bc

La Nuit Où Je T'ai Aimé

book_age16+
0
FOLLOW
1K
READ
friends to lovers
shifter
badboy
serious
werewolves
vampire
pack
like
intro-logo
Blurb

Elle n’a jamais été humaine. Il a été envoyé pour la tuer. Leur amour pourrait sauver le monde — ou le détruire.Elara Morvan, 26 ans, bibliothécaire à Lyon, mène une vie tranquille et solitaire. Mais une nuit de pluie, son frère Kael — qu’elle croyait mort depuis douze ans — réapparaît avec des yeux d’argent et un avertissement : les Chasseurs d’Ombres l’ont retrouvée.Elara est une Crépusculaire, née de l’union interdite entre une Lumière et un Ombreux. Son sang est la clé de la Porte des Oubliés, la prison des Anciens. Si les Chasseurs l’ouvrent, tous les mondes sombreront.Lucien Ashford est un Chasseur. Froid, loyal, lié par un serment. Mais lorsqu’il rencontre Elara, il ne voit pas un monstre. Il voit une femme qui le pousse à douter de tout. Et lorsqu’il la touche, il ressent quelque chose qu’il croyait à jamais perdu : l’espoir.Ensemble, ils doivent traverser les Terres de l’Entre-Deux, échapper à une armée, et défier une prophétie qui murmure : Elle doit mourir.Mais plus ils approchent de la vérité, plus ils s’enfoncent dans un amour qui n’aurait jamais dû exister — et dans une guerre qui exigera tout.Certaines nuits changent le monde. Certaines nuits le détruisent. Et certaines nuits, on aime la seule personne qu’on était né pour haïr.

