Soudain, quelqu'un toqua à mon bureau et entra.
- Bonjour, je suis Rémy Tang détective privé.
Je me levai pour le saluer puisqu'il me tendait la main.
- Bonjour, Viane Song, neurologue, enchanté de faire votre connaissance.
- Le plaisir est partagé.
- Vous êtes très ponctuel Rémy.
- Le travail oblige. Je suis sûr que vous êtes aussi un homme très ponctuel et assidu.
- Vous n'avez pas tort.
- Alors, qui dois je retrouver?
- Et bien, je vous ai fait venir pour deux affaires différentes. L'une me concerne directement et l'autre concerne l'une de mes patientes.
- Je vois. J'imagine qu'on va commencer par la vôtre.
- Exactement.
- Vous avez mon attention.
- J'aimerais que vous m'aidiez à retrouver ma mère. Elle nous a quitté mon père et moi il y'a exactement 26 ans, je n'avais que 3 ans. En gros, je ne sais pas qui elle est ou même à quoi elle ressemble. Mon père dans la colère s'est chargé de se débarrasser de tout ce qui appartenait à ma mère à l'époque. Je n'ai donc aucun indice visuel à vous fournir.
- Votre père peut me donner plus d'informations n'est ce pas?
- Il ne veut pas en entendre parler. J'ai pourtant essayé mais il est très coriace. Je fais tout ceci à son insu.
- Je vois.
- Le nom de jeune fille de ma mère était Mahamat. Elle était issue d'une famille très riche et si j'en crois ce que mon père m'a dit un jour, ma mère et sa famille vivaient à Bonapriso.
J'avais remarqué que Rémy avait un carnet. Et pendant qu'on parlait, il prenait des notes.
- Et c'est tout ce que vous avez comme informations ?
- C'est tout.
- Je pense que c'est suffisant pour débuter une enquête. Néanmoins, n'avez vous jamais pensé à une raison qu'elle aurait eu pour partir ainsi? Peut-être un k********g, où même une mort prématurée?
- Tout ce que je sais, c'est que mes parents ont fait un mariage contre les avis des parents de ma mère. Je me dis que peut-être avait elle été contrainte par ses parents de rentrer vers eux.
- Merci, ces informations me seront très utiles.
- Je vous remercie.
- Vous le ferai une fois que vous aurez enfin retrouver votre mère. Vous m'aviez parlé de votre patiente qui a besoin de mes services. Puis je la rencontrer maintenant, car j'en ai fini avec vous.
- Veuillez s'il vous plaît m'attendre dans mon bureau afin que je vous la ramène. C'est déjà l'heure des visites et les visites se font dans le petit Park en bas.
Je sortis de mon bureau afin d'aller chercher Adaline. Je marchais très vite car je savais qu'Adaline était sans doute impatiente de le rencontrer.
- Rebonjour à vous, chère Adaline, vous avez un visiteur.
- Le détective est déjà là?
- Oui et il n'attend que vous.
Puisqu'elle était assise sur son fauteuil, je la transportai vers mon bureau. Nous y étions arrivés.
- Adaline, je vous présente Rémy Tang détective privé. Rémy voici ma patiente, Adaline Mahamat.
- Enchantée monsieur Tang.
- Ravi de vous rencontrer Adaline, vous pouvez m'appeler Rémy.
- Rémy, je vous accompagne au Park de l'hôpital et je vous laisse discuter.
On se dirigeait tous les trois vers le Park du centre. J'étais celui qui transportait Adaline sur sa chaise roulante. Aucun de nous ne disait rien durant le trajet. On était enfin au Park.
- On y est. Je vais vous laisser discuter, leur dis je.
Je les laissai et je m'en allai. Aucun d'eux ne le savait mais je les avais placé dans un endroit stratégique. Je pouvais ainsi les voir discuter de par la fenêtre de mon bureau. Je les observais de temps en temps pendant que je travaillais. Le temps passait et je me demandais ce qu'ils pouvaient bien se dire pendant aussi longtemps. C'était très indiscret de ma part mais je voulais savoir ce qu'ils se disaient. Je voyais Adaline parler et le détective prenait des notes. Je me rassis pour travailler quand je me levai encore pour les observer, ils n'étaient déjà plus là. Je sortis donc de mon bureau pour aller voir mais voici, le détective arrivait en poussant Adaline sur son fauteuil. Ils avaient donc terminé. Je me dépêchai donc d'aller vers eux.
- Docteur Song, je vous rends votre patiente, me dit Rémy.
- Qu'en est il de vos honoraires ?
- Et bien, j'ai besoin de 400000 par affaires.
