie à ma mère et je me sers des 30.000f que je garde dans ma pochette au cas où. Étant donné que je mange avec mes patrons du matin au soir et que c'est le chauffeur qui me ramène à chaque descente. Les 30.000f j'en ai presque que faire, ah si ce n'est pour acheter des serviettes hygiéniques que j'ai utilisé la semaine dernière pour la première fois de ma vie et c'est tata Penda qui m'a expliquée comment faire. Pour ce qui est des habits ou accessoires j'en manque pas aussi. Tata Penda m'en offre chaque semaine en même temps que sa fille. Je partageais très souvent les habits avec Amina mais pour ce qui est de l'argent elle a totalement refuser prétextant que c'était mon argent et que je devais le garder.
Vous l'aurez devinée j'ai beaucoup de chance, je ne saurais vraiment pas comment les remercier.
*
Aujourd'hui c'est Samedi et je ne travaille pas pour ce week-end çi car la famille Mbengue est à Saly, ils ont insistés pour que je vienne mais j'ai gentiment refusée, je voulais les laisser seul dans leur intimité.
-Viens me faire à manger ! Cria mon père.
-D'accord. Dis je avant de remarquer qu'il n'y avait rien à la cuisine.
-Je vais aller chercher de quoi faire à manger parce qu'il y en a pas.
-Je préfère un burger king du planet kebab. Tiens ! Dit il en me tendant un billet de 5000f.
-Laisse je me servirais de mon argent. Rétorquais je.
-Ou est ce que tu vas ? Demande ma belle mère en même temps que Amina.
-Je vais acheter à papa un burger.
-J'en veux aussi ! Dit ma belle-mère prenant place auprès de mon père.
-D'accord.
-Attends je t'accompagne ! Dit Amina.
-TOI, TU NE BOUGES PAS ! Cria sa mère.
-Je vais bouger......
-Amina s'il te plaît, écoutes là. Je ne serais pas longue. T'aimerais quelques choses ? La coupais je.
-Non, merci. Bouda t'elle en montant les escaliers..
*
Aprés des minutes d'attente, on prit enfin ma commande. Je me mis en route dès que je reçus les 2 burger king de mon père parce que moi j'avais pas faim.
-EXCUSEZ MOI, C'EST À VOUS ÇA ? Me crie un homme presque essoufflé.
-Euh oui, oui c'est à moi, je l'ai sûrement fait tomber. Fis je en remarquant que ma pochette n'était plus dans ma poche.
-Oui, vu que je l'ai ramassé. Tenez !
-Merçi, c'est gentil. Des gens honnêtes j'en connais pas beaucoup .
-Pas de quoi ! Dit il simplement avant de s'en aller.
Je m'attendais à ce qu'il me demande quelque chose en échange donc ça me prend qu'il ne l'ai pas fait. Au Sénégal ça a tendance à rendre la pièce de monnaie. En plus je dois vraiment l'admettre il est très mignon, pas beau juste mignon.
*
J'ouvrais la porte et comme par magie, je me retrouvais propulser au mur avec les mains de mon géniteur autour de mon coup comme s'il voulait m'étrangler.
-Niaw. Omar ki dh boko doroul dineu naw. Sank beurre yeux niou lay khar. Tchiiim. (Bien fait. Omar si tu ne la frappe pas, elle va finir par pousser des ailes. Depuis un moment nous l'attendons) Dit ma belle mère à l'encontre de mon père.
-Ça fait plus de 30 minutes que je t'attends, tu te fous de moi. Me dis mon père.
-....je...je...
Il arracha le sachet de mes mains puis il me donna une claque avant de me jetais au sol suivis des coups de pieds alors que je me protégeais le visage, la douleur fut telle en devenait insupportable lorsque ma belle mère, elle aussi se mit à me frapper avec une ceinture
Quelques secondes passèrent avant que je ne remarque qu'ils avaient arrêtés. Rassemblant toute ma force, je me levais difficilement et boitais jusque dans ma chambre sous leurs insulte. Incapable de fournir plus d'efforts, je m'etalais au sol pendant des minutes avant d'aller prendre un bain.