chap-preview
Free preview
Chapitre 1 : La Nuit où Tout Bascula
La pluie tambourinait contre les vitres du vieux tramway comme les doigts osseux d'un musicien funèbre. Elara Morvan serrait contre elle son sac en cuir élimé, les yeux rivés sur le reflet trouble de son propre visage dans la vitre embuée. Quelque chose n'allait pas. Elle le sentait depuis son réveil, cette sensation visqueuse au creux de l'estomac, comme si une main invisible lui comprimait les poumons. Le tramway grinça en s'arrêtant à la station Bellecour. Elara descendit, ses bottines claquant sur le pavé mouillé. La place était déserte à cette heure tardive, les réverbères projetaient des halos jaunâtres sur les façades haussmanniennes de la vieille ville de Lyon. Elle remonta le col de son manteau noir et pressa le pas. — Tu rentres tard, chérie. La voix venait de nulle part et de partout à la fois. Elara se figea. Son cœur rata un battement, puis repartit à un rythme effréné. Elle pivota lentement sur elle-même. Personne. Juste la pluie et les ombres dansantes des arbres. — Qui est là ? lança-t-elle, sa voix trahissant une peur qu'elle refusait d'admettre. Un rire doux flotta dans l'air, semblant provenir des profondeurs mêmes de la nuit. Elara sentit un frisson lui parcourir l'échine, mais ce n'était pas uniquement de la peur. Il y avait autre chose. Une chaleur étrange qui s'insinuait dans ses veines, comme une d****e ancienne et familière. — Tu as grandi, dit la voix. Mais tes yeux... tes yeux n'ont pas changé. Elara recula d'un pas. Ses doigts se crispèrent sur la lanière de son sac. Elle connaissait cette voix. Non, c'était impossible. Ce souvenir appartenait à une époque qu'elle avait enfouie si profondément qu'elle en avait presque oublié l'existence. — Montre-toi, ordonna-t-elle. Une silhouette émergea de l'ombre d'un platane centenaire. Grande, élancée, vêtue d'un long manteau sombre qui semblait absorber la lumière plutôt que la refléter. Le visage demeurait dans l'obscurité, mais Elara distingua l'éclat de deux yeux argentés qui la fixaient avec une intensité dérangeante. — Non, murmura-t-elle. Non, ce n'est pas possible. Tu es mort. — La mort est un concept bien relatif, ma douce Elara. Tu devrais le savoir mieux que quiconque. L'homme fit un pas vers elle. La lumière d'un réverbère effleura enfin ses traits. Elara étouffa un cri. Ce visage... elle l'avait vu pour la dernière fois douze ans plus tôt, baigné de sang, dans les décombres fumants de la maison familiale. Le visage de son frère aîné, Kael, qui aurait dû avoir trente-deux ans aujourd'hui. Mais l'homme qui se tenait devant elle n'avait pas vieilli d'un jour. — Comment... ? articula-t-elle, les jambes soudain tremblantes. — Je n'ai pas le temps de t'expliquer, dit Kael en s'avançant. Ils arrivent. Tu dois me suivre. Maintenant. — Qui ça, « ils » ? Comme pour répondre à sa question, un hurlement déchira la nuit. Un son primal, inhumain, qui fit vibrer les vitres des immeubles environnants. Elara sentit ses cheveux se dresser sur sa nuque. Ce n'était pas un cri d'animal. C'était quelque chose de bien pire. Kael jura entre ses dents. — Trop tard. Ils t'ont trouvée. Il bondit vers elle avec une vitesse impossible, l'attrapa par le poignet et la tira derrière lui. Sa prise était glacée, presque douloureuse, mais étrangement... rassurante. — Écoute-moi attentivement, dit-il en plongeant son regard argenté dans le sien. Quoi qu'il arrive, ne les regarde pas dans les yeux. Ne leur parle pas. Et surtout, ne les laisse pas te toucher. Compris ? — Kael, je ne comprends rien ! Qu'est-ce qui se passe ? Qui sont— Un deuxième hurlement retentit, plus proche cette fois. Elara vit des formes se mouvoir dans l'ombre, des silhouettes qui semblaient glisser sur le sol plutôt que marcher. Leurs mouvements étaient fluides, anormalement fluides, comme de l'encre se répandant dans l'eau. — Cours ! ordonna Kael en la poussant vers une ruelle étroite. Elara n'eut pas le choix. Elle courut. Ses pieds frappaient le pavé glissant, la pluie lui fouettait le visage, mais elle courait. Derrière elle, elle entendait le bruit de la