XIOurida ne vit pas don Salvatore, le lendemain de cet après-midi où il l’avait accompagnée dans les jardins. Mais le prince lui envoya Michelino et la jeune fille, de nouveau, ressentit l’impression très vive que lui avait produite la vue de cet enfant. Bien qu’elle fût toute jeune encore au moment où était mort son père, elle conservait très net dans sa mémoire le souvenir de la physionomie de Gérault, d’ailleurs fort caractéristique. Or, elle en retrouvait les traits, plus fins, encore dépourvus de virilité, dans celle de Michelino... Et la nuance de la chevelure achevait de rendre plus frappante la ressemblance. C’étaient bien là les cheveux fauves de Varouze, que possédait aussi Ourida, mais avec une teinte plus foncée, plus chaude que chez le jeune garçon. « Ah ! il faudra qu’elles

