( Arjun )
Prayag et moi avions finis notre partie de jeu à la PlayStation. Il était tellement en forme que sur une vingtaine de jeux, il a gagné 17 et moi que 3. Aujourd'hui n'était pas mon jour de chance. D'habitude lorsqu'on fait une partie, je sors toujours vainqueur.
- Je t'ai laissé gagner aujourd'hui. Alors ne pense pas que tu es fort que moi. (Disais-je)
- c*****d. J'ai été plus fort. Tu pensais que je n'allais jamais évoluer ? Tu rêves. Aujourd'hui je suis ton maître. (Rétorquait Prayag)
- Imbécile ferme-la et conduit. (Ajoutais-je)
Prayag se mit à sourire. En fait puisque nous avons passé tout l'après midi à jouer, nous avons eu envie d'aller en boite de nuit. L'idée ne venait pas de moi. Il venait de Prayag. Il voulait qu'on s'amuse un peu. Durant tout le temps qu'on a passé ensemble, son téléphone portable ne cessait de sonner. C'était Aashirya qui l'appelait mais Prayag refusait de décrocher.
Cependant, on était dans sa voiture et on allait en boîte. On roulait tellement vite. Mais avant, on avait prévu passer voir un ami à nous. Ce dernier vivait dans le quartier d'Aashirya et non loin de leur maison. J'ai demandé à Prayag si c'était une bonne idée de se rendre dans le quartier de son ex le jour où il l'a laissé. On pourrait tomber sur elle. Prayag m'a clairement répondu qu'il en avait marre et qu'il s'en foutait.
- Tu peux essayer d'être un peu sérieux s'il te plaît ? (Demandais-je)
- A quel sujet ? (répondait Prayag)
- Tu ne peux pas débarquer dans la zone d'Aashirya. Et si elle t'aperçoit tu feras quoi ? Si sa mère t'interpelle tu réagirais comment ? Réfléchit bon sang !! (Disais-je)
- J'ai rompu avec Aashirya et pas avec son quartier. Ce n'est pas parce-que nous ne sommes plus ensemble que je n'ai pas le droit de mette mes pieds dans sa zone. Je suis venu voir un pote et c'est tout. Si sa mère m'appelle j'irai la voir. Et je l'a parlerai. Le respect envers les parents est une notion fondamentale dans ma famille et ailleurs aussi. C'est sur cette notion que repose la stabilité de la société entière. Et donc ce n'est pas parce-que je ne suis plus avec sa fille que je ne vais plus la respecter. Je ne suis pas comme ça Arjun. (Répondait Prayag)
On échangeait comme deux adultes jusqu'à ce qu'on arrive dans la zone. On était juste dans le quartier mais on était très loin du domicile d'Aashirya. Soudain, on aperçoit de loin le corps d'un humain étalé au sol. On a paniqué en l'espace de quelques minutes. Prayag a voulu faire demi-tour mais je lui ai demandé de se calmer. Je lui ai proposé à ce qu'on sorte du véhicule et qu'on aille jeter un coup d'oeil sur l'individu étalé au sol.
- Mais tu délires ? On dirait que ça ne va pas très bien chez toi Arjun. (Répondait Prayag)
- Pourquoi ? Qu'ai-je dit de mal? (Rétorquais-je)
- Tu demandes qu'on se rapproche du corps. Et si quelqu'un nous aperçoit et qu'il pense que nous sommes en train de faire du mal à cette personne. (Ajoutait-il)
- Qu'est ce que tu insinues ? Je voudrais simplement voir si l'individu au sol est mort. Si ce n'est pas le cas et qu'il a besoin que quelqu'un l'aide ? Moi je ne vais pas attendre dans le véhicule les bras croisés à me disputer avec toi. Je sors voir ce qui se passe. (Répondis-je)
Je sors effectivement du véhicule de Prayag et je m'approchai du corps. A ma grande surprise je constatai que c'était une demoiselle. Elle n'était pas morte. Son coeur battait toujours mais elle ne bougeait plus. Je me suis retourné puis j'ai interpellé Prayag qui était resté dans sa voiture. Je lui ai demandé d'ouvrir la porte arrière du véhicule. Quant à moi, j'ai soulevé cette demoiselle. Je l'ai porté jusqu'à la voiture. Prayag n'était vraiment pas d'accord. Il était inquiet. Il avait raison. Dans cette vie semblable à une arène, l'on devrait se méfier car la majorité de ses genres de situations sont parfois des tours de mascarades. Mais j'étais persuadé que celle ci ne faisait pas du tout semblant. Cette demoiselle était réellement dans un état critique.