confrontation. Des grognements. Des cris. Le son métallique de quelque chose qui ressemblait à des lames s'entrechoquant. Elle déboucha sur une petite place qu'elle ne connaissait pas. Les maisons semblaient abandonnées, leurs fenêtres noires comme des orbites vides. Un brouillard épais commençait à monter du sol, anormal pour cette saison. — Elara... La voix venait de sa gauche. Douce. Envoûtante. Elle tourna la tête malgré elle. Une femme se tenait à l'entrée de la ruelle d'où elle venait de surgir. D'une beauté irréelle, avec une peau si pâle qu'elle semblait luminescente et des cheveux d'un noir d'encre qui flottaient autour d'elle comme s'ils étaient immergés dans une eau invisible. Ses yeux, d'un violet profond, la fixaient avec une tendresse qui n'avait rien d'humain. — N'aie pas peur, mon enfant, dit la femme en tendant la main. Je suis venue te chercher. Tu es des nôtres. Tu l'as toujours été. Elara sentit son corps se figer. Une partie d'elle voulait fuir, hurlait de fuir. Mais une autre partie, plus profonde, plus ancienne, se sentait inexplicablement attirée par cette femme. Comme si quelque chose en elle reconnaissait cette créature. Comme si elle la connaissait depuis toujours. — Ne l'écoute pas ! La voix de Kael déchira le brouillard. Il apparut entre Elara et la femme, son manteau déchiré, du sang coulant d'une entaille à son front. Mais ce qui choqua le plus Elara, ce fut la lueur qui émanait de ses mains. Une lumière argentée, semblable à celle de ses yeux, qui pulsait comme un cœur vivant. — Isolde, dit-il d'une voix glaciale. Tu as franchi une ligne. La femme — Isolde — eut un sourire triste. — C'est toi qui as franchi une ligne, Kael. Tu l'as cachée pendant douze ans. Tu l'as privée de son héritage. De sa véritable nature. — Je l'ai protégée. — Tu l'as emprisonnée. Elara secoua la tête, essayant de faire taire le chaos dans son esprit. — Arrêtez ! cria-t-elle. Je ne comprends rien à ce que vous racontez ! Je suis une personne normale ! Je suis— — Tu n'as jamais été normale, Elara, dit doucement Isolde. Les cauchemars. Les ombres qui bougent dans ton champ de vision. Les voix que tu entends parfois, la nuit. Les rêves de feu et de sang. Tu as toujours su, au fond de toi, que tu n'étais pas comme les autres. Elara sentit le sol se dérober sous ses pieds. Comment cette femme pouvait-elle savoir tout cela ? Ces choses qu'elle n'avait jamais dites à personne. Pas même à sa meilleure amie. Pas même à son psychiatre. — Qui êtes-vous ? murmura-t-elle. Isolde fit un pas en avant. Kael se tendit, la lumière autour de ses mains s'intensifiant. — Je suis ta mère, Elara. Ta vraie mère. Et il est temps de rentrer à la maison. Le monde se mit à tourner. Elara sentit ses genoux céder. Les dernières choses qu'elle perçut furent le cri de rage de Kael, le sourire victorieux d'Isolde, et cette sensation étrange, au creux de sa poitrine, comme si quelque chose s'éveillait enfin après des années de sommeil. Puis tout devint noir. --- Quand Elara rouvrit les yeux, elle était allongée sur un lit inconnu. Le plafond au-dessus d'elle était en pierre brute, éclairé par des torches dont les flammes dansaient paresseusement. L'air sentait le sel et quelque chose d'autre, quelque chose de métallique qu'elle ne parvenait pas à identifier. Elle se redressa lentement, la tête lourde. Elle était dans une petite chambre circulaire, aux murs de pierre grise. Une fenêtre étroite laissait entrevoir un ciel nocturne constellé d'étoiles qu'elle ne reconnaissait pas. Trop brillantes. Trop proches. — Tu es réveillée. Elle sursauta. Kael se tenait dans l'embrasure d'une porte qu'elle n'avait pas remarquée. Il avait ôté son manteau déchiré et portait une tunique sombre aux reflets argentés. La blessure à son front avait disparu, ne laissant qu'une fine ligne pâle. — Où suis-je ? demanda Elara, sa voix rauque. — En lieu sûr. Pour l'instant. — Pour l'instant ? Kael s'approcha et s'assit au bord du lit. Ses yeux argentés semblaient porter le poids de siècles de secrets. — Elara, ce que je vais te dire va te paraître impossible. Mais je te demande de m'écouter jusqu'au