XIIAu mois de décembre de cette année-là, un sensationnel procès fut jugé aux assises de Clermont. Une femme, portant par son mariage un des noms les plus anciens de la province, et tenue elle-même, jusqu’alors, comme parfaitement honorable, était accusée d’avoir séquestré son mari infirme, dans les derniers temps de sa vie, pour empêcher qu’il ne connût la présence de la veuve et des enfants d’un neveu très aimé. Des présomptions plus graves pesaient même sur elle. Mais il manquait là une preuve que, jusqu’à ce jour, les avocats de la partie adverse n’avaient pu recueillir. La personnalité de l’accusée, connue et estimée dans le pays, reçue à Paris dans les meilleurs milieux aurait suffi à motiver l’affluence des curieux dans la salle des assises, bondée comme aux plus grands jours. Mais