La chasse d'eau ne m'était pas d'une grande aide, j'avais l'impression que l'eau me piquait tous les parties de mon corps où la ceinture était atterie.
Je ne savais pas si je pleurais, l'eau recouvrait mon visage c'est tout ce que je savais.
Après une trentaine de minutes je sortis enfin de la douche. Serrant les dents, je me mis ensuite à passer de l'alcool sur ma blessure au niveau de mon bras gauche.
Ma vie allait elle continuer comme ça ? Me demandais je à moi même.
Ayant fini le tout, je pris une feuille et me mis à dessiner. Comme l'autre fois, je laissais mon imagination prendre le dessus.
Aujourd'hui ce fut un dessin schématique qui selon moi traduisait une fille en panique et qui avait besoin d'aide en urgence. Elle fuyait une personne malsaine. Trouvant le résultat bizarre, je le garde dans mon tiroir au près du dessin précédent.
Au moment de me coucher mon attention se posa sur la feuille qui était sur mon lit lorsque je le saisis mes larmes commencèrent à perler mes joues.
"Ndoumbé, maman vient de m'annoncer que je vais terminer mes études aux USA, elle m'en a informé dès que tu es sortie. Mon départ est à 8heures. Je suis vraiment effondrée ma sœur mais je n'y peux rien. Elle m'a dit que j'irais avec mon homonyme et que je passerais la nuit chez elle. Elle nous a séparer mais nos cœurs seront à jamais lié. Je ne sais pas quand je reviendrais je l'ignore mais s'il te plaît Ndoumbé te laisse pas faire, ne succombes pas. Bats toi pour moi et je ferais de même pour toi. Ce qui me fait le plus de mal c'est que l'on ne se dira pas au-revoir et que l'on aura aucun contact.
Je suis vraiment désolée, je ne sais pas ce qui arrive à ma mère et à papa pour se comporter de la sorte. Désormais je ne serais pas là pour toi mais sache que tu seras à jamais dans mon cœur ma sœur. Je t'aime de toute mes forces.
Amina.''
C'est comme si ma vie s'était arrêté au même moment où la lettre s'est terminé. Qu'allais je devenir maintenant que ma sœur s'en est allé loin de moi ? Non, je ne pouvais pas imaginer mon monde sans elle. Moi sans elle c'est impossible ! C'est sûrement une blague pensais je avant de me diriger dans sa chambre.
Quand je suis rentrée dans sa chambre, j'ai trouvée ses armoires à moitié vide, son coiffeuse totalement désemplit. Je n'y croyais toujours pas sauf quand je suis entrée dans sa salle de bain et que j'ai vu que son gel de douche préféré qu'elle n'echangerait pour rien au monde n'y était pas. À vrai dire c'était la seule chose même qui manquait.
Exposée réellement à la réalité de son départ, mon corps se fit lourd et je tombais littéralement par terre. Les petites gouttes de larmes qui perlaient sur ma joue se transformèrent en véritables sanglots incontrôlable. Je ne pouvais plus m'arrêtais. Je ressentais une douleur au fond de moi que je ne pourrais ni mettre de l'alcool ni du baume et encore moins un bandage.
Je n'ai jamais autant pleurer depuis la mort de mon frère et de ma mère. Je répétais le nom de ma meilleure amie et de ma sœur comme pour qu'elle m'entende comme pour qu'elle vienne m'apaiser. Mon souffle se fit de plus en plus irrégulière et je finis par m'endormir là au sol sauf que ma belle-mère est venu me réveiller vers 5 heures du matin.
-Oui ?
-Qu'est ce que tu fait par terre dans la chambre de Amina ? Elle t'a dit qu'elle allait aux USA ? Oh et puis je m'en fou. Va m'acheter de l'eau !
