RéclameQuand Alphor passait devant l’office du changeur Boudoulat, celui-ci ne pouvait résister au plaisir d’adresser une affreuse grimace au chimiste, son ancien ami. À la vue de ces traits convulsionnés, Alphor se contentait d’ouvrir la bouche et de dire : – Tu es beaucoup plus laid que la dernière fois. Et il passait. L’autre courait à lui en s’écriant : – Pourquoi bats-tu le briquet quand tu marches ? Tes rotules vont s’enflammer. – Ton frère l’orang-outang se meurt au Jardin des Plantes, répliquait le savant, et tu ne vas pas seulement lui serrer la main. – Mon frère est moins malade que toi, qui ne peux plus digérer que l’argent du pauvre monde. Bref, tous les deux s’exaspéraient à qui mieux mieux, et les oisifs du boulevard attendaient l’heure de cette comédie burlesque. On croy

