Information importante: Ce chapitre est constitué de scènes pouvant choquer la sensibilité de certains, aussi je vous déconseille vivement de lire au-delà des petits tirets si vous n’êtes pas portés sur le yaoi !
-POV Gustave-
Le piano chante sous moi, et tandis que mes doigts en parcourent les notes, mes pensées fulminent.
J'en ai marre, j'en ai marre, et j'en ai plus que marre.
Mes doigts volent toujours mais mon irritation ne s'atténue pas et je dérape brusquement. Merde. Ras le cul. Je frappe les touches hors de prix et décide de cesser cette mascarade. Cet instrument ne me sert en rien là tout de suite. Ce qu'il me faut, ce n'est pas de la musique…
Je détourne la tête, et constate que je suis observé. Décortiqué serait peut-être une plus juste définition au vu de l'analyse approfondie dont je fais l'étude.
-Comment va Camille ? M'enquerrai-je un peu calmé.
Caprice se détache du mur et s'assied près de moi. Je peux ainsi sentir le parfum incomparable qu'il dégage, un mélange de bonbon et d'après rasage. J'en saliverais presque.
-Il va très bien. J'ai pu lui parler un peu avant qu'il ne s'endorme. Tu pourras toujours vérifier à son réveil, mais je ne pense pas qu'il m'ait menti. Il semblerait qu'il ait malgré lui déclaré ses sentiments.
Je soupire, agacé. Quel i***t ! Il aurait dû fuir tant qu'il était temps ! Mais bon, au moins ce poids ne lui pèsera plus dessus. Il commençait à en devenir carrément saoulant avec ses secrets.
Mais comment Georgette le prendra, là mystère ! Je me tâte les rares poils qui se battent en duel sur mon menton. Pauvre Camille, heureusement qu'il est hors-jeu, sinon il en ferait une syncope.
Cette idée m'énerve à nouveau et je me retourne vers le piano pour tenter de me calmer.
-Et Noah ? S'enquit doucement Caprice. Tu penses que ça ira ? Nous l'avons laissé gérer seul Aby.
Comme si on avait eu le choix tiens.
J'en serre les dents et ne réponds rien. Il lui suffit de tendre un peu son oreille anormalement développée de Nuisible pour saisir la situation. Noah semble très bien s'en sortir. Les cris de Georgette en témoignent.
-Ohh…
Et oui Ohh ! Putain qu'est-ce que ça me fait **** (je suis vraiment trop vulgaire, il me faut faire gaffe)
Une main se pose sur mon genou.
-C'est ça qui t'irrite autant ? Que Noah et Aby s'envoient en l'air ?
Je grimace.
-Caprice, gémis-je, ne le dis pas si ouvertement. C'est déjà assez frustrant.
Caprice me regarde et cette patience aimante m'irrite encore.
-Je ne vois rien de mal à les savoir se donner du plaisir. Ces deux là sont des vraies furies. Et après tout ce par quoi ils sont passés, je trouve ces rapports très sains… l'elfe réfléchit. Ah tiens, c'est vrai que j'ai gagné, puisqu'ils ne l'ont pas fait hier soir. Ca te fera quarante euros chéri.
Je ferme les yeux, et ne répond rien. Mieux vaut que Caprice songe à mon dépit de cette manière. Je sais qu'il n'aime pas ce coté bisexuel que j'entretiens malgré moi. Qu'y puis-je si je meure de jalousie envers Noah ?
Certes Aby est devenue cette petite sœur que j'aime et protège avec ferveur. Cette petite sœur capricieuse et presque aussi chieuse que moi. Mais ça n'en enlève rien à son charisme et l'aura qu'elle dégage. Et je ne suis pas le seul à songer ainsi.
Si Noah semble l'aimer avec une passion inégalable, une possessivité qui le rend effrayant (il n'y a qu'à voir la nuit où j'ai tenté de m'en prendre à sa tendre… je ne vous raconte pas la déculottée qu'il m'a fait tôt avant qu'Aby ne se réveille… un m******e !) et le pousse à s'assagir en sa présence, Camille et moi ne sommes pas en reste. Mais moins fort, d'une façon détournée.
Je vois plus Camille comme son protecteur bienveillant, cet ours qui veille sur elle en toute circonstance et qui l'aime avec douceur (loin de Noah, c'est certain !)