-Tata il y en a dans le frigot et au robinet. Je t'en apporte ?
-J'ai dit achète moi de l'eau !
-À 5heures du matin ? Questionnais je en regardant l'horloge au mur.
-Oui à 5 heures du matin.
-Ok ! Combien ?
-2 bouteilles.
Je lui en ramenais et elle les ouvrit soigneusement avant de verser les contenus sur moi.
-Mais....qu'...
-Merçi ! Dit elle en s'engouffrant dans la chambre.
Je me changes à nouveau et me couchais sur le lit laissant place aux larmes.
Si Amina avait été là, elle serait en ce moment précis près de moi. Mais je ne la verrais pas là pendant une durée indéterminée.
Je m'étais toujours su que j'allais tôt ou tard finir par me séparer d'elle parce qu'elle a toujours rêver d'aller faire ses études aux USA mais je ne pensais pas que ça allait se passer aussi innatendu.
Je n'arrivais pas à m'endormir, je ne cessais de me retourner dans le lit. Ne sachant que faire, je m'en allais donc à la plage pour m'asseoir et attendre le levé du soleil. La ruelle était désertique et peu éclairée mais je m'en foutais carrément.
Arrivée à destination, je m'assis non loin du bord de la plage, juste devant un rocher. Et mes larmes reprirent le dessus.
-Salut !
-....
-Heho !
-J'ai pas envie de parler ! Laissez moi.
-Ok mais qu'est-ce que vous faîtes içi à cet heure ? C'est dangereux pour une petite jeune fille.
-J'ai envie de respirer l'aire pure. J'ai le droit non ? Demandais je en levant ma tête.
-Vous ! Dit il.
Je me rappelle bien de lui, c'est le gars que j'ai vu tout juste hier. Celui qui m'a rendu la porte monnaie.
-Laissez moi tranquille s'il vous plaît !
-Non je.....
-MAIS p****n LAISSEZ MOI TRANQUILLE. J'AI PAS ENVIE DE PARLER. JE VEUX ÊTRE SEULE. Criais je au bord des larmes.
-Qu'est ce que.... Vous n'allez pas bien ? Dit il en faisant la sourde oreille.
-Non...non...je ne vais pas bien...elle m'a quittée...je... suis...seule.
Il s'assit alors auprès de moi et me prit dans ses bras, ce câlin m'encouragea alors à laisser couler plus de larmes.
-Shut... Ça va aller. Prononce t'il.
-Non... ça n'ira pas...elle... elle m'a quittée. Pleurais je encore plus fort.
-Qui ? Qui vous a quitter ?
-Ma.. meilleure amie...ils l'ont séparés à des kilomètres...de..moi
-Ooh je suis désolée. Mais je ne comprends pas pourquoi tu pleures ainsi ?
-Parce que c'était la seule personne sur...cette terre qui m'apportait l'amour et le réconfort.
-Ne retiens pas tes larmes. Laisse le temps faire son travail. Après les larmes tu retrouveras le courage et l'envie comme reviens le soleil après la pluie je te le promets. Je ne te connais pas mais depuis que je t'ai vu au restaurant, j'ai automatiquement ressenti le besoin d'être à tes côtés pas pour profiter de toi non mais juste pour faire un bon bout de chemin avec toi. Je ne pourrais pas prendre la place de ta meilleure amie certe mais dit toi que dès aujourd'hui tu as un second ami sur qui tu pourras compter.
-M...merci. Dis je en me ressaisissant pour effacer mes larmes sauf que lui il s'en chargea.
De ses deux pouces, il parcourut mes joues afin d'en effacer les traces de larmes.
Je ne sais pas pourquoi mais lorsque nos regards se croisa, un sentiment inconnu me parcourut le corps, je baissais donc automatiquement la tête sur le sable en même temps que lui.
Je ne connaissais pas ce sentiment avant mais que m'arrive t'il ?
-Rachid, Enchantée ! Dit il en tendant la main avec un sourire sincère.
