Deux jours plus tard, Daisy poussait la porte familière de Sweet Dreams et fut bien contente que la boutique soit fermée ce jour-là. Elle n’avait pas eu le courage d’aller à la maison. Il y avait là-bas encore trop de souvenirs. On n’était qu’en début d’après-midi et Lukas ne rentrerait pas avant quelques heures. Elle espérait que Mary avait bien nourri cette pauvre chatte, comme elle le lui avait demandé. S’asseyant à une chaise, elle tourna la tête vers la rue et scruta les gens et la rue animée. Elle était bien contente d’avoir misée sur cette double vitre qui permettait d’observer l’extérieur tout en empêchant les gens à l’extérieur de pouvoir observer l’intérieur. Là, dehors la vie continuait alors qu’elle avait l’impression que son monde venait une nouvelle fois d’être chamboulé.

