Le cor de Hom-Tar claqua brusquement dans le palais. Je sursautai dans mon lit, m’assis au milieu des draps, les paupières collées de sommeil. Doucement, je parvins à visualiser les marqueteries du baldaquin, puis entrevis un mince filet de lumière provenant des baies vitrées. Le cor fut remplacé par les trompettes d’apparat et ma migraine commença à poindre. Dans le couloir, je percevais les éclats de voix, les bruits de pas. Hom-Tar était réveillé. Je soupirai. Je n’avais aucune envie de me lever, mais je dus revoir mon calendrier quand Gwen, ma suivante un peu trop zélée, fit irruption dans ma chambre, un plateau dans les bras. « Maître Amorgen, vous êtes encore couché ! Il faut vous presser. On vous attend. — Déjà ? maugréai-je. — Les Tenshins sont levés depuis l’aube. — Le jour n