-Ndoum...Ndoumbé. Tout le plaisir est pour moi ! Répondis je en prenant sa main.
-Bien Ndoumbé il se trouve que tu as un stock de larmes limité heureusement pour moi, je ne me voyais pas tordre mon t-shirt chaque minute. Blague t'il.
Je ne pu m'empêcher d'éclater de rire cependant je m'arrêtais illico lorsque je remarquais qu'il me regardait comme un enfant regarde un magasin de bonbon.
-Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? Demandais je toujours en le fuyant du regard.
-Tu as un très beau sourire Ndoumbé. Tu..tu es vraiment très mignonne et charismatique pour ne pas dire belle. Avoua t'il en baissant légèrement la tête.
-Ah euh... Merci. Toi aussi.
-Je sais, je suis tellement beau moi. Le président Macky Sall m'a appelé hier soir même pour me le dire. S'enquit il narcissiquement.
Une fois de plus je ne pu m'empêcher de rire.
Comment un homme comme lui aussi humble et sans aucun artifice est il arrivé à faire de ma journée merdique une journée presque exceptionnel ?
Comme quoi tout ce que DIEU nous prend, IL nous le rend autrement.
Et ça, ça donne du baume au cœur. donne du baume au cœur.
Physiquement il était tout ce qu'une femme pouvait rechercher chez un homme. Beau, musclé, regard charmeur, sourire angélique et corps d'athlète.
-Alors là puis je profiter de la levée de soleil à tes côtés ?
-Oui...oui.
-Alors quel âge as tu Ndoumbé ?
-Je ne sais pas si je....
-Ndoumbé, s'il te plaît. Fais moi confiance. Fit il en posant sa main sur la mienne.
-Écoutes on va faire un pacte si l'on se revoit c'est parce que je pourrais te faire confiance et si l'on ne se revoit pas alors qu'il en soit ainsi.
-Je suis d'accord, laissons le destin faire place aux choses. Si on doit se retrouver alors on se retrouvera. Sourit il. Mais il n'y a pas de mal à me dire ton âge non ?
-T'es lourd rhooo. J'ai 15ans et toi ?
-Je ne sais pas si je pourrais te le dire. Répond il en m'imitant ridiculement.
Encore une fois je ne manquais pas de rire. Qu'est-ce qu'il est drôle !
Il me fait rire pour ensuite se mettre à me regarder avec son sourire exposant ses fossettes creuses.
-Bon vas-y dis moi. Et arrête de me regarder ainsi.
-Comment tu as su que je te regardais ?
-Parce que je te regarde....
Je m'arrêtais dès que je me rendis compte de ma bourde et cette fois ce fut lui qui se mettait à rigoler et moi j'étais là à le regarder aussi comme un enfant regarde un magasin de bonbon.
C'est bizarre. Je ressentais beaucoup trop de choses en moi.
-Maintenant puis je savoir pourquoi tu me regardes aussi ?
-Comment tu as su que je te regardais ?
-Parce que je te regardais. Moi au moins je l'avoue. Repond il avec un clin d'œil.
-Bon alors tu me dis ton âge ? Changeais je de sujet.
-J'en ai 18. Tu en fais plus physiquement, je te croyais au delà de mon âge.
-Oui, on me le dit souvent mais bon n'abuses pas aussi. D'ailleurs toi aussi tu en fais plus.
-Ouais je sais. Hier on.....
-C'est bon. C'est bon j'ai compris. Rigolais je.
Nous nous mîmes à rigoler sur tout et rien jusqu'à ce que le soleil se levait. Rachid était vraiment quelqu'un de très simple, il était aussi quelqu'un de très bavard avec moi et de très drôle. Je ne croyais pourtant pas rire aujourd'hui. Il m'a tout fait oublier.
Quelque chose en moi dit qu'il est le genre de personne en voie de disparition. Il était très honnête et je prie au fond de moi que le destin face que l'on se revoit. Je ne voulais pas passé pour quelqu'un de facilement charitable raison pour laquelle j'ai laissée ma fierté prendre le dessus.