- Que fais-tu Arjun ? (S'écriait Prayag)
- Cette demoiselle ne va pas bien. J'ignore ce qui lui est arrivée mais son état de santé est inquiétant. Heureusement qu'elle vit toujours. Emmenons-la à l'hôpital. (Répondais-je)
Pour une fois, on était tous les deux d'accord sur le fait qu'on devrait l'a déposé à l'hôpital. Sans plus tarder, nous avons prit la direction des urgences. Quelques heures après, nous sommes arrivés au centre de santé le plus proche. Nous avons remit cette demoiselle aux infirmiers qui étaient de gardes. Ce n'était qu'après ça que Prayag me faisait comprendre qu'il connaissait cette demoiselle.
- Quoi ? La domestique du domicile d'Aashirya ? (Demandais-je)
- Oui. Aashirya m'avait dit cela entre temps. J'ignorais que c'était elle. Ce n'est que maintenant j'ai bien vu son visage. (Répondait Prayag)
- Et donc que faisait-elle dehors et toute seule ? (Demandais-je)
- Ça je l'ignore mon frère. (Répondait Prayag)
- Il faudrait que tu appelles Aashirya. Peut être qu'elle et sa famille ignore ce qui est arrivée à cette demoiselle. (Ajoutais-je)
- Je ne vais appeler personne. Prions juste qu'elle aille mieux. (Répondait Prayag).
Mon meilleur ami Prayag est parfois difficile à comprendre. Mais je respecte beaucoup sa vision des choses. A mon humble avis, on devrait informer la famille d'Aashirya mais il ne voulait pas le faire. Il pensait que cela n'était pas nécessaire. Pendant que Prayag et moi étions à la salle d'attente, cette demoiselle était entre de bonnes mains. Je priais pour que Dieu l'a vienne en aide. Au bout d'un moment, je ne pouvais plus supporter ce silence, j'ai obligé Prayag à me fournir le numéro d'Aashirya. Je devrais appeler sa famille. A défaut de me donner le contact de son ex, il m'a remit le numéro fixe de la maison. Sans plus tarder, j'ai composé le numéro puis je les ai appelés. À l'autre bout du fil, c'était une voix masculine qui décrochait. Il était minuit dépassé de trente minutes. Je lui ai annoncé que leur domestique était aux urgences. En amont, il me faisait comprendre qu'elle n'était pas une domestique mais sa demi-soeur et qu'elle s'appellait Luna puis en avale, il me remerciait de leur avoir contacté. Je raccrochai aussitôt. J'étais satisfait de mon côté. Satisfait d'avoir pu faire ma part. D'abord j'ai sauvé cette demoiselle ensuite j'ai informé sa famille. Le reste, je ne cessais de prier Dieu afin qu'elle aille mieux. Prayag pendant tout ce temps était juste tranquille. Il me regardait agir.
( Abhijeet )
Je voulais uriner puis je me suis réveillé. En allant à la douche, le téléphone fixe de la maison s'est mit à sonner. J'ai décroché. Grande fut ma surprise d'apprendre que Luna KAPOOR a été admise aux urgences. Je venais d'apprendre que son état de santé était critique. Je suis allé alerter maman et mes soeurs. Aishwarya et Aashirya s'en foutaient pas mal de la situation. Maman quant à elle ; elle m'a juste demandé de me calmer et que Luna KAPOOR ira mieux car elle lui avait envoyé payer des yaourts à la pharmacie. Personne d'entre elles n'a voulu en savoir davantage sur Luna. Elles ont décidés de rentrer dans leurs chambres respectives pour se coucher. Quant à moi, je suis allé uriner, ensuite j'ai pris une bonne douche puis je suis sortie de la maison. Il était très tard. Les véhicules circulaient rarement dans notre quartier. J'ai dû marcher pendant un bon moment avant de trouver un taxi. Quelques minutes après, je me suis rendu dans la clinique où était admise Luna. Arrivé sur le lieu, je croisais Prayag. Un autre jeune homme était à ses côtés. Je m'avançais vers eux jusqu'à ce que Prayag m'aperçoive. Il se redressait puis on s'est salué. Il m'a présenté au jeune homme qui était à ses côtés. Je connaissais Prayag car il sort avec ma soeur Aashirya.