bout. Tu mérites la vérité. — La vérité, répéta-t-elle amèrement. Tu disparais pendant douze ans, tu réapparais comme si rien ne s'était passé, tu m'attaques— — Je ne t'ai pas attaquée. Je t'ai sauvée. — Sauvée de quoi ? De ma « vraie mère » ? De cette folle qui prétend— — Isolde ne mentait pas. Le silence qui suivit fut assourdissant. Elara fixa son frère, cherchant une trace de mensonge sur son visage. Elle n'en trouva aucune. — Quoi ? — Isolde est ta mère biologique. Et la mienne aussi, d'une certaine façon. Mais pas de la manière que tu crois. Kael prit une profonde inspiration. — Elara, nous ne sommes pas humains. Du moins, pas entièrement. Notre père était un Ombreux, une créature née des ténèbres primordiales. Notre mère... Isolde... est une Lumière, une gardienne de l'équilibre entre les mondes. Toi et moi sommes ce qu'on appelle des Crépusculaires. Des êtres nés de deux natures opposées. Elara éclata d'un rire nerveux. — Tu te moques de moi. C'est une blague. Tu es devenu fou. — Regarde tes mains. Elle baissa les yeux. Et son sang se glaça. De fines volutes de fumée sombre s'échappaient de ses paumes, tourbillonnant autour de ses doigts comme des serpents liquides. Elle ferma les poings, mais la fumée persistait, semblant émaner de sa peau même. — Qu'est-ce que... qu'est-ce que c'est que ça ? — C'est toi, Elara. C'est ce que tu as toujours été. Le pouvoir était endormi, scellé par notre père pour te protéger. Mais quand Isolde t'a trouvée, quand elle a prononcé les mots anciens... le sceau s'est brisé. Elara sentit la panique monter en elle. — Fais-le partir ! Fais-le s'arrêter ! — Je ne peux pas. C'est toi qui dois apprendre à le contrôler. — Je ne veux pas le contrôler ! Je veux qu'il disparaisse ! Je veux redevenir normale ! Kael la saisit par les épaules, ses yeux argentés brûlant d'une intensité féroce. — Tu ne peux pas redevenir ce que tu n'as jamais été. Et même si tu le pouvais, il est trop tard. Isolde t'a trouvée. Les autres aussi. Les Chasseurs d'Ombres sont après toi maintenant. Ils te traqueront jusqu'aux confins de ce monde et de l'autre. — Pourquoi ? Qu'est-ce qu'ils me veulent ? Kael hésita. Ce fut bref, à peine un battement de cils, mais Elara le vit. — Kael. Pourquoi ? — Parce que tu es la clé, dit-il enfin. La clé qui peut ouvrir la Porte des Oubliés. La prison où sont enfermés les Anciens, les créatures qui existaient avant les hommes, avant les dieux, avant tout. Si les Chasseurs te capturent, ils utiliseront ton sang pour briser les sceaux. Et si cela arrive... Il s'interrompit, une ombre de terreur véritable passant sur son visage. — Si cela arrive, ce monde cessera d'exister. Tous les mondes cesseront d'exister. Elara fixa ses mains, où la fumée sombre dansait toujours. Elle pensa à sa vie, à son appartement, à son travail de bibliothécaire, à ses dimanches tranquilles à lire près de la fenêtre. Tout cela semblait si loin maintenant. Si fragile. — Pourquoi moi ? murmura-t-elle. Kael posa une main sur sa joue. Sa paume était froide, mais étrangement réconfortante. — Parce que tu es la plus jeune. La dernière-née de notre lignée. Et parce que, malgré tout ce que j'ai fait pour l'empêcher... le destin t'a rattrapée. Un bruit sourd résonna soudain, venant de quelque part au-dessus d'eux. Comme un coup frappé contre une lourde porte. Kael se raidit. — Ils nous ont trouvés, dit-il en se levant d'un bond. Nous devons partir. Maintenant. — Partir où ? — Loin. Vers le seul endroit où ils n'oseront pas te suivre. Il la tira hors du lit, l'entraîna vers la porte. — Où ça ? insista Elara. Kael se retourna, et pour la première fois depuis qu'elle l'avait retrouvé, elle vit quelque chose comme de la peur dans ses yeux argentés. — Vers les Terres de l'Entre-Deux. Le royaume des morts-vivants. Le seul endroit où les Chasseurs ne mettront jamais les pieds. Un deuxième coup, plus fort. Le sol trembla. — Et le seul endroit, ajouta Kael à voix basse, où notre père est encore en vie. Elara n'eut pas le temps de poser une question. Kael traça un symbole dans l'air, et le mur devant eux se fendit, révélant un passage obscur qui n'existait