Précédemment
Puis sans que je m'y attende il referme la porte et pose ses deux mains sur mon cou et il pose ses lèvres sur les miennes. En ce moment je ressentais quelque chose de bizarre. Je m'extasiais juste à ce contact corporel....
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Je commençais à ressentir des trucs dans mon ventre mais il m'a repoussé doucement.
Sans me regarder il s'est éloigné en me tournant le dos.
- je suis désolé je ne sais pas ce qui m'a pris... Dit-il toujours sans me regarder
Je me suis avancé vers lui et je me suis mise à travers son chemin.
- Isaac tu n'as pas à être désolé.
- je ne devais pas faire ça. Je n'ai pas le droit de faire ça. Tu devrais partir.
- Isaac je peux te parler.
- de quoi ?
- regarde moi.
- s'il te plaît tu devrais partir et n'en parle à personne.
- Tamare Tamare ? Tout va bien ?
Pff je me fais des cinémas maintenant.
- oui. Désolé c'est Sylvie qui m'a dit de venir ici.
- je demande plutôt pourquoi tu es figé devant la porte.
- je ne sais même pas.
Il se met à sourire d'une façon provocatrice. Ses lèvres s'ouvraient avec son sourire.
Vu qu'il était un peu élancé j'ai soulevé mes pieds et j'ai posé mes lèvres sur les siennes. Il n'a pas réagi Ses lèvres ne faisaient aucun mouvement et comme j'avais fermé les yeux je ne savais pas ce qui se passait dans les siens mais j'ai senti des mains sur mon cou et ses lèvres bougeaient. Je force l'entrée de sa bouche et il m'en a donné accès. Tout à coup il s'éloigna de moi.
- mais qu'est-ce-qui te prends Tamare?
- je.....
- il faut que tu sortes. Tu as dépassé les limites Tamare.
- s'il te plaît Isaac.
- ABBÉ ISAAC POUR TOI. ET PARTS MAINTENANT.
J'ai rien ajouté et suis sorti. Je suis même pas allé à la chapelle j'ai pris un taxi.
J'arrêtais pas de pleurer. Le taximan c'est même inquiété. J'avais trop mal. Ce b****r, j'espérais qu'il allait être la preuve que mes sentiments étaient partagés mais je venais de me faire remballer.
Ça faisait trop mal.
Je me suis jeté sur mon lit le cœur meurtri. Pour éviter les appels de Sylvie j'ai éteins mon téléphone. Je ne voulais parler à personne.
Je n'étais pas folle je sais qu'il ne devait pas avoir de relations avec une fille mais j'y pouvais rien.
J'y pouvais rien si mon visage s'illuminait dès que je le voyais. J'y pouvais rien si mon cœur était content quand il me parlait. J'y pouvais rien si je devenais maladroite dés que ses yeux se posaient sur moi. J'y pouvais rien si je l'aimais.
J'ai commencé à avoir mal au cœur ça n'est pas arrivé depuis fort longtemps. Je ne voulais pas que ma mère me voit dans cet état. Elle allait encore s'inquièter et appeler mon père.
J'ai pris mes médicaments pour que la douleur s'estompe puis j'ai pris des somnifères pour ne plus me torturer l'esprit.
J'ai senti des claques sur mes joues mais je ne voulais pas ouvrir les yeux. L'auteur des claques recommençait de plus belle. J'entendis une voix qui me paraît tellement lointaine.
Je fini par ouvrir les yeux et je me suis retrouvé en face de mon médecin pourtant j'étais toujours dans ma chambre.
- tu te sens comment mademoiselle Diaw? Me demande le docteur.
- heu je ne sais pas. Il se passe quoi ?
- vous avez dormi plus de 24h.
- quoi ? Il est quelle heure ?
- 20h 55 min.
- j'ai même pas dormi je suis revenu vers 19h.
- on est mardi ce que vous dites là c'était hier.
- quoi ? Maman tu ne t'es pas rendu compte?
