- c'est Khalil.
- quoi ? Ce PD ? Lâche moi ok. Ne me parles pas de lui.
- c'est quoi le problème?
- c'est un faux c*l il me plaît pas. J'aime pas te voir coller à lui.
- tu es juste jalouse qu'on soit ami.
- même pas. Il me plaît pas.
- pourtant toi tu lui plaîs bien.
- mo ham. Je m'en fou.
- il est beau.
- je connais plus beau.
- quoi ? Tu es en contact avec lui?
- non.
Lui c'était mon ex. Elle ne passait Jamais par son prénom.
- qui donc? Tu me caches des choses legui.
- je ne te cache rien. Je disais juste comme ça.
- hum et Khalil ? Tu en dis quoi ?
- rien
- je lui ai donné ton numéro.
- non mais tu te fiches de qui? Pourquoi tu lui as donné mon numéro ?
- il m'a supplié. On en reparle demain. Il fait tard. Tu prend un taxi ?
- pas de Jakarta la nuit.
- mais tu peux prendre le bus
- et après je vais devoir marcher. Laisse RK je prend un taxi. Toi tu peux marcher.
- je vais me sentir Seule.
- marchons ensemble. Je prendrai un taxi en chemin.
- OK.
On s'est mis à discuter et une fois à la bibliothèque je l'ai laissé continué et j'ai pris un taxi.
J'ai pas voulu durer la discussion à propos de Khalil car cet homme me plaisait pas. C'était le genre " Diay Tare"( vendeur de beauté). Il s'habillait mieux que certaines filles. Il se sentait trop intéressant. J'aimais pas les hommes comme ça. Ce n'était pas mon genre. Heu mon genre c'était..... Non rien.
J'avais même pas dîné. L'envie n'y était pas. Je me suis connecté sur w*****p. Ce que je n'ai pas fait depuis longtemps. C'est que parfois c'était ennuyant.
Un message est tombé direct. " jolie pp" le contenu du message.
L'enfant il mentait d. La photo de profil ne montrait rien à part des chaussures. OK peut-être que c'étaient les chaussures qui étaient jolies.
J'ai répondu par merci et quand j'ai vu sa photo de profil je me suis déconnecté.
Donc cette folle ne plaisantait pas quand elle disait qu'elle avait donné mon numéro de téléphone à ce Khalil.
À l'école il était tout le temps collé à Sylvie et j'aimais pas ça. J'étais le genre capable de tuer par jalousie quand il s'agissait de ma meilleure amie mais qui s'en foutait quand il s'agissait de mon petit ami.
Comme chaque jour, Sylvie m'attendait devant la porte.
- salut tami
- Sylvie.
- tu as..
- me demande pas si j'ai mangé ou je te jure je vais te cogner.
- OK OK pourquoi tant de violence. Tu n'as pas bien dormi ?
- très bien.
- pas assez pour que tu sois en forme.
- très en forme.
On marchait tout en parlant et une fois en haut on s'est séparé .
Parfois tu regardes certains profs tu as juste envie de leur foutre un coup dans la gueule pour qu'ils se taisent. Le cours était passionnant mais le truc est qu'il s'arrêtait au milieu d'une explication pour raconter des anecdotes qui n'avaient ni queues ni têtes. Il se mettait à nous raconter sa vie. C'était à mourir d'ennui. Quand il s'est arrêté il était déjà 10h. Quand je pense qu'on les paie par heure. Quelle arnaque.
Le prof suivant lui tout allait bien vu que c'était une femme. Dites-moi pourquoi elles font du attachement de visage les femmes professeurs ?
À 12h j'ai rejoins Sylvie sur les bancs et il fallait que je la retrouve avec Khalil.
- bonjour à vous.
- bonjour... Répondit Khalil avec un sourire.
Je pris place à côté de celle qui me servait d'amie.
- vous avez faims les filles? Nous questionne Khalil.
C'est écrit sur nos front " en recherche de nourritures "?
- moi j'ai déjà mangé... Répondit Sylvie.
Ils me regardaient comme s'ils attendaient ma réponse.
- idem pour moi.