- Alors c'est vous qui m'avez appelé tout à l'heure ? (Demandais-je)
- Oui c'est moi. (Répondait le jeune homme)
Il s'appelait Arjun KAHF.
- Et comment va-t-elle ? (Demandais-je à nouveau)
- Son état de santé était critique quand on l'a aperçu. Aussitôt, nous l'avons emmené ici. (Ajoutait Arjun)
- Mais ce que je peine à comprendre, est comment et qu'est ce qui lui ait arrivée ? (Demandais-je)
- On allait justement te poser la même question. (Répondait Prayag)
- Avant de vous rejoindre, j'ai informé ma mère. Elle me faisait comprendre qu'elle lui avait commandé des yaourts. Et malheureusement Luna n'était plus rentré jusqu'à ce que vous appeliez. (Ajoutais-je)
- Il va falloir prendre sérieusement soin d'elle. Votre demi-soeur ne va vraiment pas bien. (Disait Arjun)
- Mais d'ailleurs je n'arrive pas à comprendre pourquoi Aashirya me l'avait présenté entre temps comme la domestique de la maison et toi tu nous dis le contraire. Luna est-elle votre demi-soeur ou votre domestique ? (Demandait Prayag)
- Luna KAPOOR est notre demi-soeur. Notre mère avait épousée son défunt père. Elle n'est pas notre domestique. (Répondais-je)
- Et pourquoi Aashirya l'a traitait de domestique ? (Demandait Prayag)
- C'est une longue histoire Prayag. C'est vraiment une longue histoire. (Répondais-je à nouveau)
On se parlait jusqu'à ce qu'un infirmier arrive vers nous. Il demandait à parler avec un parent de Luna. Je me suis présenté à lui. L'infirmier m'informait qu'aucun docteur n'était disponible pour traiter Luna. Et donc que c'était lui en collaboration avec certaines infirmières de gardes qui se sont occupées de Luna. Et Dieu merci, elle va mieux. Selon l'infirmier, Luna soufrerait de la fièvre typhoïde et de l'hématémèse. Luna KAPOOR se trouvait alors dans une situation très délicate. Sa santé était réellement en danger. Néanmoins, l'infirmier m'informait que tout allait bien et que son état était en train de se stabiliser. Il va falloir simplement acheter quelques médicaments pour qu'elle puisse suivre un traitement. L'infirmier s'était ensuite séparé de moi. J'ai alors rejoins Prayag et Arjun. Je leur ai expliqué la situation. Arjun était un peu contrarié. Il se posait la question de savoir comment une seule personne pouvait souffrir de la sorte. Je n'ai pas hésité à lui expliquer ce que vivait Luna KAPOOR. J'étais dépassé. Je ne savais plus où mettre la tête. L'état de santé de Luna m'inquiétait énormément. J'ai donc tout dévoilé à Prayag et Arjun.
- Je comprends enfin pourquoi Aashirya l'a traitait de domestique. Comment tes soeurs peuvent elles détester une si charmante demoiselle de la sorte ? (Disait Prayag)
- Luna KAPOOR vit mal. Sa situation va s'empirer si on ne fait pas quelque chose. J'ai horreur de voir des personnes sans défense souffrir de la sorte. (Ajoutait Arjun)
- Avant de venir, j'ai informé ma mère. Elle a juste répondu qu'elle ira mieux. Alors que c'est elle même qui l'avait envoyé acheter des yaourts à Aashirya. Apparemment ma soeur jumelle n'était pas d'humeur et je ne savais pas pourquoi. Bref, si déjà elle n'a pas eu pitié de Luna, ce n'est plus la peine que Luna retourne dans notre maison. Je ne sais pas si vous pouvez m'aider à lui trouver un appartement. Un lieu calme où elle prendra soin d'elle et elle essayera de se reposer afin de reprendre des forces. Je ne veux pas qu'elle rentre chez nous une fois qu'elle sortira d'ici. Au lieu de se faire soigner correctement, ma mère l'a surchargerait encore de travaux. Cela va empirer son état. (Disais-je)
Après avoir longuement discuté avec eux, j'ai réussi à les convaincre. ARJUN s'est porté garant de Luna. Il a décidé de l'a trouvé un appartement où elle resterait le temps de guérir. J'étais enfin soulagé pour Luna.
A suivre..