Je me demande bien lorsque Aby s'en rendra compte, d'ailleurs peut-être est-elle en train de s'apercevoir à quel point elle s'est trompée sur le côté « tapette » de Noah. Ce mec est une bête, bien pire que les apparences bougonnes de Camille, bien pire que mes coté pervers. La seule barrière le concernant, c'est Aby. En sa présence il devient si doux que c'en devient écœurant !
Je m'applique un instant sur l'essai d'un nouveau morceau tandis que la main de Caprice demeure, mais le cœur n'y est pas.
Comment une simple femme peut-elle nous faire tourner la tête à ce point, nous modifier ainsi ? Son physique ? Non, il s'agit de bien plus que ça… Sa naïveté rafraichissante, sa faiblesse de chaton, son agressivité merdouilleuse de tigresse mal léchée ? Sans doute…
Je ne dirais pas qu'il s'agit d'une femme, d'une vraie. Je n'en connais pas grand-chose mais si les sites de fesses et/ou rencontres (car il faut bien les mettre dans le même panier…) m'ont apprises une chose c'est que la femme est prévisible. Elle est faible et profite de cette particularité pour imposer sa loi. Abigaël elle n'a rien compris au principe, et semble le refuser encore et toujours (alors qu'il semble évident qu'elle devrait s'y essayer vu comme nous la menons par le bout du nez !)
Elle reste cette guerrière intrépide qui s'englue, et décide que non elle ne nous laissera pas gagner, mais oui elle ferait tout pour nous.
La tendresse empreint mes pensées et je songe que moi aussi je ferais tout pour elle. Je serais prêt à subir milles de ses extravagances et dix fois plus de ses dérapages de pouvoir. Et ce sans même qu'elle doive passer dans mon lit… forfait gratuit pour le moment dirons-nous… ne lui répétez pas hein, sinon elle risque de vraiment me castrer la prochaine fois !
Mes réflexions tourbillonnent et c'est à peine si je remarque Caprice dont les mains s'égarent. Bof, je ne suis plus à ça près. De ce point de vu là je suis tout à fait d'accord avec cette notion de « dressage » qu'emploie Aby.
Autant celle-ci est mal barrée avec son nounours version bombe à retardement, autant je suis totalement dompté. Caprice me tient. Il me dirait de faire « miaou » que je le ferais avec délice. Parce qu'il est bon au lit ? J'aimerais le croire… mais je crois que je suis surtout tombé très loin du côté de la force gay ! Profondément et définitivement.
Je l'aime. C'est bête n'est-ce pas ? Et ça fait tafiole, Aby ne le dira jamais assez. Mais je l'aime et l'aime encore et je subirais chacune de ses cochonneries avec autant de plaisir qu'il consentira à m'en donner. Les mains de Caprice se retirent avant qu'il ne m'enlace doucement.
-Tu me sembles bien songeur mon sucre d'orge. Toujours cette histoire de cul ?
Je secoue la tête. Je ne veux pas qu'il soit triste. Et c'est ce qui arrivera si je m'acharne avec cette histoire de fille. J'aimerais faire l'amour à une fille et Caprice le sait déjà bien assez. Inutile d'insister.
-Je m'ennuie, mentis-je donc.
-Ohh…
Il fronce les sourcils et j'en conclus que je ne l'ai pas convaincu. Dommage mais je ne peux guère faire mieux.
Toutefois la tristesse n'abime pas ces traits délicats que m'affiche mon amant et je le vois au contraire sourire.
-J'y ai réfléchis Gus, (sauve qui peut, ça implique le pire !) et je pense savoir comment te distraire. Il m'embrasse (légère étincelle de bonheur) et se lève du siège. Attends-moi, je ne serais pas long.
J'en frémis d'avance. D'impatience, ou d'angoisse ? J'aime ce qu'il me fait, mais Caprice n'est guère doux. Une vraie bête. Un peu comme Noah en fait. Non, il est impossible de rivaliser avec Caprice. Noah vient donc en seconde position d'après mes estimations (bah oui, celui-ci, tout comme Camille n'a jamais accepté de participer à nos séances intimes, donc j'en suis réduits aux simples supputations hasardeuses… quel manque de professionnalisme) et étrangement, j'aurais mis Camille en dernière position. Autant il sait se montrer froid, autant son omniprésence me fait tendre à penser qu'il saurait combler sa partenaire bien au-delà de ce qu'une femme peut imaginer. Et douloureux il ne serait point. Jamais.
Il m'est arrivé une ou deux fois de fantasmer sur lui, un de ces lendemains difficiles où je ne parvenais plus à marcher droit suite aux assauts impulsifs de mon « chéri ». (Quelle expression de tapette).