-Bon...j'ai adorée ce moment avec toi mais il faut que j'y aille avant que l'on remarque mon absence.
-Daccord, moi aussi j'ai adoré bon je crois que je vais continuer mon footing alors.
-Ok. Merci ! Disais je en me levant.
-Pas de quoi ! Dit il le visage neutre.
Je retroussais chemin lorsqu'il m'interpella une nouvelle fois.
-Ta meilleure amie son vol est à quel heure ?
-8heures ! Pourquoi ?
-Il est 7h10mn. Dit il en regardant sa montre. Viens on a pas de beaucoup de temps ! Crie t'il presque en s'emparant de ma main.
-Non. Attends le temps pour quoi ?
-Pour voir ton amie, à l'aéroport.
On se mit alors à courir jusqu'à la route, il arrêta un taxi et on prit le chemin de l'aéroport. J'étais tellement contente que je n'arrêtais pas de sourire tout au long du transport. Cette idée d'aller la voir avant son départ ne m'avait pas traverser l'esprit.
-Tu es beaucoup plus belle quand tu souris.
-Merci. Lui lançais je en gigotant sur place.
Nous débarquons à l'aéroport et l'on se mit à chercher des notre arrivée mais il y avait tellement de monde que je finis par décourager mais Rachid non. Il était tellement déterminer que moi aussi je me remis sur pied.
À notre plus grand désespoir, on avait pas le droit d'entrer à l'intérieur de l'aéroport. Je m'effrondais alors dans les bras de Rachid.
-Rachid...je...ne la reverrai pas.
-Ndoumbé arrêtes de pleurer. Tu va la voir mais pas comme ça. Elle pourra pas te reconnaître si tu te montres de dos avec toutes ces personnes. Quand tu veux une chose, il faut y croire jusqu'au bout. Allez maintenant sèches tes larmes. Efface t'il mes larmes.
Je pousse un long soupir et ensemble nous nous remettons à chercher. Et je l'appercu au fond de la bache sur une chaise, les mains recouvrant son visage.
-RACHID ! RACHID ! ELLE EST LÀ, ELLE EST LÀ. Criais je en sautillant.
-Ou ça ?
-Là ! Dis je en prenant son bras pour le diriger.
-AMINA !
Elle enlevait ses mains directement de son visage larmoyant en entendant ma voix.
-Ndoumbé! Murmure t'elle dans une sanglot en me prenant dans ses bras.
Et l'émotion fut tellement forte que nous nous mettions tous les deux à pleurer l'une dans les bras de l'autre.
-J'ai cru que je n'allais pas te revoir avant des lustres ! Dit elle.
-Moi aussi. Qu'est-ce que tu fais toujours ici ?
-Mon vol à été retarder jusqu'à 9heures, ma tante règle les derniers formulaires.
- Pourquoi ils veulent nous séparer hein dis moi ?
-Ndoumbé ils savent qu'à d'eux nous sommes fortes et qu'on s'en sortira.
-Mais pourquoi ?
-Parce que ma mère te déteste et papa aussi ne t'aime pas. Ils veulent te faire du mal constamment depuis que ta mère est décédée. Tu continueras de vivre un enfer mais je ne serais pas là pour...
-Non...je..non..je...n'y arriverais pas sans toi.
-Si, écoutes moi. Tu vas y arriver, je ne serais pas là que physiquement mais je serais toujours là dans ton cœur.
-Mais...
-Ndoumbé s'il te plaît promet moi que tu te battras pour moi ?
-Je te le promet !
-Ca ne seras pas facile mais on se battra chacune pour l'autre D'accord ?
-D'accord. C'est promis !
-Tu es venue avec quelqu'un ? Demande t'elle en remarquant la présence de Rachid.
-Oui...oui...je te présente Rachid.
-Ravie de te connaitre Rachid. Dit elle avec la bise.
-De même Amina.