Il a haussé les épaules. Tu voulais quoi mec nous acheter avec de la nourriture? Remballe.
Sylvie se leva soudainement et nous laissa seuls.
- alors tami....
Wait il m'appelle tami ? OK
-.... Hier je t'ai envoyé un texte sur w*****p tu n'as pas répondu.
- ha bon ? Je m'étais déconnecté alors.
- pas grave je voudrai qu'on Discute.
- à propos?
- ce n'est pas l'endroit idéal pour en parler.
- OK.
- on peut sortir un peu ?.
- j'ai cours je descend à 15h.
- C'est pas grave je peu t'attendre.
Il a dit qu'il pouvait m'attendre jusqu'à 15h.
- tu vas rester là jusqu'à 15h?
- j'habite pas loin. Juste à côté, je viendrai ici quand il sera l'heure.
- tu peux attendre demain.
- c'est urgent.
- alors parle maintenant.
- pas tellement urgent.
OK il était entrain de se moquer de moi là?
La lacheuse a dû remarquer que l'on ne parlait plus car elle est revenu. Dès qu'elle a posé ses fesses je me suis levé.
- tu vas où tami?
- en classe.
- mais on doit parler.
- pas maintenant. Bye Khalil.
Il sortit automatiquement un sourire. J'ai juste dit bye Trop excité le mec.
Comme il l'avait dit il m'attendait devant l'école avec sa grosse moto.
Dès qu'il me vit il s'approcha de moi.
- alors tu es là.
- je te l'avais dit non.
- oui. Bon dis-moi ce que tu as à me dire.
- je te ramène chez toi.
- avec ta moto?
- tu as peur ?
- moi peur ? Tu n'as pas de casques.
- si j'en ai. Je peux te le donner si tu veux.
- tu n'aurai pas quelque chose à me dire ?
- si je te le dirais une fois là-bas
- OK.
Il m'a donné sa casque puis il a démarré. j'arrêtais pas de lui dire de faire doucement mais il n'écoutait même pas. Quand il s'est arrêté je n'ai pas pu m'empêcher de dire " Alhamdoulilah "
- alors tu me dis.
- tu m'invite pas à entrer ?
- bien-sûr viens.
Je lui ai dit de s'installer et moi je me suis dirigé dans ma chambre pour me changer.
Je le retrouve entrain de regarder partout. Je pris place devant lui prête à l'entendre parler.
- vous avez une jolie maison
- merci.
- bon je crois que Sylvie t'a déjà dit ce que je vais te dire. Tamare tu me plaît vraiment. Je ne vais pas dire que je suis amoureux de toi mais tu me plaît et je suis attiré par toi. Donne moi l'opportunité de cultiver ça et de le transformer en amour. Je voudrai construire quelque
chose avec toi. Quelque chose de durable.
Je devais répondre quoi ? Je me suis mise à le fixer et au lieu de voir son visage c'est celui de Isaac que je voyais. J'ai fermé les yeux pour retrouver mes esprits.
- tout va bien Tamare ?
- heu oui. Je suis désolé mais il ne peut rien avoir entre nous.
- mais Sylvie m'a dit que tu es célibataire.
Célibataire mais pas désespérée.
- oui mais je n'ai pas besoin d'homme dans ma vie pour le moment.
- pourquoi ? Je ne suis pas ton genre ?
- ce n'est pas ça c'est juste que je préfère être seule.
- je comprend et j'insiste pas mais franchement je veux être dans ton entourage. Laisse moi être ton ami.
On dirait qu'il était désespéré. Mais il avait l'air sincère.
- pas de problèmes Khalil.
Il me tendit sa main que j'ai pris.
- bon je vais rentrer.
- il fait chaud avec ce soleil tu peux rester de toutes façons je suis seule ici.
Il n'hésita même pas une seconde.
- alors tu veux faire quoi ?
- si tu étais Seule tu allais faire quoi ?
- regarder une série.
- alors regardons une série.
- tu veux regarder quoi ?
- aucune idée. Des séries de mecs.
- emmène.
