Poème du rafaléQuand reviennent les longues nuits d’hiver, quand reparaissent – flamboyantes – les b****s de gaz qui signalent les bals masqués, – avant-coureurs des joies du carnaval, – je me souviens amèrement des déceptions cruelles de ma folle jeunesse, et le « Poème du Rafalé » me remonte au cerveau. Deux, – trois, – trois cinquante, – trois francs dix-sept sous !… – Et Léocadie m’attend pour aller au bal !… – Chien de temps ! – Il bruine, il vente, il fait froid et laid. – Le pavé est gras, glissant, hideux ! – Du reste, à Paris, l’hiver, c’est toujours comme ça !… Il gèle, la lune brille, il fait sec et beau pendant six jours, et puis, le samedi, crac ! la débâcle ! un temps affreux ! Léοcadie, belle blonde, belle blonde aux yeux noirs ! j’ai eu crânement tort de m’engager pour ce

