XXXVIILorsque Séraphin se redressa de son matelas, les yeux encore emplis des rêves de la nuit, il crut avoir été transformé en l’une de ces bêtes en captivité qui font le délice des enfants et des amoureux du dimanche. Un lion, un singe ou un koala. Il tâta son corps, examina ses membres. Sa peau, les dents, la forme de ses oreilles, les ongles, tout semblait pourtant normal. Il n’avait ni crinière, ni queue, ni même les stries caractéristiques des zèbres. Mais alors pourquoi toutes ces paires d’yeux l’observaient-elles avec insistance, les mains et le visage collés contre les six fenêtres du rez-de-chaussée ? Il y eut soudain une exclamation étouffée par l’épaisseur du vitrage. L’un des inconnus venait de découvrir avec émotion les enfants paisiblement endormis dans un coin de la pièce.