- Il n'y a donc pas de soucis. Allons dans mon bureau et je vous ferai un chèque.
J'avais l'intention de payer pour Adaline et pour moi. Son notaire aurait donc le temps de me rembourser ce que j'ai débourser.
Nous nous rendîmes tous les trois dans mon bureau et je fis son chèque au détective. Et il s'en alla.
Je restai ramener Adaline dans sa chambre.
- Alors Adaline, comment s'est passé votre entrevue avec le détective ?
- Très bien docteur, nous avons longuement parlé. J'ai eu le temps de lui donner toutes les informations nécessaires. Il m'a dit qu'il avait assez d'informations pour retrouver ma famille. Tout n'est donc qu'une question de temps.
- Les dés sont donc déjà lancés ma chére. On ne peut plus faire un fashback en arrière. Tout n'est qu'une question de temps maintenant.
Je la ramenai dans sa chambre et je retournai dans mon bureau afin de continuer de travailler. Je dois avouer que je n'avais plus eu le cœur à travailler cette journée là. Je n'arrêtais pas de me demander à quoi ressemblait ma mère. J'espérais vraiment qu'elle soit toujours vivante. L'hypothèse selon laquelle elle pouvait déjà être décédée n'était pas à exclure. Je pensais aussi beaucoup à cette chère Adaline, et à son fils. Si son fils ne voulait pas la voir, il en avait pleinement le droit car elle l'avait abandonné sans scrupules. Je savais que cette situation serait très stressante pour Adaline. Donc j'entrepris de lui portais une attention particulière. J'avais entrepris de la ballader au Park du centre chaque jour pendant les heures de visites pour la détendre. J'étais tellement dispersé ce jour là que je pensais aussi à papa. Il s'était déplacé pour venir me voir mais jusque là, nous n'avions pas réussi à passer du temps ensemble. Je décidai donc de prendre le jour suivant pour passez du temps avec mon père. J'avais fait tout un planning pour la journée. On devait commencer par faire du sport au petit matin. On devait courir comme on le faisait tous les weekends avant. On courait au rythme de papa car il n'avait plus sa vigueur de jeunesse. Je le voyais bien sur son visage, à quel point il était content de passer du temps avec moi. Après avoir fait du sport ensemble, nous rentrâmes à la maison et fîmes la cuisine ensemble. On parlait et riait tous les deux. C'était un vrai moment privilégié entre père et fils. J'aurais aimé que cette journée ne se termine jamais. Dédier cette journée à mon père m'avait permis de me rendre compte de la chance que j'avais d'avoir un père aussi attentionné. Il était peut-être dure de caractère mais ce n'était qu'une façade. Et moi, je maîtrisais son tempérament du bout des doigts. Cette journée là, je mourais d'envie de parler à mon père de Rose mais je ne voulais pas gâcher le moment qu'on passait tous les deux.
- Je compte rentrer chez moi demain, fiston, me dit mon père.
- Déjà !
- Oui déjà, je voulais juste changer d'air et c'est fait. Ma maison et mes amis me manquent.
- D'accord, je te dépose alors à la gare demain matin.
- As tu seulement le choix? me dit il en me souriant.
- Tu es incorrigible vieil homme.
- Il me tient à cœur de te dire un truc avant mon départ.
- Tu as mon attention.
- Et bien, si je ne t'ai jamais parlé de ta mère c'était pour éviter que tu souffres. Comme tu sais, je n'ai aucune idée de la raison qui aurait pu la pousser à s'en aller ainsi. On était pourtant heureux tous les trois. Si j'ai arrêté de la rechercher c'est juste parce que je voulais éviter qu'on soit tous les deux blessés. Imagine que l'on découvre qu'elle est mariée à un autre homme et qu'elle a d'autres enfants. Je suis sûr que ça nous anéantirait. Voilà pourquoi je préfère que les choses restent comme elles sont.
Je comprenais les craintes de mon père mais je le trouvais trop radical. Seulement, je n'avais pas envie de le lui dire, ça l'aurait blessé. J'avais déjà engagé quelqu'un pour rechercher ma mère donc je préférais garder le silence face à mon père. Seul l'avenir nous dira, me dit ai je.
- Je comprends parfaitement ton point de vue papa et je le respecte entièrement. Je ne te poserai plus de questions à ce propos.
C'est entre hommes qu'on termina la soirée, autour d'un verre en écoutant de la musique. On aurait dit de vieux potes! On veilla jusqu'à très tard. Mais le lendemain matin, c'est très top que nous nous réveillâmes car papa devait se préparer pour son voyage et moi je devais le déposer à la gare avant de me rendre au centre. C'était difficile de voir son train partir mais qu'est ce que j'y pouvais!