-Alors petite cachotiere tu avais un copain et tu m'as rien dit.
-Quoi ? Non non. C'est un ami, que j'ai rencontré aujourd'hui sur la plage.
-Ah d'accord. Mon instinct me dit que tu pourras compter sur lui et tu sais que je ne me trompes jamais. Dit elle sincère.
-Oui. Répondis je simplement.
-Écoute Rachid. Je t'en supplie fais moi la promesse de l'assister à chaque étape de sa vie. Elle n'a pas une vie facile. Et je te jure sur ce que j'ai de plus cher et c'est elle que si j'apprend que tu as une fois profiter de ses faiblesses, je m'assurais à ce que tu finisses six pieds sous terre par n'importe quel moyen. Parle t'elle le vidage renfrogné et sincère.
-Ca ne sera pas nécessaire. Souris Rachid.
-Ca me fait très mal de me séparer d'elle parce que je suis seule grande sœur, mon rôle était de la protéger, de l'assister et de rester à ses côtés mais comme tu peux le voir le destin en a décidé autrement. Je ne serais pas là physiquement ni pour la protéger ni pour la réconforter donc je te la confie et crois moi si moi je confie ma princesse à un autre c'est parce que vraiment je n'ai plus le choix. Pour l'amour d'Allah, protège la du mieux que je peux, Ndoumbé est toute ma vie. Elle est pas du tout faible mais sans moi elle est facilement atteignable. Parle t'elle en pleurant.
Ces paroles n'ont fait que redoubler mes pleurs.
-Je peux te faire confiance ? Ajoute t'elle à Rachid.
-Oui. Tiens, c'est mon numéro. Fais signe lorsque tu seras là-bas.
-Merci. Alors elle et moi on pourra s'entendre mais c'est super hein Ndoumbé....oh mais elle pleure encore cette fragile. Alors tu m'aimes vraiment beaucoup toi. Rigole t'elle faussement.
-Bon je crois qu'il est temps qu'on se dise au-revoir avant que ma tante ne te voit et puis je dois partir. Il est quel heure Rachid ?
-8h45mn.
-Bon...
-Il est temps ! La coupais je.
-Je dois vraiment y aller Ndoumbé. Tu vas me manquer.
Mes larmes s'intensifiérent et nous nous fîmes cette fois ci un câlin d'adieu. Je ne voulais pas me détacher d'elle mais elle m'y força.
Ensuite elle prit Rachid dans ses bras et lui chuchote quelque chose à l'oreille auquel Rachid répondit avec son eternel sourire suivit d'un >
-J'y vais. Lance t'elle sereine.
-S'il te plaît reste pour moi !
-Zahra, je peux pas. Je...je t'aime !
-Je t'aime aussi.
-Rachid je te confie ma sœur et ma vie. Fit elle en retroussant chemin.
Je ne voulais pas là voir s'en aller donc moi aussi je me suis retournée. Rachid me prit par les épaules et ensemble nous sortions de l'aéroport avec mon cœur à moitié vide.
-Desormais tu ne seras pas avec elle mais tu ne seras pas seule non plus. Me chuchote Rachid dans le taxi.
-Tu...tu..seras avec moi ? Dis je au milieu des sanglots.
-Autant de fois que tu le voudras !
-Qu'est ce qui va me le prouver ?
-Le regard ne ment pas Zahra.
-Je suis rassurée dans ce cas.
Le taxi nous dépose à la plage et on se dit au revoir après lui avoir donné mon adresse et qu'il m'est noté son numéro sur une feuille.
L'absence de Amina me colla directement en pleine face lorsque je m'eloigna de lui. À l'heure actuelle elle est sûrement dans l'avion pour une nouvelle vie, elle au moins à la possibilité de tout recommencer et de faire les choses biens mais moi je reste toujours scanné face à ma dure réalité.
J'ouvre la porte et qui je vois ? Mon père immobile au sol les yeux fermés.
Mais que lui était t'il arrivé ?