VDans la petite salle à manger qui faisait suite au salon, Mlle de Francueil s’était affaissée sur une chaise. Le visage décomposé, à demi défaillante, elle demeurait immobile, avec des yeux fixes, comme ceux d’une folle... Et vraiment, folle, elle l’était presque en ce moment, la malheureuse femme ! Quoi ! elle savait qu’un complot se tramait contre Ourida, l’enfant innocente que l’on avait perfidement calomniée près d’elle... et elle ne pouvait pas... « elle ne pouvait pas la prévenir ! » Un gémissement s’échappa de sa gorge contractée. Dans un geste d’horrible détresse, elle tordit ses mains glacées. Et elle pria éperdument : – Mon Dieu ! sauvez-la !... sauvez-la ! Moi, je ne peux pas !... Vous savez bien que je ne le peux pas ! Puis ses mains recouvrirent son visage convulsé par