- hier je t'ai retrouvé entrain de dormir. Ce matin tu dormais encore je me suis dit que tu n'avais pas cours peut-être. À la boutique Sylvie m'a demandé où tu étais que tu répondais pas au téléphone. Je l'ai dit que je t'ai laissé entrain de dormir. À mon retour j'ai trouvé Sylvie couchée près de toi sur le lit. J'ai remarqué que tu avais les vêtements et la même position. On a essayé de te réveiller mais rien j'ai donc appelé le docteur.
- où est Sylvie?
- dehors elle pleurait donc on l'a dit d'attendre dehors. Je vais l'appeler.
Elle est sorti et m'a laissé avec le médecin.
- il c'est passé quoi Tamare ?
- rien.
- tu veux que je te croîs ? Et qui est Isaac?
- hein
- tu as des problèmes?
- non .
- Tamare je t'avais dit que tu devais tout me raconter.
- il y'a rien je te le promets. Hier j'ai bu mes médocs et des somnifères. Voilà ça explique pourquoi j'ai dormis 24h
- OK la belle à la chambre dormant. Mais on reparlera de cet Isaac que tu murmure entre tes dents.
Quand Sylvie est venu ils sont sortis pour nous laisser seules. Elle s'est couché près de moi, triste
- hey pourquoi tu as cette mine?
- j'ai eu tellement peur si tu savais.
- tu as toujours peur toi. Vous n'avez pas répété aujourd'hui ?
- j'ai dit à Ferdinand de s'en occuper. Même Isaac m'a appelé pour me demander de tes nouvelles car je lui avais dit de donner les clefs à Ferdinand et il a demandé où on était.
- tu lui as donc dit que j'étais malade.
- oui il était très inquiet. Je crois qu'il t'apprecie bien comme toute ma famille.
J'en doutais vraiment. Je lui ai lancé juste un sourire et elle me le rendit par un rire généreux.
- je passe la nuit avec toi je l'ai déjà dit à ma mère.
- mais la manifestation c'est demain.
- oui on y sera avant l'heure.
- désolé mais je ne pourrai pas venir.
- pourquoi? Mais tout ça c'est grâce à toi. Tu dois y être .
- non s'il te plaît n'insiste pas. Je ne peux pas.
- Tamare je crois qu'il y'a une chose que tu me dis pas.
- je t'en parlerai mais pas maintenant.
- d'accord mais sache que je suis là pour tout.
- je sais ma chérie. Je sais.
Je voudrai lui en parler mais je n'osais pas. Je craignais qu'elle le prenne mal. Je ne supporterai pas qu'elle se fâche contre moi.
J'avais dormi 24h mais ça m'a pas empêché d'avoir sommeil. Elle a dormi avec moi et le lendemain matin elle est parti. Ma mère voulait rester mais je l'ai convaincu de partir.
Je me sentais vraiment mal. Maintenant j'avais la confirmation que mon amour étair mort né. C'est pas que je ne le savais pas mais j'avais un peu d'espoir mais tout s'est envolé
La sonnerie de la porte m'a obligé à me lever. Je me dirige vers la porte en traînant.
- salut.
- Khalil qu'est-ce-que tu fais ici ?
- j'ai appris que tu étais malade alors j'ai voulu te rendre visite.
- tu n'es pas à la manifestation ?
- je suis là.
- viens entre.
- tu es seule ?
- comme toujours. Assis toi.
On resta dans le silence un long moment. Je crois qu'on avait rien à nous dire.
- alors si tu me disais ce qui se passe Tamare.
- je suis amoureuse Khalil.
- je sais.
- quoi? Comment tu sais ?
- Ça saute aux yeux. Tantôt tu es heureuse tantôt tu es triste parfois tu es silencieuse tu es comme absente. En ce moment tu as l'air d'aller vraiment mal. C'est quoi le problème? Raconte moi.
- je ne sais pas comment le formuler. Je suis amoureuse d'un homme que je pourrai jamais avoir.
- il est déjà occupé?
- non il ne le sera jamais. C'est une personne qui a vouée sa vie à Dieu. C'est un abbé
- quoi ? Mais comment c'est possible?
