Mieux senti encore cette distance établie entre nous cet après-midi. Venue au labo, fait assez rare, deux tasses de café à la main, disponibilité tranquille sur sa personne, quoique le teint tout imprégné des pages arides qu’elle venait de se farcir, et poussée certainement moins par la simple envie de me voir que par l’espérance que ma belle humeur, comme toujours, allait lui dissiper le malaise du matin… Allées et venues dans mon désordre en se chauffant les mains à la tasse, observé quelques tirages, tombée soudain sur le « pépé ». Arrêt, surprise, quelque chose de troublé… Comme si ça l’embêtait qu’on lui montre son grand-père ainsi monumental, ressurgi de la pré-mort où il est relégué. Moi tassé dans mon fauteuil avec mon bouquin, pas un mot. Aurais voulu lui demander toutes sortes de

