La clairière vibrait encore de murmures étouffés quand ils s’avancèrent. Les lieutenants. Les piliers de la meute. Les ombres incontournables qui avaient forgé la réputation de l’Alpha à coups de bataille, de sang, et d’une loyauté qu’on disait absolue… en théorie. Ils formaient un cercle autour de lui, et par extension, autour de moi. Le frisson qui traversa mon échine ne venait pas du vent nocturne, mais de la façon dont leurs silhouettes se resserraient, m’enfermant, réduisant l’espace autour de mon corps jusqu’à ce que chaque respiration ressemble à un combat. Je sentis ma gorge se nouer, mes poumons se contracter comme si l’air lui-même refusait de m’appartenir. La terre sous mes pieds semblait vibrer, se comprimer, m’emprisonner dans un étau invisible. Dans la forêt autour de n

