Chapitre 16

1626 Words
C'est un peu triste que je me rendais au centre ce matin là. Je n'avais pas vu mes patients la veille donc savoir que je les verrais ce jour, était une consolation pour moi. Tout se passa d'ailleurs bien et eux aussi étaient heureux de me voir. Comme pour toutes les fois où j'étais absent, les rapports de mes patients m'attendaient sur mon bureau. J'étais ravi de voir qu'ils réagissaient tous bien à leurs nouveaux traitements. Je fis donc ma ronde comme tous les matins. Mais à l'heure des visites, j'allai chercher Adaline pour la balader dans le park comme on en avait déjà l'habitude. J'avais entrepris de lui demander de me raconter la suite de son histoire. J'étais curieux de savoir ce qui était vraiment arrivée à Adaline dans sa tendre Jeunesse. Il est vrai qu'elle m'avait déjà dit qu'elle avait dû choisir entre sa famille et son amour mais je ne connaissais toujours pas qui était l'heureux élu. Je me demandais qui était l'homme qui avait eu la chance d'être aimé par une telle femme. Cette histoire m'intéressait vraiment. Ce n'était pas que l'histoire d'Adaline qui m'intéressait, mais tout sur elle m'intéressait. Ça semblait bizarre même pour moi, d'être autant obsédé par une femme. Mais, je n'y pouvais rien, cette femme me fascinait. J'avais l'impression de la connaître depuis toujours. Je voulais la connaître d'avantage. Il est vrai que le médecin doit construire une relation de confiance avec le patient mais je voyais Adaline différemment de mes autres patients. Je l'avais apprécié au premier regard, avant même de la connaître d'avantage. J'avais donc en tête de lui demander de terminer l'histoire qu'elle m'avait raconté. Je voulais savoir la suite. J'étais médecin et je savais sonder les gens. Je savais pertinemment qu'Adaline m'aimait bien aussi. Je savais qu'elle me faisait aussi confiance donc elle n'aurait aucun mal à terminer l'histoire. Je savais aussi qu'elle se demandait chaque jour où en était le détective. Elle espérait aussi qu'il entre dans sa chambre et lui dise qu'il a retrouver sa famille. C'était l'heure de visite au centre et aussi l'heure de repos pour nous les médecins. Comme tous les jours, j'allai prendre Adaline dans sa chambre pour une petite balade dans le Park. - Ah! vous êtes là docteur. Je vous attendais, aidez moi à m'asseoir sur mon fauteuil afin qu'on puisse la faire cette ballade, me dit Adaline. Je savais très bien qu'elle appréciait nos petite balade de tous les jours dans le Park. Je la sentais plus épanouie après chaque balade. - Bien-sûr très chère, je suis là pour vous. C'était aussi agréable pour moi de passer du temps en sa compagnie. Pendant que Zang, Lamare et Edima voyaient leurs proches pendant les visites, moi j'étais en quelques sortes le proche d'Adaline. En passant tant de temps avec elle, je nous trouvais même des points communs. C'était incroyable comme sa mine d'éternelle insatisfaite ressemblait à la mienne. Je la mis donc sur son fauteuil ce jour là et nous sortîmes faire notre petite balade. J'aimais voir l'expression sur son visage. Elle était aussi joyeuse qu'un chiot lors de sa balade quotidienne. - Alors Adaline, vous m'aviez promis de me raconter votre histoire en intégralité mais je n'en connais que quelques fragments. - Et bien, avec tout ce qui s'est passé docteur, je n'ai vraiment plus eu la tête à ça. Vous savez docteur, je sens ma mort proche. J'en ai marre de vivre dans ce genre de conditions. - Ne dites pas cela Adaline. Votre traitement est adéquat. Vous mourez seulement si c'est votre jour. Mais ne nous égarons pas. Je veux entendre la suite de l'histoire. - J'avais cherché mon héro partout sans succès. Des fois, j'exigeais à mon chauffeur de passer par la rue où je l'avais rencontré la première fois. Je me disais que je pourrais le revoir là bas même par hasard. Mais peu importe le nombre de fois qu'on passait par là bas, jamais on ne rencontra plus le jeune homme. Mais cette année là, l'entreprise de mon père avait fait des gains énormes. Il avait donc organisé une grande fête pour célébrer cela. Tous ses amis bourgeois et leurs enfants étaient invités. Pour l'occasion, ma mère avait fait coudre pour moi, une somptueuse robe. Ceci, par le plus grand couturier de la ville. Elle voulait que tous les yeux soient braqués sur moi pendant la fête. Et ça avait été le cas. J'étais une magnifique jeune femme à la peau claire et à l'iris coloré, c'était très rare. Pendant la fête, des tas de garçons m'accostaient mais ils m'ennuyaient tous par leurs vaines conversations. Et les jeunes filles qui étaient à cette fête n'étaient pas comme moi. Elles parlaient juste des hommes, des vêtements et de cuisines, tout ce qui avait le don de m'agacer. Je n'avais qu'une seule envie, c'était de