IVÀ la limite du domaine du prince Falnerra se trouvait une petite villa bâtie au milieu d’un bois d’oliviers. Ses propriétaires, nobles Palermitains ruinés, l’avaient à peu près abandonnée. Aussi offrait-elle un assez triste aspect, avec ses murailles qui s’effritaient, son toit plat couvert de mousse, son jardin envahi par une végétation parasite. À cause de sa situation retirée, de son relatif éloignement de Palerme, il avait été impossible jusqu’à ces derniers temps de trouver ni un acquéreur ni un locataire... Aussi le propriétaire actuel avait-il accepté avec empressement les offres qu’un beau jour vint lui faire un jeune homme de bonne mine, français, disait-il, et qui souhaitait louer cette maison tranquille où sa jeune sœur, neurasthénique, trouverait un si complet repos. M. Did