Je suis allé dans ma chambre et j'ai emmené mon ordinateur et j'ai mis les épisodes dans la clé USB que j'ai mis dans l'écran plasma. J'ai apporté du jus et on s'est mis en face de la télé.
Il commentait comme s'il était dans la série. Je crois que je l'avais mal jugé. Il n'était pas si faux c*l qu'il le paraissait. Il avait l'air d'être un gars bien mais moi j'avais pas envie d'être avec lui je voulais plutôt revoir mon Isaac. J'ai dit " mon"? Il ne deviendra jamais mien jamais.
Tout à coup ma mère fit irruption. Mais il fait quelle heure ?
- maman il fait pas trop tôt ?
- il est 19h 45min...dit-elle en regardant l'heure.
Khalil se leva pour saluer ma mère qui souriait de toutes ses dents. Il se présenta à ma mère qui était vraiment heureuse de voir que j'avais de la visite. Mais fallait pas qu'elle s'emballe. Et là voilà qui invite Khalil à rester pour le dîner et le c*n a accepté.
J'ai rangé mon ordinateur et j'ai aidé ma mère à cuisiner. Khalil n'est rentré que vers 21h. Je n'allais plus l'inviter à entrer chez moi.
(...)
" yéblé bâ djitou chi yebllé
Sopal sa yallah ci sa biir hol
Yéblé bi topa sopal sa nawlé
Té fonk KO ni ki sa bopeu
Sopane télene Li dé lalene yébal
Sopane télene diguuene doundé yalah.
Soumay sourga sopane télene
Sam lene thiofel sene diguenté"( la première recommandation c'est d'aimer Dieu au plus profond de son être et la recommandation qui en suit c'est d'aimer son prochain, l'aimer comme soi. Aimez-vous c'est ce que je vous conseille aimez vous et vivez de l'amour de Dieu.
Mes enfants aimez vous préservez l'amour entre vous..)
- stop stop.
Ils se sont tous arrêté de chanter et les regards ce sont braqués sur moi Sylvie me regardait d'un air inquisiteur.
- j'aime pas le ton que vous utilisez. C'est quoi le ton originel de la chanson ?
- on ne le connaît pas. Ou on a oublié. Pourquoi tu n'aime pas ?
- Assane et daba ne pourront pas vous suivre si vous montez.
- les paroles ne sont-ils pas trop catholiques ? Questionna daba.
- c'est juste un message adressé aux jeunes. Y'a rien de religieux mais on peut changer si vous voulez... Dit Sylvie
- mais non je veux juste qu'on change le ton..répondit daba.
Je me suis donc approché du pianiste pour essayer un autre air. Finalement on a en trouvé Ferdinand c'est occupé de l'apprendre aux garçons et moi aux filles. La manifestation était dans deux semaines et on n'avait pas beaucoup de temps.
- Sylvie tu devrais baisser la voix je n'entend que toi.
Elle m'a regardé en boudant.
- il est tard demain on attrape le dernier couplet je vais voir quel ton on va choisir. Et Sylvie tu fais des copies de l'hymne de l'Université comme ça on peut le commencer demain.
- d'accord.
Elle s'approcha de plus près de moi et chuchota:
- tu es douée en tant que coach.
Je lui ai lancé un sourire et nous les musulmans on est sorti pour les laisser prier.
- Je Vous Salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen.
C'était mari qui parlait et les autres répétaient après elle.
Sylvie a fermé la porte et a apporté les clefs à Isaac. Je voulais l'accompagner mais je me suis résigné. Mais je voulais vraiment le voir mon Dieu.
Je me rongeais les ongles quand j'entendis Sylvie m'appeler. Je me retourne et je le vois qui arrive vers moi accompagné de lui oui lui.
Au lieu de marcher à leur rencontre j'étais resté figer a contempler sa démarche élégante.
- bonsoir Tamare... Dit-il
Bonsoir un mot tellement simple mais qui sonnait différemment de sa bouche. Sa bouche si bien modelé. Mais qu'est-ce-que je raconte mon Dieu?
- bonsoir abbé Isaac. Vous allez bien ?
- très bien oui.
- Tamare Isaac va aller à Thiès none il peut te déposer vu que c'est sur son chemin.
