— Point de vue : Rhaziel (suite) La solitude qui nous caractérise n’est pas seulement volontariste. C’est une armure contre la contagion. Une louve qui se colle à une meute finit par perdre sa marque, par se confondre. Les Ombreloups conservent une essence — un filament d’ombre — qui se délite si trop d’êtres, trop de voix, tentent de le façonner. La solitude est donc une garde-robe, une discipline. Mais elle ronge aussi. Le cœur de la bête se replie, il devient une chambre froide, et l’on finit par désirer une autre respiration à côté de soi. C’est pour cela que trouer la solitude est dangereux : on s’ouvre, et parfois on ne trouve que des griffes. Nous avons des dons. D’autres appelleraient ça des pouvoirs. Nous tordons l’obscurité à notre volonté : elle est moins absence que matière e