Ah Aby, si tu savais ce qu'il me fait… Non mieux vaut te préserver de la connaissance destructrice. Contente-toi de tes séances en solo et maintenant de ton apollon ténébreux, mais ne va jamais engloutir ton « innocence » en te tentant à venir nous observer… j'en fais peut-être un peu trop, mais je pense ainsi. Tant de plaisirs, ça ne peut définitivement pas être décent.
Sur ces entrefaites j'entends Caprice qui revient et j'en ouvre la bouche tandis qu'il vient vers moi.
Mon amant s'est déguisé en fille (désolé pour l'originalité de la présentation, mais je ne vois pas comment vous présenter la chose autrement)
Et tout y est. La mini-jupe sur des jambes imberbes. Le décolleté plongeant sur des soutiens gorge de toutes évidences rembourrées XXL. Ses deux petites couettes sont toujours là bien entendues, le tout sur un visage pomponné de noir et de rouge qui amplifie ce petit côté androgyne que j'aime tant.
Caprice me fait la pose.
-Bonjour monsieur, fait-il de sa voix de princesse. L'on m'a dit que si j'étais une gentille fille, j'aurais le droit à ma fessée.
L'elfe féminisé sautille vers moi.
-Monsieur, monsieur, j'ai été sage, s'il vous plait…
Je me tâte, mais peine perdue je me sens déjà excité. Pas de doute, d'ici quelques secondes à peine je serais en condition et bien davantage. Il ne me reste qu'à négocier le peu qu'il m'est possible avant de perdre tous mes jokers.
-Tu ne seras pas violent hein ?
-Oui oui, je serais sage, et c'est toi qui seras l'homme aujourd'hui.
Je cille histoire de me concentrer lorsqu'il se mordille un doigt.
-Et tu ne feras pas de trucs bizarres ? Ce sera moi le chef ?
Caprice remue ses couettes de bas en haut.
-Oui oui, je ferais de mon mieux.
Malheur, ça ne suffit pas toujours !
L'ange se retourne et me montre sa mini jupe, plus pervers que jamais.
-Viens me donner ma fessée, grand fou !
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Je voudrais bien fixer une ou deux règles de plus (pas de suçons, ne pas mordre, pas de doigt n'importe où…) mais je n'en peux plus. Mon membre se durcit et je laisse Caprice me sauter dessus. Vite que mon pantalon m'est arraché et les mains de fée de ma créature vienne me tâter. Je n'en peux plus et m'empare de ses couettes pour guider sa bouche vers la terre promise.
Hmmph…
Sa tête va et vient, ses mains me cajolent et voilà que je flotte du côté du nirvana (ou un peu plus haut, désolé pour l'imprécision, mais je suis un peu occupé…) je cherche à me contrôler, mais mon bas ventre tressaute et mes mains poussent un peu davantage la tête de Caprice pour m'enfoncer un peu davantage dans sa bouche. Ses mains me lâchent le membre et je le devine dans un brouillard de désir se la masturber tout seul. Pauvre créature, Gustave n'est pas insensible à ton malheur…
Je le soulève rapidement, et monte sur le piano. Cette brève coupure est une véritable torture pour mon corps qui exige sa pitance, mais que ne ferais-je pas pour lui ?
Je remets rapidement sa bouche à contribution et le guide de façon à ce que ses fesses se positionnent à coté de ma propre bouche. Caprice comprend la manœuvre et je perçois son soulagement à ce que je l'aide. D'une main je continue à appuyer sur sa tête, de l'autre je me saisis de son outil et la glisse contre ma langue.
Hmm. La position n'est pas des plus confortables, mais le ravissement que je ressens le mérite. Des vagues d'allégresse me parviennent, et la façon dont je le vois haleter contre mon gland me fait monter d'un degré au-dessus sur l'échelle de la jouissance. Ma bouche s'ouvre toujours et la langue va vient, sur ce sexe puissant que je connais si bien.
Le bonheur m'envahit et je sens sous nos deux corps en ébullition le piano noir de nos folies coutumières. Une crispation, Caprice qui me mord (je savais bien que j'aurais dû le lui interdire) et je saisis qu'il y est presque… attends-moi chéri, j'arrive.
Je l'aide un peu plus vite, un peu plus fort mais le liquide de Caprice m'atteint en premier. Puissant, massif, je l'avale comme je le peux mais il s'en échappe une partie qui ruissèle le long de mon menton. Je ferme les yeux et l'extase se fait enfin.