- oui je dois aller à sainte Thérèse d'Ávila sapco est sur mon chemin.
Je devais répondre quoi? Etait ce une bonne idée de me retrouver seule avec lui ?
Les autres étaient devant moi. Je marchais derrière en réfléchissant à ce que je comptais bien faire. J'ai décidé d'aller avec lui pour voir si je ressentais encore des choses en sa présence.
Sylvie pris un Jakarta et moi je suis monté avec lui. J'essayais de garder mon calme et de ne pas stresser.
- alors comment vont vos répétitions ?
- bien on avance bien.
- tu n'as pas l'air d'aller bien.
- juste un peu fatigué. Mais cava.
- une bonne nuit de sommeil tout ira bien.
- sûrement.
Il m'emmena devant chez moi. J'essayais d'ouvrir la porte mais j'avais pas beaucoup de force.
- laisse moi faire.
J'ai réagis tardivement et en passant sa main pour ouvrir la porte il a touché ma poitrine par accident.
J'ai sursauté sans savoir pourquoi.
- excuse moi.
- non ce n'est rien. Merci de m'avoir déposé.
- c'est normal.
Je suis sorti de la voiture et juste en ce moment ma mère se garait devant moi.
- hum c'est qui celui qui t'a déposé ?
- c'est un cousin de Sylvie il passait par la et Sylvie lui a dit de me déposer.
- pourquoi j'ai l'impression qu'il y'a autre chose.
- il y'a rien sérieux.
- on en reparlera quand tu me le présentera comme petit ami comme tu m'as dit qu'il y avait rien entre toi et ce charmant jeune homme qui était là l'autre fois.
- il ne peut rien avoir entre nous maman.
Elle me sourit. Un sourire qui en disait long sur ce qu'elle pensait mais la réalité etait autre.
Après ce jour mes sentiments se sont accrus. J'avais l'impression que tout allait en ralenti. J'étais tout le temps absent j'arrivais pas à me concentrer. Je me disais que j'étais folle car chaque nuit avant de dormir je préparais des scénarios de vies avec lui. Et je préparais mes rêves à l'avance et il y était toujours.
Il ne nous restait que deux jours et fallait coordonner les chanteurs avec les instruments. On a passé la journée à l'école et comme il ne nous restait pas beaucoup de temps on est allé à Sainte-Anne. J'avais très faim vu que j'ai pas dîné la veille, j'ai pas non plus le petit déjeuner ni le repas qui venait après.
J'étais entrain de jouer de la guitare quand une fille me dît de répondre.
Je suis sorti et je vois Sylvie devant la porte qui menait au bureau des prêtes.
- viens manger. Je n'ai trouvé que du pain, du thon en boîte et de la mayonnaise .
- tu es parti me chercher à manger ?
- je ne veux pas que tu t'évanouisse. Viens dans le bureau d'Isaac.
- quoi ? Non
- il est sorti courir depuis tout à l'heure alors tu peux y aller.
- d'accord.
Elle m'accompagne jusqu'à la porte. La secrétaire était sur le point de partir.
- elle c'est ma soeur elle va entre dans le bureau d'Isaac pour manger elle fermera après.
- pas de problèmes mademoiselle.
Elle m'ouvre la porte et elles partent ensemble. Au lieu de manger je me mets à étudier son bureau. Tout était simple. Il n'y avait qu'un portrait de la vierge marie et un statut du christ. Sur le mur il y'avait des photos d'évêques et d'autres hommes d'église.
Bizarrement j'avais plus faim. J'ai décidé de sortir. Au moment où j'ouvrais la porte je sentis qu'on l'ouvrait de l'extérieur. J'ai alors laissé alors le poignet. Je vois entrer Isaac en tenue de sport. On s'est retrouvé nez à nez. J'avais l'impression d'être dans un film hindou tellement on se fixait sans aucun mouvement. Puis sans que je m'y attende il a refermé la porte et a pose ses deux mains sur mon cou avant de poser ses lèvres sur les miennes. En ce moment je ressentais quelque chose de bizarre. Je m'extasiais juste à ce contact corporel.