PhiloJ’ai longtemps vécu dans l’intimité des bêtes, et c’est à cette fréquentation que je dois la douceur de mon caractère, la vivacité de mes affections et la simplicité de mes mœurs. Je ne veux pas médire du chien, du chat ou du serin ; mais la vérité m’impose le devoir de déclarer que ce n’est ni à l’un ni à l’autre de ces animaux familiers que je dois la métamorphose qui a changé mon emportement natif en une vertu sociale. Le chien est un bon compagnon, je le reconnais volontiers ; mais il est trop soumis, trop esclave, trop flatteur. Il pardonne trop facilement vos caprices, à vos brutalités ; et puis, que diable ! quand on le sort, il ne conserve pas toujours, dans les rues, une respectabilité correcte. Le chat, défiant, sauvage, indépendant, est parfois gai, caressant, câlin, mai