Hmmph…hmmph
Je lâche un cri et la violence de mon jet aurait étouffé Caprice si je ne l'avais pas relâché. Je sais que Caprice n'aime pas avaler. Et puisque j'ai perdu mon pari, je ne peux l'y contraindre. Aussi je laisse ma robinetterie se vider, et je suis convaincu qu'il suffira que j'ouvre les yeux, pour voir la splendeur de mon être recouvrir ce piano.
Caprice s'effondre sur moi, et j'embrasse ses fesses contractées le temps de me reposer… la journée n'est pas finie… elle vient à peine de commencer !
-oOo-
-POV Caprice (ou) « Rêve Capricien »-
Je m'écroule contre la poitrine d'un Gustave comateux, et sais que j'ai encore dérapé. J'ai pourtant promis. Mince, il risque de ne plus me faire confiance après un coup pareil.
C'était pourtant lui le dominant mais je ne sais pas, lorsqu'il m'a pénétré, je n'ai plus su me contrôler. Comme toujours. Il devrait pourtant s'y faire ce petit être adoré, mais je crois qu'il me faut me résigner. Demain, il risque d'avoir du mal à tenir sur ses pieds.
Qu'y puis-je s'il me fallait à tout prix le saisir contre moi, inscrire sur lui ma marque ? Mes dents, mes ongles au travers des gants maudits, j'aime qu'il m'appartienne. Cet homme est mien, et je défis quiconque de s'essayer à le combler comme je le fais.
Mais oui, dans ma précipitation il se peut que je l'ai pris trop brutalement, que mes doigts se soient égarés ; il se peut que je l'ai pénétré à ma façon et il n'aime pas ça. Hmm effectivement trois doigts d'un coup, ça fait beaucoup.
Snif, qu'y puis-je aussi si j'aime à me mouver pour qu'il me pénètre plus fort pour y créer sa trace ? Je veux lui appartenir, que chaque fibre de mon être le connaisse… qu'y a-t-il donc de mal à ça ? Et bien monsieur Gustave insinue que je la lui écrase et tord en bougeant autant. Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre ! Lui aussi se tortille durant ma danse en lui, et jamais je ne me la suis fait « tordre »… Petite nature va.
Je me redresse et constate qu'il s'est endormi, là au milieu de ce liquide merveilleux qui est le sien. Je vois une tache, l'essuie. Puis le contemple. Que je l'aime ce petit lutin élancé, aux yeux verts et au teint bronzé du plaisir. Endormi, son air enfantin se fait à en mourir et je l'embrasserais bien. Sois sage Caprice, tu as fait suffisamment de dégâts à ce petit corps couleur de miel. Je presse mon corps nu contre le sien, et savoure le contraste chaud froid du Gustave-Piano. Et mes paupières s'abaissent enfin…
Gustave n'aime pas faire les deux à la fois. Mais dans mon rêve si. Camille ne veux pas participer. Dans mon rêve si. Et dans mon rêve, Camille se fait violent, et il ne lit pas dans les pensées, il se déchaine et ne tient pas compte des demandes de son prochain.
Dans mon rêve seulement, puisque Gustave s'est fait un devoir de me détromper il y a longtemps de cela. Camille attentionné ? Pourquoi pas, mais pas ici.
Ici, je suis un ange, au milieu de deux bêtes prêtes à me satisfaire. Rectification. Je suis entourée d'une bête, Camille, là pour me seconder à éduquer mon sucre d'orge. Car dans mon rêve celui-ci accepte.
Nos corps se pressent les uns contre les autres, et ce que j'ai vécu avec Gustave avant de m'endormir, nous le partageons avec grand Caprice réticent. Nous lui faisons découvrir de nouvelles sensations, et l'homme s'instruit de même que Gustave apprécie. J'en soupirerais presque.
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Ahhh, ce rêve est vraiment parfait, les gémissements de Gustave sous mes assauts, mon euphorie à le toucher sans vergogne… dommage que Georgette fasse son entrée.
A grand pas, nullement impressionnée par la scène, cette furie exaspérée me retire Camille de sous Gustave.
-Voyons Camille, tu n'es pas gay, reste donc du côté des hétéros. Tout comme Noah que j'ai déjà entre mes griffes. Allez viens, que je te montre…
Et me voilà en plan avec mon Gustave tout frustrée.
Mon rêve s'évapore et d'agacement je me pelotonne plus fort contre mon chéri toujours endormi. Ah cette Aby, quelle chieuse. Je l'adore, l'aime comme mon enfant… mais toujours à me déranger au meilleur moment !