Mes Flamands Jean Claude Bologne Depuis que j’habite à Paris, je ne peux plus me passer des Flamands. À chaque fois que les Français me regardent d’un mauvais œil sous prétexte qu’une voiture immatriculée en rouge roule trop lentement, ou trop vite, est mal garée ou mal lavée, trop prudente ou trop téméraire, la réponse fuse, toute prête : « C’est sûrement un Flamand. » À toutes leurs histoires belges répondent nos histoires de Flamands. À toutes les indélicatesses, à tous les mauvais goûts, à toutes les bêtises et à tous les échecs : les Fia, les Fia, les Flamands. Sans Flamands, les Wallons seraient toujours maîtres du monde, n’est-ce pas ? puisque tout devient beau et bon lorsque c’est dit en français. Sans eux, les Bruxellois eux-mêmes ne seraient pas ces demi-Wallons acculés à un h