- c'est un cousin de Sylvie. C'est idiot oui je sais mais je l'aime vraiment
- tu sais c'est vouée à l'échec. Ils n'ont pas le droit d'avoir une compagne.
- tu crois que je sais pas. Avant hier je l'ai embrassé.
- mais tu es folle.
- il m'a crié dessus. J'ai eu tellement honte.
- tu ne devais pas faire ça.
- je sais mais...
- tu l'aimes. Tamare tu vas juste souffrir. Tu devrais t'éloigner de lui. Ce n'est pas possible et ça ne le sera jamais alors oublie le. Essaye de voir d'autres gens. Je ne parle pas de moi, je sais que tu m'aimes pas et être ton ami me suffit largement.
- tu ne sais pas comment ça fait mal je te jure. Je veux l'oublier mais pour le moment je ne peux rien faire.
- si tu peux. Ne le revoit plus tu n'as plus aucune raison de retourner à la cathédrale donc tu ne vas plus le revoir. Le temps va t'aider.
- tu as raison Khalil. Je vais plus y aller. Merci Khalil de m'avoir écouté. J'en ai jamais parlé et si Sylvie l'apprend je ne sais pas comment elle va réagir.
- je ne dirais rien ce sera notre secret et je vais m'occuper de te redonner le sourire.
Pourquoi suis pas tombé amoureuse de lui? De Khalil? Il était bien, il était gentil, il savait écouter. Il est resté avec moi jusqu'à l'arrivée de Sylvie qui était surprise de le voir ici.
- que faisais Khalil ici ? Tu sors avec lui et tu me le cache.
- mais non. Tu l'avais dit que j'étais malade alors il est venu me voir.
- pourquoi tu ne sortirai pas avec lui ? Il est adorable.
- je sais mais je ne peux pas. Il a compris et mon amitié le suffit.
- c'est bien. Isaac t'a appelé ?
- Isaac ? Pourquoi il va m'appeler ?
- il m'a demandé ton numéro. Il était inquiet.
- ha
Il s'inquiétait pour moi ? Il ne devait pas me dire ça car toute la nuit j'ai pensé à ça. Je pensais à lui à ce b****r raté , à cette humiliation.
Après cela n'avait plus de sens. Il ne m'a même pas appelé. Pourquoi il a pris mon numéro alors ?
Après la manifestation les examens ont commencés. J'allais tellement mal que j'arrivais pas à me concentrer. Apparemment j'allais pas bien. J'étais nerveuse, à bout de nerfs toujours en colère. Il y avait que Sylvie ma mère et Khalil qui me soutenaient.
Dès que le prof nous a donné les épreuves je suis sorti de la salle comment me concentrer alors qu'au lieu d'écrire Tamare Diaw j'ai écris plusieurs Isaac ? Je n'en pouvais plus.
- je voudrai aller à la cathédrale Sainte-Anne monsieur.
Je venais d'entrer dans le taxi décidée d'aller voir Isaac. Pour dire quoi ? Je ne sais pas et je m'en foutais. Je voulais juste le voir rien que ça.
- bonjour je voudrai voir l'abbé Isaac...dis-je à la secrétaire.
- vous êtes la sœur de Sylvie ?
- oui.
- entrez donc.
- merci.
J'ai tapé à la porte et quand j'entendis un " entrez " j'ai ouvert la porte. Dès qu'il m'a vu il s'est levé.
- Tamare ? Tu ...
- laisse moi juste te parler.
- de quoi ?
- je ne sais même pas. J'avais juste besoin de te voir t'entendre parler te regarder sourire.
- Tamare...
- et t'entendre m'appeler Tamare.
Il haussa les épaules et se rassoit.
- Isaac je t'aime et je sais que tu le sais. Vas-tu me laisser souffrir comme ça ?
- je ne parle pas d'amour avec toi. Le seul amour que je ressens c'est envers Dieu.
- ne t'ont ils pas appris d'aimer ton prochain ? Alors...
