Aux premiers balbutiements du printemps, le pays était beau. Comme par enchantement, le vent s’était positionné au sud et avait balayé les nuages laissant place à un beau ciel bleu et à un grand soleil qui tentait de faire oublier les longs mois passés sous la grisaille, la pluie et une neige qui avait recouvert les hautes terres d’octobre aux premiers jours de mars. En peu de temps, la montagne s’était parée de mille couleurs. Déjà, l’air était empli de divers parfums. Ce territoire perché entre les volcans d’Auvergne et la campagne cabossée du Limousin n’était qu’un long plateau dénudé, isolé, que désertaient peu à peu des hommes et des femmes, espérant trouver dans les grandes cités une vie meilleure. Pourtant, de Gentioux aux portes de Meymac, et de Bugeat au pays d’Ussel, la montagn