m'enfuir de là. J'espérais secrètement qu'il y ait un incident pour que je puisse m'échapper de là. Et quand j'eus un petit moment de répit, un autre jeune homme vint vers moi. Et moi qui pensais que je les avais déjà tous vu! Celui là ne me dit rien de nouveau. Juste la routine, comme tous les autres. Il ne faisait que me complimenter, comme si tout ce qu'une femme savait faire, c'était se rendre belle. Mais soudain, un serveur nous interrompit et s'arrangea à ce qu'un des verres qu'il tenait se renverse sur l'homme qui me parlait. Pendant que celui essayait de se débarbouiller, le serveur me traîna à la cuisine. Et tout ceci sans que personne ne s'en aperçoive. Quand on arriva à la cuisine, il me montra son visage. C'était le même garçon effronté qui m'avait sauvé il y'a quelques mois déjà. J'étais si contente de le revoir. " Mais où étiez vous? Je vous ai cherché partout vous savez!" lui dis je. " Vous ne m'avez donc pas cherché au bon endroit" rétorqua t- il. C'est ce jour là que je su qu'il y avait quelqu'un dans le ciel qui se chargeait d'exaucer les vœux les plus sincères. Le même garçon venait de me sauver une seconde fois. Je lui demandai ce qu'il faisait chez moi. Et il le dit qu'il avait appris qu'une fête se préparait et puisqu'il cumulait les emplois pour s'en sortir, il avait réussi à faire partir du personnel de la soirée. Je trouvais tout ce qu'il me disais fascinant. Pour moi, c'était un vrai homme. Il se battait de toutes ses forces pour s'en sortir. Il n'était pas comme tous ces gosses de riches que je côtoyais. Ils n'attendaient que l'héritage de leurs pères pour en jouir. J'aurais aimé qu'il abandonne son service pour passer du temps avec moi. Mais seulement, je ne pouvais pas le lui dire. Comment est ce que j'allais demander à un homme d'abandonner son gagne pain pour passer du temps avec moi! Je ne voulais néanmoins plus retourner à la fête. Pour ne plus se perdre de vue, on échangeant nos contacts. Quand je retournai à la fête, j'avais changé d'état d'esprit. Retrouvez monsieur le héro m'avait rempli de joie. Adaline se tut un instant. - Que vous arrive t- il Adaline ? Mais vous pleurez ma parole! - Excusez moi docteur, c'est juste que raconter cette histoire me rempli d'émotions. - C'est lui ce coursier que vous avez épousé n'est ce pas? Elle hocha la tête pour me dire oui. C'était clair pour moi, Adaline aimait toujours son mari même après tant d'années de séparation. - Alors, cessez de me raconter cette histoire. Je peux imaginer la suite. Mais je n'ai pas envie de vous voir triste. Je la ramenai dans sa chambre et je la laissai toute seule. J'espérais que Rémy ait réussi à retrouver la famille d'Adaline. C'était la seule chose qui la rendrait heureuse à nouveau. En même temps,sa santé m'inquiétais. C'était très rare, voir impossible qu'une personne vivent avec une atrophie multisystématisée pendant autant d'années comme Adaline. Même la science ne l'expliquait pas. J'avais peur qu'elle succombe d'un moment à l'autre. C'est vrai qu'on la traitait depuis des années mais son organisme était très particulier. Vu qu'on ne comprenait pas comment est ce qu'elle faisait pour être toujours en vie, on savait très bien qu'elle pouvait mourir aussi sans explication scientifique. Je ne voulais pas qu'elle meurs sans avoir revu son fils pour une dernière fois. Je voulais qu'elle voit une fois de plus l'amour de sa vie et qu'elle lui dise la raison pour laquelle elle est partie sans crier gare. Mais pendant que j'étais perdu dans mes pensées ainsi, mon téléphone sonna. C'était Rose à l'autre bout de l'appareil. - Salut Viane, je voulais juste prendre de tes nouvelles et te dire que je suis de retour. - Bienvenue au bercail ma chère Rose. - Merci, comme promis, je suis disponible et prête pour un rencard avec toi. - Aujourd'hui ? - Mais non, je suis libre jusqu'à nouvel ordre. Donc je suis tout à toi quand tu veux. - Et bien, pour le moment, je suis au centre comme tu peux l'imaginer. Mais j'aimerais qu'on se voit Samedi, envoie moi juste ton adresse afin que je vienne te chercher samedi. - Où comptes tu m'amener? - C'est une surprise, soit juste patiente et fais moi confiance. - Oui mais je demandais juste pour savoir comment est ce que je devrais m'habiller. - Tu es parfaite comme tu es. Peu importe ce que tu mettras, je suis sûre que tu seras sublime. - D'accord, ne te plains pas si tu me trouves alors en tenue d'hiver. Je pouvais bien sentir qu'elle avait ris en me disant cette dernière phrase. - Et bien, je suis sûre que tu seras jolie quand même. - Je te fais donc un message avec mon adresse mentionnée. - J'ai hâte de te revoir! - Moi aussi. Bisou! - Bisou! Qu'est ce que j'étais heureux après ce coup de fil!
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