- arrête Tamare n'utilise pas les paroles de Jésus comme tu le souhaite. Même si je t'aimais il ne peut rien avoir entre nous. Tu sais combien de temps j'ai passé à apprendre pour devenir celui que je suis maintenant ? Depuis toute jeune ça a toujours été mon rêve alors désolé mais essaye d'oublier ce que tu ressens.
- je ne te dis pas de renoncer.
- alors c'est pire. Tu veux que je trahisse ma vocation. Tu me respecte pas et tu ne respecte pas ma religion. Tu ne respecte même pas la tienne vu que votre religion vous interdît d'être avec un catholique.
- Isaac tu peux me dire tout ce que tu veux mais j'y peux rien.
- si tu peux. Tu n'as qu'à m'oublier.
- TU CROIS QUE JE N'AI PAS ESSAYÉ? TU SAIS COMBIEN DE SEMAINES SUIS RESTÉ À BROYER DE LA NOIRE? TU CROIS QUE CELA ME FAIT PLAISIR D'ÊTRE AMOUREUSE DE TOI? JE NE SUIS PAS ÉGOÏSTE ET JE NE TE MANQUE PAS DE RESPECT. TU PEUX PAS COMPRENDRE QUE JE T'AIME ET QUE C'EST INDÉPENDAMMENT DE MA VOLONTÉ. tu ne comprend pas combien je souffre de cet amour non réciproque.
- détrompe toi cet amour est réciproque.
Isaac Valera ( pas newton ???)
- Détrompe toi cet amour est réciproque.
Elle m'a regardé profondément puis ses yeux se sont fermé subitement et elle est tombé.
- Tamare? Tamare? Répond moi Tamare.
(...)
Je l'ai laissé auprès de sa famille et je suis allé à la chapelle de l'église pour prier. Que dieu me pardonne de ce que j'ai dit , de ce que je ressentais.
Comment une simple personne pouvait avoir un tel impact dans ma vie? Je ne pouvais pas la laisser gâcher ma vie alors que j'avais tout planifié. Mais la voir sur mon parquet inerte m'a fait réaliser que je ressentais bien des choses à son égard mais je ne pouvais pas m'adonner à ces futilités.
Je suis repassé dans la chambre et elle était seule. Elle dormait. Je me suis donc approché d'elle mais avec une distance raisonnable. Elle ouvre subitement les yeux. Elle m'a fixé un long moment et a refermé les yeux.
- tu as mal aux yeux ?
- non je savoure cet instant. Car je sais que je ne vais plus te revoir.
- tu vas mieux ?
- oui.
- qu'est-ce-qui t'es arrivé?
- j'ai un probleme de coeur alors t'entendre me dire que mon amour était réciproque a créé une hausse d'émotions.
- c'est grave ?
- à part les évanouissements, le cœur que j'ai envie d'arracher? tout va bien.
- je suis désolé.
- y'a pas de quoi être désolé.
- je t'appelerai pour prendre de tes nouvelles.
- tu ne voudrai pas rester jusqu'à ce que ma mère revienne ?
- Tamare.
- d'accord je comprend t'inquiète
- je voulais dire que tu mérite de vivre et que avec moi tu mettra ta vie entre parenthèse. Si je voulais vivre une relation amoureuse je n'allais pas prêter serment.
- d'accord. Ne t'inquiète pas je ne Chercherai pas à te voir mais je veux que tu sois franc et que tu me dise ce que tu ressens vraiment pour moi.
- s'il te plaît.
- dis-moi la vérité et je ne chercherai plus à te voir.
- OK la vérité est que depuis ce jour chez mon oncle tu habite mes pensées. Tu me torture l'esprit. C'est pas normal je ne devrais pas ressentir ça.
- mais tu es humain. On ne contrôle pas nos sentiments.
- dans une autre situation ou peut-être dans une autre vie je pourrai imaginer une chose entre nous mais c'est juste impossible. Prend soin de toi. Je prendrai de tes nouvelles à travers Sylvie. Cherche tu trouvera mais ma vie est vouée à Dieu.