pas un instant plus tôt. — Après toi, dit-il. Elle hésita. Un pas. Un seul pas, et sa vie basculerait à jamais. Elle pensa à la femme qu'elle avait été. À la femme qu'elle pourrait devenir. Puis elle pensa aux hurlements dans la nuit. Aux yeux violets d'Isolde. À la fumée sombre qui dansait entre ses doigts. Et elle franchit le seuil. --- Le passage se referma derrière eux dans un souffle de vent glacé. Elara se retrouva dans un couloir de pierre noire, éclairé par des cristaux phosphorescents accrochés aux murs. L'air était lourd, chargé d'une énergie qu'elle sentait vibrer contre sa peau. — Où sommes-nous ? demanda-t-elle. — Dans les profondeurs de la Terre. Un des passages secrets que mon père a créés il y a des siècles. Nous sommes à mi-chemin entre ton monde et le sien. Kael sortit un objet de sa poche : un pendentif en forme de larme, fait d'un métal sombre qu'elle ne reconnaissait pas. Il le lui tendit. — Prends-le. Il te protégera. Elara prit le pendentif. Il était froid, mais dès que ses doigts se refermèrent dessus, une chaleur douce se répandit dans tout son corps. La fumée sombre qui s'échappait de ses mains sembla se calmer, se replier vers l'intérieur. — Qu'est-ce que c'est ? — Une Larme de l'Ombre. Une relique de notre père. Elle contient une partie de son essence. Tant que tu la portes, les Chasseurs ne pourront pas te localiser. Elara passa la chaîne autour de son cou. Le pendentif reposa contre sa poitrine, pulsant doucement comme un second cœur. — Et maintenant ? Kael se tourna vers le couloir qui s'étendait devant eux, plongé dans l'obscurité. — Maintenant, nous marchons. Le chemin est long jusqu'aux Terres de l'Entre-Deux. Et il est parsemé de dangers. Il commença à avancer, ses pas résonnant sur la pierre. — Kael ? Il s'arrêta. — Pourquoi es-tu venu me chercher maintenant ? Après toutes ces années ? Le silence dura si longtemps qu'Elara crut qu'il ne répondrait pas. Puis il se retourna, et elle vit dans ses yeux une douleur si profonde qu'elle en eut le souffle coupé. — Parce que j'ai reçu un message il y a trois jours. Un message de notre père. — Que disait-il ? Kael serra les mâchoires. — Il disait : « La Porte faiblit. Le Sang de l'Ombre s'éveille. Protège ta sœur, ou tout sera perdu. » Il marqua une pause. — Et il y avait autre chose. Quelque chose que je n'ai pas compris sur le moment. — Quoi ? — Trois mots. Écrits dans la langue ancienne. Une langue que même moi je ne maîtrise pas parfaitement. Il ferma les yeux, comme si prononcer ces mots lui coûtait physiquement. — « Elle doit mourir. » Elara sentit le sol se dérober sous ses pieds pour la deuxième fois de la nuit. — Quoi ? — Je ne sais pas ce que ça signifie. Je ne sais pas qui doit mourir, ni pourquoi. Mais je sais une chose. Il rouvrit les yeux, et leur éclat argenté était plus intense que jamais. — Je ne laisserai personne te faire du mal. Pas les Chasseurs. Pas Isolde. Pas même notre père. Il tendit la main vers elle. — Fais-moi confiance, Elara. C'est tout ce que je te demande. Elle regarda la main tendue de son frère. L'homme qui l'avait abandonnée. L'homme qui l'avait protégée. L'homme qui était à la fois un étranger et la seule famille qui lui restait. Quelque part au-dessus d'eux, les Chasseurs d'Ombres se rapprochaient. Quelque part dans les profondeurs, un père qu'elle n'avait jamais connu l'attendait. Quelque part, une prophétie murmurait des mots de mort et de destin. Elara prit la main de Kael. — Je te fais confiance, dit-elle. Pour l'instant. Ils s'enfoncèrent dans l'obscurité, vers un avenir incertain, vers des secrets qui pourraient les détruire ou les sauver. Et dans le silence de la pierre, quelque chose d'ancien et de terrible ouvrit les yeux.

editor-pick
Dreame-Editor's pick

bc

Yüzbaşının Cerrahı

read
1.6M
bc

The Silver Wolf

read
609.9K
bc

The Billionaire’s Intern

read
1.2M
bc

Chosen, just to be Rejected

read
905.7K
bc

Inferno Demon Riders MC: My Five Obsessed Bullies

read
1.2M
bc

Claimed by the Biker Giant

read
2.3M
bc

Unscentable

read
2.3M

Scan code to download app

download_iosApp Store
google icon
Google Play
Facebook